Cancer de la peau et profil de risque

Nous ne sommes pas tous égaux face au risque de développer un cancer de la peau.Cette maladie frappera principalement les personnes qui se sont exposées de manière importante au soleil. C'est le cas par exemple des adeptes du bronzage, de certaines catégories de travailleurs (agriculteurs, horticulteurs, marins…) ou encore des personnes ayant  séjourné longtemps sous les tropiques.

D'autre part, tous les types de peau ne réagiront pas de la même manière face à une exposition intense aux ultraviolets (soleil et banc solaire). Ainsi,  ceux qui ont une peau claire seront plus à risque de développer un cancer.

On constate malheureusement une augmentation importante du nombre de cancers de la peau. Cela s'explique aisément : depuis quelques décennies, nous passons de plus en plus de temps au soleil et une peau bronzée est devenue un critère de beauté. Les vacances au soleil et les sports d'hiver se généralisent. L'habitude du banc solaire se répand. Les enfants, eux aussi, sont de plus en plus exposés au soleil.

Voici les catégories qui courent le plus de risques :

  • les personnes à peau claire ou sensibles aux coups de soleil
  • celles qui ont subi de forts coups de soleil dans leur enfance
  • celles qui passent beaucoup de temps au soleil (pour leur travail ou leurs loisirs)
  • les vacanciers qui s'exposent tout de suite à un soleil trop intense
  • les utilisateurs du banc solaire
  • les personnes qui comptent plus de cinquante grains de beauté
  • celles qui ont ou ont eu des cancers de la peau dans la famille
  • les plus de cinquante ans
  • les personnes qui prennent certains médicaments (comme par exemple des immunosuppresseurs après une transplantation d’organe)

Attention : même sans risque accru, n'importe qui peut développer un cancer de la peau. N'oubliez pas de vous protéger de manière efficace et si vous constatez des modifications de votre peau, demandez conseil à votre médecin.

Protection maximale chez les plus jeunes

La peau des enfants, encore jeune et sensible, est plus vulnérable à l'influence nocive des rayons UV. L'impact négatif de ceux-ci peut être durable : un coup de soleil dans l'enfance accroît le risque de cancer de la peau à l'âge adulte.

Il est important de veiller à une très bonne protection de la peau des enfants. En vacances, par exemple, mais aussi à la maison, à l'école, la plaine de jeux… Il est bon d'apprendre très tôt aux enfants à se protéger d’un excès de soleil. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Type de peau

Le type de peau (phototype) est un facteur de risque déterminant dans l'apparition du cancer de la peau (voir le tableau ci-dessous). La manière dont la peau réagit aux rayons ultraviolets détermine le  type de peau . Les types 1, 2 et 3 sont les plus sensibles. La plupart des Belges ont une peau de  type 2. Le temps d'exposition au soleil sans protection (en minutes) est valable pour une peau qui n'est pas encore habituée au soleil. Une peau déjà habituée peut rester un peu plus longtemps au soleil.

Etre intelligent au soleil...

En adaptant votre comportement vous pouvez limiter considérablement le risque de cancer de la peau. Cela ne demande pas beaucoup d'effort, mais le résultat en vaut la peine.

  • La peau moins exposée au rayonnement ultraviolet vieillit plus lentement. Les rides s’installent plus tard.
  • Le risque de cancer de la peau diminue fortement.
  • Vous évitez les coups de soleil qui gâtent le plaisir du sport et des autres activités de plein air.
  • vous avez la satisfaction de prendre bien soin de vous et de vos enfants.

Conseils

  • Limitez le temps passé au soleil
  • Évitez le soleil entre 12 et 15 heures.
  • Portez des vêtements protecteurs (T-shirt et chapeau ou casquette) et des lunettes solaires.
  • Appliquez la crème solaire à haut indice de protection, sans lésiner et souvent ! Surtout après avoir nagé ou transpiré.
  • Évitez le banc solaire.
  • Protection maximale pour les enfants.
  • Vous faites partie d’un groupe à risques ? Votre peau présente des anomalies (taches suspectes, blessure qui ne guérit pas...) ? Parlez-en à votre médecin.