Le cancer du sein chez l'homme possède de nombreux points communs avec celui de la femme à quelques particularités histologiques près, comme l'absence de type lobulaire.
La plupart des cancers du sein chez l'homme sont, tout comme chez la femme, des carcinomes (cancers qui se développent au départ d'un épithélium, c'est à dire le tissu qui recouvre l'intérieur ou l'extérieur d'un organe). La forme la plus fréquente est le carcinome infiltrant des canaux galactophores (73 %). Les hommes peuvent également développer une maladie de Paget ou un carcinome inflammatoire.
Certains sarcomes (cancers qui se développent au départ d'un tissu conjonctif, comme par exemple dans les muscles ou les os) peuvent aussi se présenter mais ils sont très rares.
L'étude de la présence de récepteurs hormonaux (situés à la surface de certaines cellules) chez les hommes atteints d'un cancer du sein indique que celui-ci serait hormonodépendant dans 80 % des cas.
L'homme n'est pas épargné, mais le cancer du sein chez lui est néanmoins une maladie rare. Les chiffres de 2008 parlent de 85 cas chez l'homme, pour 9 700 chez la femme. Cela représente ± 1 % de l'ensemble des cancers du sein en Belgique.
L'âge moyen de l'homme atteint d'un cancer du sein se situe entre 60 et 65 ans, soit 5 ans plus tard en moyenne que chez la femme.
Un développement exagéré des seins chez l'homme (gynécomastie).
Divers problèmes de testicules (orchite, traumatisme ou testicules non descendus).
Une prédisposition génétique, le gène BRCA2, peut être associé à un risque élevé de cancer du sein chez l'homme.
Selon les études menées par le NCI (National Cancer Institute, USA), les hommes noirs sont plus fréquemment atteints (18 par million) que les blancs (8 par million).
En 2002 :
Certains ont suggéré que la shistosomiase (maladie parasitaire atteignant notamment le foie) pourrait être à l'origine d'un excès de synthèse d'œstrogène, ce qui favoriserait le développement de ce type de cancer.
D'autres experts suspectent, par contre, un lien entre une atteinte du foie et la malnutrition.
Une petite masse douloureuse est le symptôme le plus fréquent. Elle est le plus souvent située en dessous de l'aréole (zone colorée entourant le mamelon), où le tissu mammaire est concentré.
De l'eczéma, une ulcération, une rétraction, un écoulement sanguinolent ou sérosanguinolent (liquide clair contenant des traces de sang).
Tout comme chez la femme, le diagnostic de cancer du sein chez l'homme ne peut être établi qu'après plusieurs examens
Le cancer du sein étant très rare chez l'homme, on porte peu d'attention à l'examen des seins chez les personnes de sexe masculin. C'est ainsi que certains se présentent à la consultation avec un cancer déjà bien développé. Il est donc important d'accorder une attention particulière à certains signaux :
Tout comme chez la femme, un diagnostic et un traitement précoces du cancer du sein augmentent grandement les chances de guérison.
Les traitements dépendent de l'extension de la maladie mais sont globalement les mêmes que ceux proposés à la femme.
Jusqu'il y a peu, le traitement d'une tumeur du sein localisée était une mastectomie (ablation du sein) avec enlèvement des ganglions lymphatiques situés sous l'aisselle.
Toutefois, un procédé plus récent appelé "biopsie du ganglion sentinelle" est de plus en plus utilisé pour déterminer si les cellules cancéreuses se sont propagées ou non vers les ganglions axillaires (sous l'aisselle). Ceci a pour avantage d'éviter une chirurgie plus invasive ainsi que les effets secondaires qui y sont liés (lymphoedème, par exemple, c'est-à-dire gonflement du bras dû à l'accumulation anormale de la lymphe dans les tissus).
Après la mastectomie, certains médecins recommandent une radiothérapie. Mais les avantages de celle-ci dans le cancer du sein chez l'homme (et non chez la femme) seraient discutables selon certains experts.
La radiothérapie peut également être proposée aux patients dont la condition physique n'autorise pas une anesthésie et une chirurgie.
Un traitement hormonal peut être proposé en association avec une radiothérapie loco-régionale.
Le traitement le plus souvent proposé est la prise de Tamoxifène chez les patients qui présentent des récepteurs hormonaux positifs. Il est bien toléré par les hommes mais peut avoir certains effets secondaires:
La chimiothérapie est proposée, le plus souvent, lorsque le cancer ne présente pas de récepteurs hormonaux, en association avec une radiothérapie loco-régionale.
Témoignage