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2005-2004 Archives - Actualités prévention

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-Les fibres n’offriraient aucune protection contre le cancer du côlon News 19-12-05
-Bouger diminuerait le risque de cancer du sein ! News 25-10-05
-Nos enfants en contact avec les produits chimiques dangereux News 06-10-05 
-Un kit de dépistage pour le cancer du côlon ? News 18-08-05 
-Viande, poisson et cancers du gros intestin : un lien à nouveau confirmé News 04-07-05 
-Une femme belge sur 4 envisagerait une ablation radicale des seins… News 15-06-05 
-BOLD: une association belge de poids pour lutter contre l’obésité News 15-06-05
-Des statines pour prévenir certains cancers ? News 31-05-05
-Dépister des cellules cancéreuses par un rayon laser ? News 10-05-05
-Dépistage du cancer de la prostate News 08-04-05
-Trop de formaldéhyde dans nos habitations ? News 01-04-05
-Le dépistage systématique du cancer colo-rectal à l’étude News 30-03-05
-Trop peu de femmes se soumettent au dépistage du cancer du col de l’utérus News 14-03-05
-Colorant suspect : la Belgique retire plus de 400 produits alimentaires des rayons News 13-03-05
-Pesticides : la santé des enfants en danger ! News 01-02-05
-Chimioprévention des cancers du sein : pas (encore) d’usage systématique News 28-01-05
-Fruits & légumes : pas de protection contre le cancer du sein ? News 18-01-05
-Les propriétés anticancéreuses de l’huile d’olive News 15-01-05
-Contamination alimentaire par les mycotoxines News 12-01-05
-Le particulier face aux déchets d’amiante News 10-01-05
-Les suppléments en bêta-carotène à nouveau au banc des accusés News 03-01-05
-Des substances cancérigènes dans certains produits ménagers ? News 06-11-04
-Détection précoce d’un cancer du sein par «lavage ductal » ? News 02-11-04
-Effet protecteur de l’aspirine contre le cancer du sein ? News 27-10-04
-Les suppléments vitaminés ne protègent pas du cancer ! News 08-10-04
-Dépistage du cancer du sein par résonance magnétique ? News 25-09-04
-Les dangers chimiques News 14-07-04
-Programme de dépistage du cancer du côlon News 30-06-04
-De l’aspirine contre le cancer du sein ? News 02-06-04
-Dépistage du cancer du colo-rectal par coloscopie virtuelle News 13-05-05
-L’auto-examen des seins : pour ou contre ? News 26-04-04
-Dépistage gratuit des cancers de la peau News 06-04-04
-Bouger ! News 09-04-04
-Les UVA aussi dangereux que les UVB News 03-04-04
-L’aspirine préviendrait-elle le cancer de la prostate ? News 02-03-04
-Cancer du col de l’utérus : du dépistage à la prévention
News 01-03-04

-SU.VI.MAX: les résultats tant attendus de l'étude sur les légumes, les fruits et les antioxydants. News 19-01-04
-Plus de clarté sur la relation entre les fibres et le cancer de l'intestin News 05-01-04 


Les fibres n'offriraient aucune protection contre le cancer du côlon

News 19-12-05

Diverses informations circulent depuis plusieurs années quant au rôle protecteur des fibres contre le cancer du côlon (gros intestin). Certaines études démontrent cet effet protecteur, d'autres son absence. Un rapport publié dans la revue spécialisée « Journal of the American Medical Association » présente les résultats d'une nouvelle analyse fondée sur 13 études, sélectionnées parmi une série de recherches consacrées au sujet. Ces études ont conclu à l'existence d'un effet protecteur lors d'une première analyse. Cependant, les corrections apportées pour les suppléments de vitamines ou d'acide folique, la viande rouge, le lait entier et l'alcool ont fourni un autre résultat. Si l'on tient compte de tous ces facteurs, aucun effet protecteur contre le cancer du côlon n'a pu être observé.

Source : De Standaard, Wetenschap, 15-12-05

Commentaire de la Fondation contre le Cancer 

Malgré les informations contradictoires relatives au rôle protecteur éventuel des fibres contre le cancer du côlon, il reste essentiel de promouvoir une consommation suffisante de fibres alimentaires dès le plus jeune âge. Elles se trouvent par exemple dans les produits à base de céréales complètes comme tous les types de pain complet, le riz complet, les pâtes complètes, les légumes, les fruits, etc. Les effets protecteurs des fibres en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, l'hypertension et l'hypercholestérolémie ont déjà été démontrés. En l'occurrence, il est surtout recommandé de privilégier les céréales et les légumes.

Autre raison de préconiser une consommation adéquate de fibres : elles évitent de devoir recourir à des suppléments alimentaires. En effet, une alimentation saine garantit un apport suffisant en fibres, ce qui rend superflue la prise de fibres sous forme de comprimés.

Par ailleurs, cette analyse ne clôt certainement pas les investigations relatives au cancer du côlon. D'après les chercheurs, des études à plus long terme peuvent encore démontrer un effet protecteur. La prise de suppléments n'est toutefois pas justifiée, même dans le cadre de la lutte contre le cancer.



Bouger diminuerait le risque de cancer du sein !

News 25-10-05

Selon une étude récente menée par notre homologue aux Pays-Bas, la KWF Kankerbestrijding, une activité physique régulière diminuerait le risque de développement du cancer du sein.

Une diminution de 20 à 40 % du risque serait obtenue chez les femmes actives par rapport aux femmes sédentaires. Une heure d'effort physique par semaine diminuerait déjà le risque de 3 à 8 %.

Sources : Belga, 20-10-05 ; Vers l'Avenir, 21-10-05 ; Het Belang Van Limburg, 21-10-05


Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Les résultats de cette étude viennent confirmer ce qui paraît de plus en plus évident, à savoir qu'un mode de vie sain dans lequel est intégrée une activité physique régulière, permet de diminuer les risques de développement de certains types de cancer, notamment celui du sein.

Pour obtenir cet effet préventif, la pratique d'une activité physique d'intensité modérée (telle que la marche rapide) est recommandée à raison de 30 à 60 minutes par jour. Cette pratique quotidienne peut être fractionnée, par exemple en quatre périodes de 15 minutes.

L'activité physique exerce probablement un effet de prévention contre le cancer par le contrôle pondéral. Plusieurs études indiquent effectivement que les personnes pratiquant une activité physique possèdent un indice de masse corporelle (BMI) plus bas et aussi une masse graisseuse, un tour de taille, une quantité de graisse viscérale et un rapport taille/hanche moins importants que les personnes sédentaires.

Cependant, l'activité physique semble également exercer une action, indépendante de ses effets sur l'obésité. L'un des mécanismes possibles serait une modification du milieu hormonal (hormones sexuelles et insuline notamment).

L'amélioration du système de défense immunitaire par une activité physique modérée a également été démontrée. C'est une autre possibilité d'effet préventif de l'activité physique en regard du développement de certains cancers.

En conclusion, l'importance du rôle joué par l'activité physique dans le développement de certains cancers apparaît de plus en plus clairement. Intensifier une pratique quotidienne pourrait permettre une réduction du risque.






Nos enfants en contact avec les produits chimiques dangereux

News 06-10-05

Des phtalates dans les jouets, des solvants dans les vernis et colles de jeux à manipuler, du plomb dans les vieilles peintures murales, du formaldéhyde dans les meubles en aggloméré ? Et la liste est loin d'être exhaustive !

Nos enfants sont exposés, dès leur plus jeune âge, à des substances parfois dangereuses, présentes dans leur environnement immédiat, à la maison, à la crèche, à l'école. Ces mêmes substances, retrouvées dans le sang, les urines, le tissu graisseux et même le lait maternel ne sont pas sans risque pour la santé.

Aujourd'hui, pour éliminer progressivement les substances dangereuses dans l'environnement immédiat des enfants, la balle est dans le camp des politiques !

Le Programme européen REACH (Registration, Evaluation and Authorization of Chemicals) doit permettre l'identification et l'élimination des produits chimiques les plus dangereux. Mais il fait l'objet de pressions intenses de la part du lobby industriel.

Cette problématique sera débattue au cours d'un forum qui se tiendra le lundi 17 octobre prochain, de 13h30 à 18 h, à La Chambre de Bruxelles  (Salle des Congrès, Maison des Parlementaires, Rue de Louvain 21 à 1000 Bruxelles).

Pour toute information complémentaire à ce sujet, vous pouvez contacter Monsieur Christophe Derenne Directeur du centre d'animation et de recherche en écologie politique, via l'adresse e-mail suivante : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir . Le programme de ce forum est également disponible sur le site web suivant : www.etopia.be






Un kit de dépistage pour le cancer du côlon ?

News 18-08-05

A l'instar de la France et de la Grande Bretagne, la Belgique travaille actuellement à l'élaboration d'un kit de dépistage du cancer du gros intestin (côlon). Ce kit comporte une petite plaquette sur laquelle peuvent être déposés des échantillons de selles. Le kit est renvoyé dans un laboratoire qui analyse la présence microscopique de sang dans les échantillons. Mais alors qu'en Grande Bretagne ce kit va être distribué par voie postale aux plus de 60 ans, la Belgique envisage une autre approche.

Sources : Belga, 04-08-05 ; La Libre Belgique, 05-08-05 ; Gazet Van Antwerpen,
              05-08-05 ;Het Belang van Limburg, 05-08-05 & 09-08-05 ; Metro, 05-08-
              05

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

En Belgique, on enregistre chaque année plus de 5000 nouveaux cas de cancers du gros intestin. Cette maladie est un peu plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Exceptionnels avant 40 ans, leur fréquence augmente nettement à partir de la cinquantaine. Ces cancers peuvent être traités efficacement s'ils sont détectés précocement.

Un cancer du côlon s'accompagne souvent de petites pertes de sang qui ne sont pas toujours visibles à l'œil nu. Ces saignements microscopiques peuvent être découverts en faisant réagir un prélèvement de selles avec des produits chimiques (technique connue sous le nom  « Hémocult »). C'est le principe d'action du kit de dépistage actuellement à l'étude en France en en Grande-Bretagne.

Les experts belges qui planchent sur le même type de projet n'envisagent cependant pas l'envoi du kit par la poste. En effet, une telle campagne s'avérerait trop onéreuse car bon nombre de personnes risquent de ne pas réaliser le test. Dès lors, on s'oriente plutôt vers une campagne menée par l'intermédiaire des généralistes et des spécialistes, plutôt que directement vers le grand public.  Si le test est positif, le médecin est informé du résultat dans les 48 heures. Des examens complémentaires (coloscopies) doivent alors être réalisés. Si le test est négatif, il est conseillé de le renouveler tous les deux ans





Viande, poisson et cancers du gros intestin : un lien à nouveau confirmé

News 04-07-05

Une étude paneuropéenne, portant sur près d'un demi million d'individus qui ont été suivis pendant 5 ans, confirme les résultats d'études précédentes ayant établi un lien entre la consommation de viande et le cancer. En effet, une consommation élevée de viande rouge augmenterait le risque de cancers du gros intestin. Par contre, il ne semble pas y avoir de lien avec la consommation de volaille. En outre, une consommation élevée de poisson contribuerait même à faire baisser le risque de façon importante.

Sources :  La lettre alimentaire, 21 juin 2005
               Le Journal du Médecin, 21 juin 2005

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le lien entre une surconsommation de viande rouge et le cancer semble se confirmer. Ce lien serait le plus prononcé en ce qui concerne les cancers du gros intestin. Au niveau mondial, plusieurs études ont montré qu'un rapport existait entre la consommation d'une grande quantité de viande rouge et l'augmentation du nombre de cancers du gros intestin. Bien qu'il n'y ait pas encore d'explication unique à ce phénomène, plusieurs facteurs semblent jouer un rôle : la consommation totale de graisses, la quantité de graisses saturées, l'augmentation des nitrites chez les personnes ayant consommé de la viande rouge, ainsi que les aminés hétérocycliques qui se libèrent lors de la préparation. Certains de ces éléments sont nettement moins présents, voire totalement absents dans le poisson ou la volaille, ce qui expliquerait les différences de risques encourus.

Une limitation de consommation de viande s'impose, car qu'il y a un lien, non seulement  avec l'apparition de cancers du gros intestin, mais également avec d'autres pathologies telles que l'obésité et les maladies cardio-vasculaires. En Belgique, on recommande une consommation de maximum 75 à 100 grammes de viande par jour. On insiste également sur l'importance de consommer de la volaille (2 x par semaine), du poisson (2 x par semaine), ainsi que des substituts végétariens de la viande et ce afin de limiter la consommation de viande rouge.

   





Une femme belge sur 4 envisagerait une ablation radicale des seins?

News 15-06-05

Une enquête vient d'être menée en Belgique par NOP World, une agence d'étude globale de marché, à propos de l'attitude des femmes vis-à-vis du cancer du sein. 276 femmes âgées de 45 ans et plus ont été interrogées. 24.3% d'entre elles envisageraient une ablation préventive des deux seins pour éviter un éventuel cancer du sein. Globalement, cette enquête révèle que près de la moitié des femmes redoutent l'apparition d'un cancer du sein et un quart des femmes interrogées se préoccupent tellement de réduire leur risque de cancer du sein qu'elles accepteraient une ablation bilatérale des seins (mastectomie bilatérale) avant le diagnostic, si elles étaient connues pour être «à haut risque».

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Les cancers du sein seraient-ils devenus une sorte de fatalité pour justifier un tel vent de panique ?
Certes, il s'agit de la forme de tumeur féminine la plus fréquente et, dans notre pays, une femme sur 11 aura un cancer du sein.

Mais cela signifie aussi que  91 % des femmes ne seront jamais atteintes par cette maladie !
Il est vrai que des anomalies génétiques peuvent entraîner un risque important de développer ce type de tumeur, mais les cancers du sein héréditaires sont rares (5 à 10% du total des cancers du sein).
Par ailleurs, le dépistage organisé tel qu'il existe en Belgique offre les meilleures chances de découvrir un éventuel cancer du sein à un stade précoce, c'est-à-dire avec de très sérieuses chances de guérison.
Rien ne justifie donc, pour madame ?tout le monde', des mesures aussi expéditives et radicales que l'enlèvement préventif des deux seins !

Cette technique n'est proposée qu'à un très petit nombre de femmes, porteuses de rares anomalies génétiques.

Mesdames, sachez raison garder?et ne faites pas trop vite une croix sur votre poitrine !






BOLD: une association belge de poids pour lutter contre l'obésité

News 15-06-05

L'obésité constitue une cause de mortalité importante en Belgique. La Belgique est le deuxième pays en Europe, après le Portugal, où des patients s'unissent pour lutter contre l'obésité.

Source : Communiqué de presse de BOLD

Le communiqué de presse complet peut être consulté sous : 
http://www.pr-ide.be/pressroom/?action=pf_view&id=639&client_id=191

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

L'obésité, ou surpoids extrême, constitue un  problème sérieux de santé publique. D'après une étude effectuée par l'INRA en 2004, 43 % des Belges ont un poids excessif et, parmi eux, 23 % souffrent même d'obésité (BMI supérieur à 30). C'est la raison pour laquelle une première association pour personnes obèses vient d'être créée : BOLD. L'objectif de cette dernière est de faire reconnaître l'obésité comme une maladie à part entière, et de faire en sorte que le tabou la concernant disparaisse. En mettant à disposition une information de qualité, BOLD souhaite stimuler l'aide que les patients peuvent échanger entre eux.

BOLD peut être contacté au numéro 02 788 03 73 ou par courriel à l'adresse Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir .

Il est important de lutter contre le surpoids et contre l'obésité car il s'agit de facteurs de risque vis-à-vis de divers cancers (gros intestin, foie, oesophage, pancréas, estomac, prostate, sein, utérus, ovaires, lymphomes non-Hodgkiniens) ainsi que pour d'autres maladies  (affections cardiovasculaires, diabète, maux de dos et affections des articulations, hypertension, affections de la vessie, etc.).

En cas de surpoids, il est indiqué de faire baisser le BMI sous le seuil de 25. En cas d'obésité, un soutien et un accompagnement de qualité sont certainement recommandés. Un groupe d'entraide peut constituer un adjuvant important permettant la mise en place d'un échange fructueux entre compagnons d'infortune et un plaidoyer en faveur d'un meilleur accompagnement professionnel.

De plus amples informations à propos de la problématique de l'obésité est disponible sur ce site sous la rubrique « prévention / autres facteurs de risque / obésité ».





Des statines pour prévenir certains cancers ?

News 31-05-05

Largement utilisées pour combattre le cholestérol, les statines pourraient avoir d'autres effets bénéfiques. Diverses études présentées lors du  congrès annuel de l'American Association for Cancer Research) en avril dernier indiquent que les statines pourraient intervenir dans la prévention du cancer de la prostate, du côlon et du sein. Les mécanismes qui pourraient expliquer ce mode d'action sont toutefois encore totalement inconnus.

Sources : Le Journal du Médecin, 03-05-05, The Wall Street Journal Europe, 23-05-05


Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Les statines sont de puissants anti-cholestérol utilisés depuis quelques années pour prévenir les principales maladies cardiovasculaires. Mais en plus de cet effet, plusieurs chercheurs pensent que ces médicaments pourraient également freiner l'évolution de certains cancers.

Déjà en 2003, une étude menée par l'Université de Pittsburg mettait en évidence une diminution de la fréquence des cancers du sein chez les femmes prenant des statines. Plus récemment, d'autres études ont montré que les statines pouvaient inhiber la croissance du cancer de la prostate et freiner la croissance de certaines lignées de cellules cancéreuses du gros intestin.

Les mécanismes biochimiques permettant d'expliquer ces effets ne sont pas connus à l'heure actuelle. Certains experts pensent que ces effets pourraient s'expliquer par l'action anti-inflammatoire des statines. D'autres penchent plutôt pour un effet neutralisant des statines sur certaines enzymes comme l'HMG-CoA réductase, ce qui régulerait la production de substances chimiques jouant un rôle cellulaire important dans le développement du cancer. Mais ce ne sont encore là que des hypothèses.

Quoi qu'il en soit, les experts sont unanimes pour dire qu'il est encore beaucoup trop tôt pour prescrire des statines afin de réduire les risques de cancers. Des études menées à plus large échelle doivent encore être conduites. De plus, ne perdons pas de vue que les statines ne sont pas dénuées d'effets secondaires (douleurs ou faiblesses musculaires, fatigue, troubles de la mémoire et de la concentration, troubles du sommeil, troubles sexuels et difficultés à réguler la température corporelle) et que les personnes qui en prennent pour faire baisser leur taux de cholestérol doivent faire l'objet de contrôles réguliers.






Dépister des cellules cancéreuses par un rayon laser ?

News 10-05-05

Des chercheurs allemands de l'université de Leipzig ont développé un nouvel appareil capable de détecter des cellules cancéreuses par un faisceau laser qui mesure l'élasticité des cellules. Selon le promoteur de ces recherches, le professeur Joseph Käs, le test s'avèrerait plus sensible que les méthodes actuelles.

Le Journal du Médecin, 26-04-05

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le principe de la méthode est basé sur le constat que les cellules tumorales sont plus souples que les cellules normales. D'autres chercheurs ont déjà montré que lorsqu'un gène cancéreux (oncogène) est exprimé dans une cellule, on observe de petites modifications au niveau de la production de ses protéines de structure.

Techniquement parlant, les cellules à analyser (obtenues après isolément au départ d'une tumeur) sont conduites à travers une fine cannelure en direction de laquelle est dirigé un faisceau laser. Lorsqu'il pénètre à l'intérieur de la cellule, celle-ci s'étale au maximum. Les cellules cancéreuses présentant une élasticité plus importante que les cellules normales peuvent ainsi être détectées et triées en fonction de cette caractéristique.

Ce procédé semble présenter divers avantages : il est rapide (analyse de centaines de cellules par seconde) et ne nécessite qu'un tout petit échantillon (une cinquantaine de cellules tumorales seraient suffisantes pour pouvoir être détectées). La technique pourrait par ailleurs être utilisée pour détecter les métastases.

Ces résultats semblent particulièrement intéressants même s'ils nécessiteront des confirmations ultérieures.

Certaines questions restent cependant ouvertes : cet appareil sera-t-il moins onéreux que les autres techniques utilisées aujourd'hui pour analyser les cellules (cytomètres de flux) ? Permettra-t-il d'analyser des cellules issues de n'importe quel cancer ? Qu'en sera-t-il des faux positifs et des faux négatifs ? Bref, nombre de  questions qui devront encore être résolues avant d'envisager l'introduction de cette technologie en dépistage ou en diagnostic de routine.





Dépistage du cancer de la prostate

News 08-04-05

En Province de Liège, un second bus de dépistage ? le prostamobile ? vient d'être inauguré en présence de son parrain, Jean-Marie Leblanc, directeur général du Tour de France.

La Province de Liège et son projet « Liège Province Santé » de l'O.M.S. sont particulièrement actifs dans le domaine de la santé avec une attention toute particulière pour la médecine préventive. Depuis 1998 et le lancement d'un premier prostamobile, le dépistage des cancers prostatiques est proposé aux hommes de 50 à 70 ans.

Avec ses 3 bus provinciaux de dépistage des cancers du sein ? les mammobiles ? la Province joue la carte de la proximité pour inciter un maximum de ses habitants, hommes et femmes, à se soumettre périodiquement au dépistage.

Source : Le Généraliste, 10-03-05

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le dépistage?on y pense, et puis de bonnes et mauvaises excuses nous font souvent remettre sa pratique à plus tard.
Mais pour certains, plus tard, c'est trop tard !

L'argument de la proximité et une campagne locale de sensibilisation lors du passage d'un bus de dépistage sont deux incitants à ne pas négliger pour faciliter le passage à l'acte.

Surtout si ces temps forts du dépistage sont orchestrés en collaboration avec l'ensemble des médecins traitants.

Car la médecine préventive ne se limite pas à un examen isolé, mais doit inclure une réflexion globale et un suivi au long cours avec son médecin de famille.
C'est d'ailleurs la raison d'être du « Bilan Santé », un outil de médicine préventive au sens large, mis au point par la Société Scientifique de Médecine Générale, activement soutenu par la Fondation et qui devrait être proposé en Province de Liège d'ici la fin de cette année, en collaboration avec les autorités provinciales et l'ensemble des acteurs locaux.
Liège Province Santé n'est donc pas un titre usurpé!






Trop de formaldéhyde dans nos habitations ?

News 01-04-05

L'organisation de protection des consommateurs Tests-Achats a réalisé des mesures dans 95 habitations situées à Bruxelles et dans les environs, en collaboration avec l'asbl « Habitat et Santé ». Les résultats indiquent que, dans 91 % des cas, une concentration importante de formaldéhyde y est constatée. Or, cette substance s'avère dangereuse pour la santé.

Source : La Libre Belgique, 30-03-05

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le formaldéhyde est sans doute l'un des composés chimiques les plus communs et les plus polluants de l'air dans nos habitations. En effet, c'est une substance largement utilisée par l'industrie pour fabriquer différents matériaux de construction ou d'équipement largement utilisés dans nos maisons.

Il est émis essentiellement par : les résines et les colles, les mousses isolantes urée-formol, la laine de verre et de roche, les peintures, les vitrificateurs et les cosmétiques, les tissus d'ameublement et les différentes colles.

La fumée de cigarette, les feux de bois, les papiers peints, les gaz de combustion des chaudières sont également des sources potentielles de formaldéhyde. Mais les panneaux de bois agglomérés et les mousses isolantes urée-formol en sont les sources principales.

Le formaldéhyde émis par certains matériaux peut être absorbé par d'autres (tentures, moquettes, par exemple), ce qui rend la situation encore plus complexe.

Les effets du formaldéhyde sont très différents selon les individus, certaines personnes pouvant même présenter des symptômes lorsque le taux est inférieur aux valeurs recommandées. Le formaldéhyde provoque, même à faible concentration, des irritations et des inflammations des yeux (démangeaisons, larmoiement), des voies respiratoires (nez, gorge, poumons) et de la peau (rougeurs, démangeaisons, eczéma). Il peut également avoir des conséquences neurologiques, se traduisant par une fatigue accrue, des migraines, des nausées de la somnolence ou des vertiges. L'exposition à cette substance peut aboutir à une sensibilisation et au développement d'une allergie. Au niveau cutané, par le biais de cosmétiques ou de textiles, il peut provoquer une allergie de contact. Enfin, certaines études épidémiologiques ont montré une fréquence légèrement accrue de cancers chez des personnes exposées, en milieu professionnel, à de fortes doses de formaldéhyde.

Que faire face à cette situation ? L'organisation de défense des consommateurs demande que l'industrie soit obligée de diminuer progressivement l'utilisation de ces substances dans la fabrication de produits et matériaux. Dans l'attente d'une nouvelle réglementation en la matière, nous pouvons d'ores et déjà opter pour l'achat de produits plus écologiques (à base de solvants aqueux, par exemple). D'autre part, le renouvellement de l'air grâce à une bonne ventilation des pièces d'habitation constitue un moyen efficace pour diminuer la concentration de formaldéhyde ? cette solution étant valable pour tous les polluants de l'air intérieur.

En savoir plus : fiche thématique « Indoor pollution : exposition aux formaldéhydes ».






Le dépistage systématique du cancer colo-rectal à l'étude

News 30-03-05

La ministre de la Prévention de la Santé, Catherine Fonck, se penche actuellement sur un projet de dépistage systématique du cancer colo-rectal au sein de la population belge. Toutefois, pour éviter les écueils rencontrés lors de la mise en place du dépistage du cancer du sein, elle veut se donner le temps de trouver un consensus scientifique avec tous les médecins du pays.

Source : Vers l'avenir, 23-03-05

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Le cancer colo-rectal touche 6000 personnes chaque année en Belgique et est responsable de quelques 3000 décès annuels. Cette maladie est un peu plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Pourtant, il s'agit du 2ème cancer chez la femme (après les cancers du sein) et du 3ème chez l'homme (après les cancers de la prostate et du poumon). Il s'agit donc bien d'un important problème de santé publique qui pourrait justifier la mise en place d'un programme de dépistage systématique auprès des personnes de 50 à 74 ans.

Notons que ce dépistage s'avère d'autant plus crucial que ce cancer peut se développer longtemps sans aucun symptôme. Il faut consulter son médecin en cas de traces de sang dans les selles, de malaises intestinal persistants ou de perturbations chroniques des selles (diarrhée, constipation) pendant une période prolongée, etc.

Cependant, il n'y a pas encore de consensus scientifique concernant les techniques de dépistage. Ainsi, la France a opté pour la recherche de sang dans les selles : technique indolore et peu coûteuse (3 €) mais pas toujours fiable. A côté de cela, il existe des techniques d'imagerie médicale, aux résultats beaucoup plus sûrs mais qui coûtent jusqu'à 50 fois plus cher. Il s'agit de la rectosigmoïdoscopie (endoscopie partielle du gros intestin), la colonoscopie totale et la colonoscopie virtuelle (scanner).

Au-delà de 50 ans, la recherche de sang dans les selles serait nécessaire chaque année alors que la colonoscopie ne serait proposée que tous les 5 ans. Mais cette dernière n'est pas sans risque : il y a un taux de perforation colique de 1 pour 1000. En outre, la préparation doit être bien effectuée pour que la technique soit efficace.

Enfin, cela vaut-il la peine de lancer un dépistage de masse avec une technique telle que la recherche de sang dans les selles, qui ne dépisterait que 40 % des cancers ?

Bref, de nombreuses questions qui devront trouver réponse avant qu'un programme de dépistage systématique ne soit organisé dans notre pays ?





Trop peu de femmes se soumettent au dépistage du cancer du col de l'utérus

News 14-03-05

Une enquête menée récemment par l'Institut scientifique de Santé Publique (ISP) révèle que seulement 59 % des femmes concernées réalisent un frottis du col tous les trois ans.

Sources : Belga (25-02-05), La Libre Belgique (26-02-05)

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

En 2003, le Conseil Européen a recommandé à tous les Etats membres de l'Union Européenne d'organiser une campagne de dépistage du cancer du col de l'utérus, le groupe cible étant les femmes de 25 à 64 ans.

Rappelons en effet que chaque femme devrait se soumettre à un frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus dans l'année qui suit les premiers rapports sexuels ou, en tous cas, à partir de 25 ans. Après deux frottis normaux à un an d'intervalle, les frottis suivants doivent être réalisés au moins une fois tous les trois ans et ce jusqu'à l'âge de 65 ans. Passé 65 ans, le risque de cancer du col de l'utérus est devenu si minime que le frottis n'a plus de raison d'être, pour autant qu'aucune anomalie n'ait été détectée précédemment.

Or, les chiffres publiés par l'ISP indiquent que ce dépistage est largement insuffisant. En analysant les données publiées, on s'aperçoit que 64 % des femmes de 25 à 29 ans pratiquent un frottis tous les trois ans. Ce chiffre passe à 67 % chez les femmes de 30 à 39 ans pour diminuer ensuite progressivement et tomber à 56 % dans le groupe des 50-54 ans. Par la suite, ce chiffre baisse rapidement.

Face au faible taux de participation des femmes à ce type de dépistage, l'ISP lance un appel au Ministère de la Santé et aux représentants des sociétés scientifiques pour se réunir au plus vite et définir une politique de dépistage plus rationnelle et plus efficace.

En savoir plus à propos du cancer du col de l'utérus : cliquez ici.





Colorant suspect : la Belgique retire plus de 400 produits alimentaires des rayons

News 13-03-05

La Belgique, alertée par les autorités britanniques de l'envoi de lots de sauce Worcester contenant un colorant potentiellement cancérigène a procédé au retrait de plus de 400 produits alimentaires des rayons.

Sources : Belga (22 & 24-02-05), Het Laatste Nieuws (23 & 25-02-05), Gazet van Antwerpen (26-02-05), Het Belang van Limburg (23 & 26-02-05), het Volk (23 & 28-02-05), De Tijd (24-02-05)

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

A la fin du mois de février dernier, l'agence de sécurité alimentaire britannique a demandé le retrait de produits alimentaires contenant un colorant, le Soudan 1, potentiellement cancérigène. Les produits incriminés contiennent tous une sauce produite par la société Premier Foods, la Crosse and Blackwell Worcester Sauce.

Que sait-on de ce colorant et de son effet sur la santé ?

Il existe 4 types de colorant rouge Soudan (I à IV) et ils sont tous interdits dans les denrées alimentaires. Ils sont classés dans la catégorie 3 des substances cancérogènes, ce qui correspond à des agents pouvant être cancérogène pour l'homme.

Si des controverses subsistent en ce qui concerne les colorants Soudan II, III et IV (qui sembleraient plutôt provoquer des allergies cutanées), il n'en va pas de même pour le rouge Soudan 1. Effectivement, des études menées en laboratoire ont montré que l'administration répétée de cette substance à des animaux de laboratoire (souris, rats) était capable d'induire des nodules, voire même des tumeurs hépatiques.

Comme on ne peut exclure un risque pour la santé humaine, le Soudan 1 n'est pas autorisé dans la liste des additifs pouvant être employés dans les produits alimentaires.

Comment ce colorant a-t-il pu, dès lors, se retrouver dans des produits alimentaires ? C'est ce qu'une vaste enquête menée actuellement en Grande Bretagne devrait permettre d'éclaircir.







Pesticides : la santé des enfants en danger !

News 01-02-05

Afin d'attirer l'attention sur les dangers d'une exposition aux pesticides chez  les jeunes enfants (et même les fœtus), Pesticides Action Network Belgium (PAN Belgium) a procédé à une revue de 30 années d'études épidémiologiques relatives aux anomalies congénitales et aux cancers infantiles.

Les informations à ce propos sont disponibles sur leur site www.pan-belgium.be et sont également relayées par le biais du site de l'one (www.one.be/act/pesticide.htm).

Source : Le Journal du Médecin, 18-01-05

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

On savait déjà que les pesticides utilisés dans le cadre des exploitations agricoles pouvaient être responsables d'une incidence accrue de cancers chez les agriculteurs.

Mais outre leur utilisation en agriculture, ces substances chimiques peuvent également se retrouver dans les habitations (désinfectants, produits protecteurs du bois, insecticides, etc.). Bien que la toxicité des produits à usage domestique soit plus faible que celle des substances employées dans le milieu agricole, ces produits sont bien loin d'être inoffensifs !

A l'intérieur de la maison, les insecticides se dégradent très lentement et peuvent persister de longues années dans les tentures, les poussières, les tapis. Ni le nettoyage à sec, ni les aspirateurs ne sont capables d'en réduire significativement les teneurs. Or, diverses études ont montré que ces substances peuvent être des neurotoxiques, des promoteurs de cancer ou des perturbateurs du système endocrinien. Elles ont été décelées dans le sang, les urines, le lait maternel et, pour certaines d'entre elles, dans le cordon ombilical, le liquide amniotique, le placenta.

Le PAN-Belgium sollicite aujourd'hui le monde politique pour que la sensibilité du fœtus et du jeune enfant soit prise en compte lors de l'estimation de la toxicité d'un pesticide et que des programmes de prévention soient initiés pour préserver la santé des plus petits. Le site du PAN-Belgium propose également des solutions sans danger pour le contrôle de bestioles indésirables et décrit la toxicité de certains insecticides.


Lire toutes nos informations en matière de Pesticides et cancer





Chimioprévention des cancers du sein : pas (encore) d'usage systématique

News 28-01-05

Le Journal du Médecin du 10 décembre dernier se penche sur l'utilité éventuelle du tamoxifène pour prévenir les cancers du sein. Malheureusement, « le nombre de femmes susceptibles de tirer profit de la prise de tamoxifène à titre préventif n'est pas très important et la proportion des patientes réellement prêtes à en prendre, en dépit des effets secondaires, est encore plus faible », comme l'explique Samuel Cykert dans un article publié récemment dans la revue « Obstetrics and Gynecology.


Commentaire de la Fondation contre le Cancer

La chimioprévention consiste à donner préventivement un médicament à une personne en bonne santé, pour diminuer son risque de développer ultérieurement une maladie.

Puisqu'elle s'adresse à des individus en bonne santé, qui ne seront pour la plupart d'entre eux jamais atteints par la maladie que l'on cherche à éviter, la chimioprévention doit répondre à deux exigences strictes :
- diminuer de façon importante le risque de développement de la pathologie en question,
- être dépourvue d'effets secondaires significatifs.

Est-ce le cas du tamoxifène ?

Ce médicament est utilisé depuis fort longtemps avec succès dans le traitement des cancers du sein hormonodépendants. Lorsqu'un cancer du sein présente des récepteurs aux hormones, le tamoxifène (ou les autres médicaments apparentés) permet d'augmenter les chances de guérison et diminue le risque d'apparition ultérieure d'un second cancer du sein.

C'est cette dernière constatation qui a fait germer l'idée de tester ce même médicament pour la prévention des cancers du sein, particulièrement chez les femmes à haut risque.

Malheureusement, ses effets secondaires non négligeables plaident contre son emploi systématique chez des femmes en bonne santé.

Des études sont d'ailleurs actuellement en cours pour trouver d'autres médicaments efficaces dans la prévention des cancers du sein, mais dont les effets secondaires soient acceptables.






Fruits & légumes : pas de protection contre le cancer du sein ?

News 18-01-05

La  revue médicale JAMA a récemment publié les résultats d'une étude de grande envergure du Centre universitaire d'Utrecht. Cette étude portait sur le suivi pendant 10 ans de 280 000 femmes en bonne santé, issues de huit pays d'Europe. L'objectif était d'analyser le lien entre la consommation de fruits & légumes et l'apparition du cancer du sein.

Les résultats révèlent que consommer des fruits & légumes à l'âge adulte ne réduit pas le risque de cancer du sein. Aucune différence n'a été notée non plus en fonction du type de fruits & légumes.

Sources :  JAMA, 2005-01-12, Vol. 293, N° 2
               De Volkskrant, 2005-01-12
              De Morgen, 2005-01-12
              Het Laatste Nieuws, 2005-01-12

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

On était convaincu depuis déjà plusieurs années que les fruits & légumes réduisaient le risque d'apparition de la plupart des cancers. Les arguments scientifiques se basaient sur la présence de fibres, d'antioxydants et d'autres substances bio-actives. Il s'avère aujourd'hui que leur rôle protecteur est plus limité qu'on ne le pensait.

Mais il n'y a pas là matière à se laisser décourager ! Les résultats de cette enquête portent exclusivement sur le cancer du sein et la consommation de fruits & légumes par les adultes. Autrement dit, on n'a pas cherché à savoir si une consommation suffisante de fruits & légumes pendant l'enfance avait une incidence sur les risques de cancer du sein. Les auteurs constatent en outre qu'il existerait un effet protecteur pour les femmes prédisposition une prédisposition familiale de cancer du sein. Une étude similaire auprès du même groupe a fait apparaître que les fruits & légumes n'offriraient aucune protection contre les cancers de la prostate et du poumon, si l'on excepte un rôle minime pour les fumeurs. Le lien avec le cancer de l'intestin n'a pas encore été établi.

En conclusion, il ne nous semble pas nécessaire de modifier notre recommandation de consommer suffisamment de fruits & légumes. Outre le rôle crucial qu'ils jouent dans une alimentation saine et dans la prévention des affections cardiovasculaires,  il se pourrait qu'ils apportent aussi une protection -dont l'impact varie selon l'âge- contre certains types de cancer.





Les propriétés anticancéreuses de l'huile d'olive

News 15-01-05

Des chercheurs de l'Université de Northwestern Chicago ont mené des expériences en laboratoire sur des lignées de cellules cancéreuses du sein. Ils ont montré que l'acide oléique (présent en grande quantité dans l'huile d'olive) réduisait de façon importante les niveaux d'expression de gènes impliqués dans certains cancers du sein. Ces recherches tendent à confirmer que le régime alimentaire dit méditerranéen présenterait des effets protecteurs contre certains cancers.

Sources :  Luxemburger Wort, 12-01-05
               Gazet van Antwerpen, 11-01-05
               De Morgen, 12-01-05

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

L'équipe du Dr Javier Menendez, principal auteur de l'étude précitée, a montré que l'acide oléique réduisait de façon importante l'activité du gène Her-2/neu (appelé aussi erb B2), lequel est impliqué dans certains types de cancer du sein. Rappelons dans ce contexte que des taux élevés de Her-2/neu sont observés dans 20 % de cancers du sein et qu'ils sont liés à des formes particulièrement agressives de la maladie.

De plus, l'acide oléique permettrait d'accroître l'efficacité du traitement aux anticorps monoclonaux (dits trastuzumab ou Herceptin) appliqués à ce type particulier de cancer mammaire.

Si ces résultats se confirment, ils indiqueraient que le régime alimentaire méditerranéen exercerait un effet protecteur non seulement contre certaines maladies cardio-vasculaires mais également vis-à-vis de certaines formes de cancer.

Des études complémentaires seront toutefois nécessaires car d'autres expériences menées sur des animaux de laboratoire n'avaient pas abouti à des résultats aussi encourageants. Les chercheurs expliquent cette différence par l'utilisation d'un mélange d'acides gras mono-insaturés et non d'acide oléique seul.





Contamination alimentaire par les mycotoxines

News 12-01-05

Depuis la première crise de la dioxine dans notre pays en 1995, les contrôles sanitaires alimentaires se sont fortement accrus en Belgique (tout comme dans la plupart des pays industrialisés). Mais sommes-nous pour autant à l'abri des contaminations alimentaires dues aux mycotoxines qui peuvent se développer sur différents types d'aliments bruts (céréales, fruits, par exemple) ?

Source : De Tijd, 06-01-05

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Rappelons tout d'abord que les mycotoxines sont des toxines naturelles provenant de champignons microscopiques se développant sur les denrées alimentaires. Les mycotoxines les plus connues sont l'aflatoxine (contaminant des arachides, des céréales, des noix et de certains fruits), l'ochratoxine (céréales et produits dérivés), et la patuline (pommes abîmées et stockées).

Les champignons microscopiques qui produisent ces diverses toxines se développent dans des conditions d'humidité et de température ambiante élevées. C'est ce qui explique pourquoi les denrées contaminées proviennent le plus souvent des pays tropicaux (Afrique, Sud-Est asiatique, Amérique du Sud).

Contrairement aux micro-organismes, les mycotoxines ne sont pas détruites à la cuisson. C'est pourquoi des tests de détection très sensibles ont été mis au point. Dès qu'une contamination est détectée, le stock alimentaire concerné est tout simplement détruit.

Ces précautions se justifient par le fait que les mycotoxines représentent un certain nombre de dangers potentiels pour la santé publique : allergies, troubles gastro-intestinaux, troubles immunologiques et, dans les cas les plus graves, troubles rénaux et cancers). Ainsi par exemple, des scientifiques ont montré que l'aflatoxine était responsable d'un nombre important de cancers du foie dans certains pays africains. Or, depuis la mise en place de contrôles et de techniques de stockage mieux adaptées dans les pays producteurs, le nombre de cas de cancers hépatiques tend à diminuer.

Si à l'heure actuelle le risque de contamination alimentaire par les mycotoxines est devenu relativement faible dans nos régions (grâce aux contrôles sanitaires), il faut veiller à conserver certains aliments dans des conditions appropriées. En effet, lors d'étés chauds et humides, le stockage de céréales, de noix, d'épices peut être à la source de ce type de contamination. A bon entendeur ?






Le particulier face aux déchets d'amiante

News 10-01-05

Un article paru dans le journal De Morgen du 30 décembre dernier relate les difficultés rencontrées par un jeune Bruxellois désireux de se débarrasser de déchets d'amiante. Ceux-ci se sont accumulés au cours des travaux de rénovation entrepris à son domicile.

Les déchets d'amiante sont classés ?déchets dangereux? et doivent être traités en tant que tels. Ils ne peuvent donc pas être jetés à la poubelle sinon ils finiraient soit en décharge de classe 2 (déchets ménagers), soit à l'incinérateur où les températures sont largement inférieures au point de fusion de l'amiante.

Dès lors que doivent faire les particuliers pour se débarrasser de ce type de déchets ?

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Nous avions déjà évoqué ce problème dans la rubrique « Prévention » de notre site Internet. Nous vous invitons à prendre connaissance de ce texte. Mais apparemment le problème de l'élimination des déchets d'amiante par les particuliers n'est pas encore entièrement résolu ? loin de là.

Différentes solutions existent (voir la fiche précitée) mais elles ne s'appliquent pas de la même manière dans les différentes régions du pays, ou alors les prix proposés pour l'enlèvement de ces déchets sont tous simplement exorbitants !

Ainsi par exemple, si l'amiante lié (ç à d mélangé à du ciment) pose relativement peu de problème pour son enlèvement, il n'en va pas de même pour l'amiante libre. Dans ce cas, l'inertage par mélange avec du ciment (pour éviter la libération des fibres d'amiante) est souvent imposé ? ce qui augmente de façon importante le prix du traitement de ces déchets.

Si nous ne voulons pas retrouver ce type de déchets dans l'environnement via les décharges,  les fumées de l'incinérateur ou les dépôts sauvages, il est plus que temps que nos politiques proposent des solutions réalistes à cet épineux problème.





Les suppléments en bêta-carotène à nouveau au banc des accusés

News 03-01-05

Comme les caroténoïdes semblent réduire les risques de cancer du poumon, on a longtemps cru pouvoir diminuer le risque de cancer du poumon chez les fumeurs en leur administrant des suppléments en bêta-carotène.

Deux grandes études, menées sur plusieurs années, ont toutefois révélé un accroissement du risque, alors qu'une alimentation riche en caroténoïdes induisait au contraire une diminution. Aucune explication n'avait à l'époque pu être donnée à ce phénomène. La véracité de l'effet négatif a même été remise en doute, et les chercheurs se sont demandés si les études n'avaient pas été arrêtées prématurément.

Un suivi à plus long terme de ces deux études a donc été effectué pour apporter une réponse à cette question. Il est à présent terminé et confirme un risque accru de cancer du poumon jusqu'à six ans après l'arrêt de la prise de suppléments en bêta-carotène.

Sources :  Artsenkrant, 03-12-04
               Le Journal du Médecin, 14-12-04

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Les radicaux libres produits par la fumée de cigarette, combinés à la réaction d'oxydation qui en résulte, oxyderaient le bêta-carotène dans les poumons et augmenteraient ainsi les risques de cancer du poumon.

Par ailleurs, il semble que ce ne soit pas uniquement la présence de bêta-carotène (essentiellement dans les légumes de couleur orange ou vert foncé) qui apporte une protection lorsque l'on consomme des fruits et légumes, mais bien son association avec d'autres substances nutritives. Ces autres nutriments peuvent être des non-caroténoïdes, des variantes dans le groupe des caroténoïdes ou les deux. C'est pourquoi il vaut mieux consommer beaucoup de fruits et légumes pour augmenter le taux de caroténoïdes dans notre organisme.

Pour l'heure, il n'y a donc aucune raison, que ce soit pour les fumeurs ou les non-fumeurs, de prendre des suppléments en bêta-carotène. Une alimentation saine, suffisamment riche en fruits et légumes, est le meilleur moyen de se protéger contre l'apparition de certains cancers. La recommandation en ce qui concerne la consommation de fruits et légumes est actuellement de 300 g de légumes ? dont 200 g de légumes cuits et 100 g de crudités ? et 2 à 3 morceaux de fruits par jour.





Des substances cancérigènes dans certains produits ménagers ?

News 06-11-04

Une association française de défense des consommateurs, «UFC-Que choisir », pointe du doigt deux détergents susceptibles de contenir des produits cancérigènes et exige leur retrait immédiat du marché. Ces produits émettraient de formaldéhyde, un gaz très irritant pour le système respiratoire et classé «cancérigène certain » par le Centre international de recherche sur le cancer.

Sources : La Voix de Luxembourg, 27-10-04 & 29-10-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Les mesures effectuées par l'association de défense des consommateurs révèlent des teneurs de 26 à 30 microgrammes de formaldéhyde par mètre cube d'air 4 heures après l'application des produits (Ajax au savon de Marseille et Saint Marc au savon de Marseille) alors que l'Organisation Mondiale de la Santé recommande de ne pas dépasser 10 microgrammes par mètre cube pendant une demi-heure pour les personnes sensibles (notamment les personnes âgées, les asthmatiques et les enfants).

Rappelons que le formaldéhyde sert à synthétiser un grand nombre de produits chimiques. Il entre dans la composition de produits tels des panneaux de bois agglomérés, des durcisseurs pour ongles, des papiers, des textiles, des produits d'embaumement des services funéraires, etc. Il est également présent dans la fumée de tabac.

Les effets du formaldéhyde sont très différents selon les individus, certaines personnes pouvant même présenter des symptômes lorsque le taux est en dessous de la valeur recommandée. Les principaux effets sont : des irritations et des inflammations des yeux (démangeaisons, larmoiement), des voies respiratoires (nez, gorge, poumons) et de la peau (rougeurs, démangeaisons, eczéma). Il peut également avoir des conséquences neurologiques, se traduisant par une fatigue accrue, des migraines, des nausées, de la somnolence ou des vertiges. Enfin, diverses études ont montré que les personnes exposées en milieu professionnel à de fortes doses de formaldéhyde présentaient une fréquence légèrement accrue de développer divers cancers (cancers des fosses nasales et des sinus, cancer du rhinopharynx, leucémies).

Ces différentes observations ont  aboutit à une réglementation plus sévère destinée aux fabriquants afin qu'ils réduisent les concentrations de formaldéhyde dans leurs produits.

En ce qui concerne les détergents incriminés aujourd'hui, de nouvelles mesures devraient être opérées par un laboratoire indépendant pour savoir s'il faut ou non retirer ces produits du marché.






Détection précoce d'un cancer du sein par «lavage ductal » ?

News 02-11-04

Un test de dépistage précoce du cancer du sein est en cours d'évaluation dans divers instituts de recherche. Il s'agit du «lavage ductal » qui permet d'analyser les cellules provenant des canaux galactophores du sein (conduits permettant le passage du lait vers l'extérieur du mammelon au cours de l'allaiterment).

Une étude publiée récemment dans la revue scientifique «Journal of the National Cancer Institute » s'avère cependant décevante car la sensibilité de ce test serait tout à fait insuffisante.

Source : Le Soir, 21-10-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Cette technique consiste à mettre en évidence l'éventuelle présence, dans la glande mammaire, de marqueurs qui révèleraient l'existence de cellules cancéreuses. De nombreux cancers du sein se développent dans les cellules qui bordent les canaux galactophores. Dès lors, il devrait être possible de récolter ces cellules après un lavage des canaux. Pour ce faire, il faut introduire un fin tube dans le mamelon et injecter du sérum physiologique. Celui-ci circule dans les canaux galactophores avant d'être ré-aspiré pour analyser le type de cellules ainsi récoltées.

On espère de la sorte pouvoir mettre en évidence un cancer du sein à un stade très précoce chez des femmes de moins de 40 ans et présentant un risque élevé de développer ce type de maladie. En effet, chez ces dernières, la densité du tissu mammaire empêche souvent de réaliser une mammographie de qualité.

Cependant, les résultats publiés par l'équipe du Pr Sema Khan, sénologue à la Northwestern University de Chicago, se sont avérés décevants. La sensibilité du test (réalisé chez une trentaine de femmes présentant un cancer du sein et devant subir une mastecomie) a été estimée à seulement moins d'un cancer sur deux, ce qui est bien entendu très insuffisant !

En conclusion, cette technique d'exploration est encore au stade expérimental et devra être affinée si on souhaite réellement l'utiliser un jour dans le cadre du dépistage précoce du cancer du sein chez la femme jeune présentant un risque élevé de développer la maladie.





Effet protecteur de l'aspirine contre le cancer du sein ?

News 27-10-04

Diverses études ont établi un lien entre la consommation régulière d'anti-inflammatoires comme l'aspirine et une diminution de l'incidence de certains cancers,  à savoir le cancer colorectal et le cancer du sein.

Selon une étude épidémiologique réalisée aux États-Unis auprès de 3 000 femmes (dont 1 442 patientes atteintes d'un cancer du sein), les femmes qui prennent de l'aspirine au moins 7 fois par semaine voient leur risque de développer un cancer du sein diminuer de 28 %. Toutefois, cette conclusion s'appliquait uniquement aux formes hormonodépendantes de cancer du sein.

Sources :  La Semaine Médicale 23/09/04 p. 12
               JAMA 2004 ; 291 : 2488-89
              JAMA 2004 ; 291 : 2433-40

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Nous devons toujours faire preuve d'une extrême prudence face aux recommandations qui préconisent une prise prolongée et systématique de médicaments dans le cadre de la prévention de maladies comme le cancer. On ne peut en effet oublier que les médicaments - surtout lors d'une utilisation prolongée - comportent également des risques d'effets secondaires indésirables. Dans le cas d'anti-inflammatoires tels que l'aspirine, ces effets concernent principalement des irritations de la muqueuse de l'estomac (associées à un risque d'inflammation de la muqueuse, d'ulcère de l'estomac et d'hémorragie gastrique). C'est la raison pour laquelle il ne faut jamais adopter de soi-même de telles mesures de « prévention » ; il convient d'abord de demander l'avis du médecin traitant !

Un deuxième problème réside dans le dosage : il s'agit de déterminer la dose minimale requise pour obtenir un effet préventif. Or, cette dose n'est pas encore connue. Par ailleurs, ces résultats doivent être corroborés par d'autres recherches internationales de grande ampleur, menées sur de plus longues périodes.

Il faut encore souligner que cette étude n'a relevé aucun effet sur le cancer du sein en ce qui concerne le paracétamol. Ceci s'explique probablement par le fait que l'aspirine (mais pas le paracétamol) inhibe une enzyme (la cyclo-oxygénase), ce qui réduit la production de prostaglandines et se traduit par une production moindre d'œstrogènes (hormones féminines). Les prostaglandines sont des substances similaires aux hormones, qui sont formées dans pratiquement tous les tissus de l'organisme. Elles jouent un rôle dans la transmission des sensations de douleur et ont une influence sur la contraction des tissus musculaires lisses (l'utérus, par exemple).







Les suppléments vitaminés ne protègent pas du cancer !

News 08-10-04

Des chercheurs européens viennent de publier les résultats d'une vaste étude visant à étudier l'effet protecteur éventuel des suppléments vitaminés face à différents cancers gastro-intestinaux. Leur conclusion est sans appel : l'utilisation régulière de ces suppléments vitaminés ne protège pas contre ces cancers. Dans certains cas, ils induiraient même une relative nocivité.

Sources :  The Lancet, octobre 2004 (364 ; 1193-1194, 1219-1228)
               Belga, 01-10-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Cette étude a été menée par Goran Bjelakovic et ses collègues de l'hôpital de Copenhague. Ils ont étudié l'effet de la prise de vitamines A, C, E, de bêta-carotène et de sélénium, seuls ou en combinaison, sur une population de 170 000 personnes. Leurs effets contre le cancer de l'œsophage, de l'estomac, du pancréas, du foie et de l'intestin ont été analysés.

Comparée à la prise de placebos, la supplémentation par des vitamines et des oligoéléments ne procure aucune protection contre la survenue des cinq cancers étudiés. Plus inquiétant : dans 10 des 14 essais publiés dans la littérature et étudiés par les épidémiologistes de Copenhague, la mortalité générale était augmentée de 6 % dans le groupe de supplémentation par des antioxydants. Si la prise unique de vitamine E, de bêtacarotène, de vitamine C ou de sélénium n'augmente pas significativement la mortalité, la combinaison du bêtacarotène et de la vitamine A ou de la vitamine E et du bêtacarotène semblent augmenter significativement la mortalité générale.

Les chercheurs en concluent que les vitamines sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme quand elles sont consommées à faible dose dès l'enfance mais qu'elles sont peut-être nocives quand elles sont absorbées à fortes doses à l'âge adulte.

Consommons donc régulièrement des fruits et des légumes plutôt que des suppléments vitaminés. Cette recommandation a toutes les chances d'être plus efficace dans la prévention de bon nombre de maladies et sera certainement moins onéreuse que la prise régulière des suppléments vitaminés !





Dépistage du cancer du sein par résonance magnétique ?

News 25-09-04

Une étude menée par le Dr Warner (Sunnybrook Regional Cancer Center de Toronto, Canada) vient de montrer que l'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) s'avère deux fois plus efficace que les autres méthodes d'examens pour détecter un cancer du sein à un stade précoce chez les femmes génétiquement prédisposées à développer la maladie.

Source : La Libre Belgique, 16-09-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Cette étude a été menée pendant six ans auprès de 236 femmes porteuses d'un gène BRCA1 ou BRCA2 muté, c'est-à-dire génétiquement prédisposées à développer un cancer du sein.

L'équipe du Dr Warner a montré que l'utilisation annuelle de l'IRM, combinée aux autres examens classiques (examen clinique, mammographie et échographie) améliorait de façon importante la détection de tumeurs cancéreuses précoces dans le cadre d'un dépistage de cancer du sein. La combinaison des quatre examens permettait ainsi de détecter 95 % des tumeurs cancéreuses contre 45 % lorsque seuls l'examen clinique et la mammographie étaient proposés.

Ces résultats doivent cependant être pondérés car l'IRM n'offre pas que des avantages. Outre son coût élevé, il présente également l'inconvénient de donner lieu à un grand nombre de faux positifs. Cela signifie la détection de diverses anomalies qui ne correspondent pas à un cancer.

Par ailleurs, la mammographie seule n'est probablement pas non plus l'approche la plus efficace pour la détection précoce de cancers du sein chez les femmes porteuses d'un gène BRCA1 ou BRCA2 (5 % de l'ensemble des cancers du sein). En effet, ces patientes sont très souvent des femmes jeunes présentant un tissu mammaire dense, difficile à examiner par la mammographie. Mais dans ce cas, la combinaison avec une échographie semble être une alternative intéressante.

L'IRM pourrait donc être utilisé en tant qu'examen supplémentaire chez les patientes à risque génétique, en cas d'examens mammographiques et échographiques douteux. D'autres indications semblent également intéressantes : patientes porteuses de prothèses mammaires (lecture mammographique difficile), atteintes d'un cancer nodulaire ou chez lesquelles on suspecte une récidive.





Les dangers chimiques

News 14-07-04

L'exposition quotidienne à un cocktail complexe de substances chimiques a été récemment incriminée dans l'augmentation de maladies chez l'enfant, incluant l'asthme et les cancers. ?Il ne s'agit pas de spéculations, mais de faits? affirme Philip Landrigan, chef du département de médecine communautaire et préventive au Mount Sinai School of Medicine de New York. La lutte contre les nuisances chimiques pourrait devenir le prochain cheval de bataille de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), comme le rapporte le très sérieux journal scientifique ?The Lancet? dans son édition du 10 juillet.

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le fait que l'OMS, relayée par ?The Lancet?, tirent la sonnette d'alarme ne peut pas nous laisser indifférents.
Nous vivons dans une véritable ?soupe? chimique dont les effets sur la santé, à moyen ou long terme, sont loin d'être connus. Et quand on dit soupe, il faut entendre plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de molécules différentes.

Il est urgent de se pencher sur la question, d'autant que les premières conséquences semblent établies chez les enfants, plus vulnérables donc également plus vite atteints?
Mais il faut aussi savoir que la validation scientifique des risques va prendre du temps.
L'apparition d'un cancer chez l'adulte nécessite souvent plusieurs années ou dizaines d'années d'exposition à une substance toxique avant de se manifester.

Dans l'intervalle, force est de plaider pour le principe de précaution en sachant que, jusqu'à présent, il a rarement fait le poids lorsque des intérêts économiques sont en jeu?






Programme de dépistage du cancer du côlon

News 30-06-04

Il apparaît qu'il n'est pas si aisé de généraliser le dépistage du cancer du côlon via une coloscopie (examen du gros intestin réalisé à l'aide d'un tuyau souple introduit par l'anus) parmi le groupe cible des plus de 50 ans. Selon une étude, il ressort en effet qu'il faudrait au moins 13 ans avant qu'un programme organisé de dépistage coloscopique touche un quart de la population cible des 50-69 ans et ce, même si l'examen était entièrement remboursé.

Source : De Huisarts / Le Généraliste  2004; 694: 8

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le cancer du côlon et du rectum a fortement progressé au cours des 50 dernières années, une hausse dont la cause principale réside dans le vieillissement de la population. Avant l'âge de 50 ans, cette forme de cancer est effectivement rare, mais son incidence augmente de façon exponentielle avec l'âge. Ce type de cancer est le plus fréquent chez les femmes après le cancer du sein et arrive en troisième place chez les hommes (après le cancer de la prostate et du poumon). Ce cancer pose problème dans le sens où les symptômes sont peu nombreux, voire inexistants, dans un premier temps. Ces symptômes ne sont en outre pas spécifiques (constipation, diarrhée, sang dans les selles,?), de sorte que le diagnostic est souvent posé tardivement.

Le dépistage du cancer du côlon est l'un des points repris dans la dernière édition des recommandations européennes pour la prévention et le dépistage du cancer. Plusieurs moyens de dépistage sont cités: recherche de sang occulte dans les selles, examen radiographique (produit de contraste à base de baryum) et coloscopie. Cette dernière technique comporte un avantage en ce sens qu'elle permet d'éliminer immédiatement un éventuel polype et de l'analyser afin de déterminer s'il s'agit d'une lésion bénigne ou maligne. La préparation et l'examen proprement dit sont cependant désagréables, de sorte qu'il est difficile de sensibiliser les personnes qui ne présentent aucun trouble. Les risques de perforation et de saignement sont toutefois limités.

La coloscopie virtuelle par scanographie est une nouvelle technique, qui n'est pas encore disponible partout.
Il faut également tenir compte du coût d'un tel programme de dépistage. Nous pourrionss emprunter une bonne idée à nos voisins du Sud, où ce type de programme est financé par une hausse des taxes sur les produits du tabac.








De l'aspirine contre le cancer du sein ?

News 02-06-04

Une étude publiée le 26 mai dernier dans le Journal of American Medical Association indique que l'aspirine agirait de manière bénéfique dans la prévention de certains cancers du sein.

Sources : La Dernière Heure, 27-05-04
              De Morgen, 27-05-04
              Vers l'Avenir, 27-05-04
             Belga, 26-05-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Le corps médical sait depuis longtemps que l'aspirine exerce un effet protecteur sur le développement des maladies cardio-vasculaires (et en particulier l'infarctus du myocarde) et des accidents vasculaires cérébraux.

L'étude publiée dans la revue américaine précitée semble indiquer qu'un effet protecteur pourrait également être obtenu vis-à-vis de certains cancers du sein. Des recherches antérieures avaient abouti à des résultats contradictoires mais les chercheurs de l'Université de Columbia se sont focalisés sur l'éventuelle influence de l'aspirine sur les tumeurs dont la croissance est favorisée par les hormones sexuelles (les œstrogènes) et qui représentent 70 % des cancers du sein. Cet axe de recherche se justifie par le fait que l'aspirine interférerait avec la production des œstrogènes de l'organisme en inhibant une enzyme spécifique : la cyclo-oxygénase.

Les chercheurs ont analysé des données concernant 1442 patientes (âgées en moyenne de 59 ans) atteintes d'un cancer du sein et un groupe «contrôle » de 1420 femmes en bonne santé. Ils ont interrogé les participantes sur leur consommation d'anti-douleur (aspirine mais aussi acétaminophène et ibuprofène).

L'étude montre que les femmes qui prennent de l'aspirine une fois par semaine diminueraient leur risque de cancer du sein de 20 %. Ce pourcentage monte à 28 % chez les femmes qui consommeraient 7 comprimés par semaine et plus.

Mais il est encore trop tôt pour pouvoir recommander l'utilisation de l'aspirine pour la prévention du cancer du sein. L'aspirine présente en effet de nombreux effets secondaires(surtout à long terme), comme les ulcères et les hémorragies gastriques. Les effets d'un traitement prolongé sont encore méconnus et d'autres études seront nécessaires avant de pouvoir faire des recommandations en la matière.






Dépistage du cancer du colo-rectal par coloscopie virtuelle

News 13-05-05

La clinique Saint-Joseph à Liège pratique la coloscopie virtuelle depuis deux ans. Il s'agit d'une nouvelle technologie permettant de détecter un cancer colo-rectal (gros intestin + rectum) de manière moins invasive, plus rapide et moins coûteuse que la coloscopie traditionnelle. Au cours de cette période, 1000 patients ont été soumis à cet examen et 150 patients atteints d'un cancer colo-rectal ou porteurs de polypes suspects ont été ainsi détectés.

Sources : Belga, 09-05-05 ; Le Soir 10-05-05 ; La Dernière Heure, 10-05-05 ; Vers l'Avenir, 10-05-05 ; La Meuse, 10-05-05.

 Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le cancer du côlon (gros intestin) est la seconde cause de mortalité par cancer en Belgique. Ce type de cancer se développe généralement au départ de polypes bénins qui, non traités, dégénèrent en tumeur. D'où l'intérêt de pratiquer des dépistages auprès de populations à risque. Rappelons que les antécédents familiaux, l'âge et une alimentation peu équilibrée jouent un rôle prépondérant dans le développement de la maladie.

Traditionnellement, la détection des tumeurs colo-rectales se fait par colonoscopie endoscopique. Après préparation du patient et une légère anesthésie, on introduit un fin tube dans l'intestin via l'anus. Ce tube (appelé endoscope) est équipé d'une petite caméra qui permet de voir l'intérieur de l'organe et par lequel le praticien peut introduire les instruments chirurgicaux lui permettant d'enlever tout polype suspect. La technique est excellente mais elle n'est pas parfaite. C'est une procédure coûteuse ? et peu appréciée par la plupart des patients. A cet égard, la coloscopie virtuelle pratiquée à Liège est plus séduisante. En effet, dans ce cas, il n'y a ni sédation ni introduction  d'endoscope. Il nécessite cependant une préparation du côlon et une insufflation de gaz carbonique. L'examen ne prend qu'une dizaine de minutes et est moins onéreux (de l'ordre de 145 €). Il comprend deux passages au scanner (l'un couché sur le dos, l'autre sur le ventre) et est suivi de l'analyse des images obtenues.

Bien que la coloscopie virtuelle semble offrir de réels avantages, elle n'est pas encore destinée aux patients à risques élevés (antécédents familiaux) ou souffrant de troubles inflammatoires (recto-colite maladie de Crohn). En effet, cette technique ne permet pas de détecter les lésions planes ni les altérations subtiles de la couleur ou de la texture de la muqueuse colique.






L'auto-examen des seins : pour ou contre ?

News 26-04-04

D'une étude effectuée par l'Organisation Mondiale de la Santé entre 1985 et 2003 auprès de 122 000 femmes, il ressort que celles qui procèdent régulièrement à un auto-examen des seins ne découvrent que très rarement une vraie tumeur. Par contre, cette façon de procéder provoquerait l'anxiété et augmenterait les demandes de biopsies (prélèvement d'un morceau de tissus).

Sources : Le Généraliste 2004 ; 683: 31
              Gazet van Antwerpen 09/03/04

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Une chose est certaine : l'auto-examen des seins ne peut, en aucun cas, remplacer la mammographie de dépistage à laquelle les femmes âgées de 50 à 69 ans, et n'appartenant pas à un groupe à risque, doivent se soumettre tous les deux ans.  

Cependant, bannir tout auto-contrôle est une option à propos de laquelle les opinions sont divergeantes. Regarder ses seins tous les mois (inspection) et éventuellement les toucher  (palpation) peut s'inscrire dans un processus de prise de conscience permettant à la femme de s'habituer à la structure, au poids et à l'aspect « normal » de ses seins. Toute femme doit parler de ce sujet avec son médecin traitant ou avec son gynécologue. Ces derniers peuvent replacer le problème dans sa juste perspective, de telle sorte que la patiente ne s'affole pas au moindre changement, mais prenne contact avec son médecin.

Vous trouverez davantage d'informations à propos de l'auto-examen et des différentes méthodes d'examen des seins sur le site Internet de la Belgian Society of Medical Oncology (www.bsmo.be) sous la rubrique « Contactez nous ? FAQ ».









Dépistage gratuit des cancers de la peau

News 06-04-04

En Belgique, 200 à 250 personnes meurent chaque année à cause d'un cancer de la peau. Le dépistage précoce devrait faire reculer ce chiffre. Les personnes à risque peuvent, cette année encore, demander un dépistage gratuit chez un dermatologue.

Sources : Metro, 06/04/04
              VT4, 05/04/04

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Chaque année, les dermatologues organisent une journée de dépistage gratuit. Elle aura lieu le 10 mai prochain. La plupart des dermatologues y participent bénévolement.

Pour davantage d'information à ce sujet (liste des participants, procédures d'inscription?) vous pouvez consulter le site www.euromelanoma.org ou appeler gratuitement le 0800 924 24.





Bouger !

News 09-04-04

« Bouger... Pour votre santé 30 minutes par jour suffisent... ». C'est le slogan de la campagne audiovisuelle menée par l'Observatoire de la Santé du Hainaut sur l'activité physique.
Pour en savoir plus, l'Observatoire vous propose une brochure de 32 pages. Vous y trouverez recommandations, conseils, témoignages, exemples pratiques, adresses utiles.

En 2002 l'Observatoire de la Santé du Hainaut a également développé une brochure sur la consommation des fruits et des légumes, pour une campagne audiovisuelle. La brochure de 32 pages est, elle aussi, composée des recommandations, conseils, recettes et adresses utiles.

Ces initiatives se déroulent pratiquement en même temps que la campagne ?Vinnig Vlaanderen' en Flandre, à propos de laquelle vous trouvez plus d'informations sur notre site néerlandophone?





Les UVA aussi dangereux que les UVB

News 03-04-04

Selon les résultats d'une étude menée par une équipe de chercheurs australiens, les ultraviolets A (UVA) du soleil pourraient être aussi néfastes que les ultraviolets B (UVB). En effet, les UVA seraient capables de provoquer des mutations dans les cellules souches de la peau et, par conséquent, pourraient être impliqués dans le déclenchement des cancers de la peau.

Sources :  La Dernière Heure, 23-03-04
               Belga, 22-03-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Rappelons tout d'abord que le rayonnement ultraviolet se décompose en trois types de rayons :
- les UVA, qui en constituent la partie majeure et entraînent un bronzage rapide mais fugace ;
- les UVB, qui provoquent un bronzage tardif mais persistant ;
- les UVC, qui sont extrêmement dangereux pour la peau et les yeux mais qui sont heureusement arrêtés par la couche d'ozone.

Jusqu'à présent, les chercheurs pensaient que les UVA étaient moins cancérigènes que les UVB. Mais un examen approfondi des cellules isolées de deux types de cancer de la peau a permis d'identifier des mutations génétiques causées par les UVA et les UVB. Les mutations causées par les UVA ont été découvertes dans des cellules d'une région profonde de la peau où sont situées les cellules souches. Pour leur part, les mutations causées par les UVB étaient concentrées dans les couches superficielles de la peau.

Les chercheurs de l'équipe du Professeur Gary Halliday (Sydney, Australie) estiment que les UVA pourraient contribuer de façon plus significative aux cancers de la peau que précédemment estimé en raison de leurs effets possibles sur la division des cellules souches.

Ces résultats devraient accentuer la mise en garde contre les expositions excessives au soleil ? mais aussi contre l'utilisation des bancs solaires qui émettent essentiellement des UVA !






L'aspirine préviendrait-elle le cancer de la prostate ?

News 02-03-04

On connaît les vertus de l'aspirine sur le plan cardiovasculaire, mais de plus en plus il semble qu'elle pourrait avoir un effet préventif global bien plus large. Le dernier en date porte sur le cancer de la prostate.

C'est du moins ce qui ressort d'une étude publiée récemment par le British Journal of Cancer.

Sources :  Le Généraliste, 18-02-04
               British Journal of Cancer 2204 ; 90 :93-99


Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Ce n'est pas la première fois que la question est posée. Au cours de ces dernières années, diverses équipes de chercheurs se sont en effet consacrées à mettre en évidence les propriétés anticancéreuses de l'aspirine (acide acétylsalicylique) et d'autres anti-inflammatoires. Mais aucune n'avait donné de résultats concluants.

Ce serait peut-être chose faite aujourd'hui, par la publication des résultats d'une équipe montréalaise qui montrent une réduction de 30% du risque de cancer de la prostate avancé et une diminution de 10 % du risque global de cancer de la prostate. La corrélation est donc non négligeable.

Le mécanisme par lequel l'aspirine procurerait une protection contre le cancer divise les scientifiques. Certains croient que l'aspirine restaurerait l'apoptose ? la mort cellulaire programmée -, une propriété des cellules normales qui disparaît dans les cellules cancéreuses. D'autres avancent que le médicament inhiberait le développement de vaisseaux sanguins (angiogenèse), ce qui bloquerait l'apport nutritif aux cellules cancéreuses en développement.

Quoi qu'il en soit, il est certainement trop tôt pour recommander l'utilisation régulière de l'aspirine pour la prévention du cancer de la prostate. De nombreuses autres facettes de cet effet potentiellement anticancéreux doivent encore être explorées, notamment le dosage nécessaire. Par ailleurs, la prise régulière d'aspirine peut occasionner des effets secondaires qui doivent eux aussi être évalués.





Cancer du col de l'utérus : du dépistage à la prévention

News 01-03-04

Le cancer du col de l'utérus est actuellement au cœur des préoccupations sanitaires. Les communiqués scientifiques relatifs à  la vaccination contre le virus du papillome humain (HPV) sont très positifs et indiquent que de 80 à 90% des cancers du col de l'utérus pourraient être évités grâce au vaccin. Mais, entre-temps, le dépistage au moyen d'un frottis reste essentiel et n'est toujours pas pratiqué de manière organisée dans notre pays.

Sources :  Gazet van Antwerpen 25/2/04
                Het Belang van Limburg 25/2/04
                Artsenkrant 17/2/04

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Chaque année, quelque 600 femmes sont touchées par le cancer du col de l'utérus en Belgique. Dans 80% de ces cas, un virus, le papillomavirus humain, joue un rôle dans l'apparition de la maladie. En mai 2004, 3 hôpitaux universitaires flamands entameront une campagne de vaccination contre le virus auprès de femmes de 15 à 25 ans. Ils espèrent ainsi que, grâce à la vaccination, 80 à 90% des cancers du col de l'utérus pourront être évités. Diverses verrues et infections au niveau des organes génitaux pourraient également être prévenues de cette façon. Des études supplémentaires sur le rapport coût/bénéfice sont encore nécessaires.

En attendant, le dépistage régulier reste indispensable. Notre Fondation insiste depuis des années pour qu'un dépistage soit organisé par les pouvoirs publics, comme c'est déjà le cas pour le cancer du sein. Car, malheureusement, l'analyse des frottis est pour l'instant pratiquée de manière «incontrôlée », si bien que certaines femmes subissent trop d'examens et d'autres pas assez. On estime que 20 à 30% des femmes ne se soumettent jamais à ce type de dépistage. Il serait préférable de pratiquer le premier dépistage du cancer du col de l'utérus un an après les premiers rapports sexuels ou, dans tous les cas, à partir de l'âge de 25 ans, puis (après un contrôle éventuel 1 an plus tard) tous les 3 ans si le frottis est normal. À partir de 50 ans, le dépistage peut être arrêté si la femme n'a pas été atteinte d'infections génitales fréquentes et si le dernier frottis n'a pas démontré la présence de l'HPV 16.






SU.VI.MAX: les résultats tant attendus de l'étude sur les légumes, les fruits et les antioxydants.

News 19-01-04

L'étude française SU.VI.MAX aura duré pas moins de 8 ans, pendant lesquels elle aura suivi plus de 13.000 hommes et femmes âgés de 35 à 60 ans. Ses résultats tant attendus montrent que, chez les hommes, l'apport d'antioxydants dans des doses comparables à celles d'une alimentation saine font baisser de 31% le risque général de cancer et de 37% la mortalité générale. Aucun impact n'a en revanche pu être décelé chez les femmes, pas plus qu'une quelconque incidence sur les affections cardiovasculaires chez l'un ou l'autre sexe.

Ces résultats plaident une fois encore la cause d'une alimentation riche en fruits et légumes, qui constituent d'importantes sources de vitamines, de minéraux et d'antioxydants.

La raison pour laquelle aucune différence n'a été détectée chez les femmes est sans doute liée au fait que les femmes ont par nature un taux d'antioxydants plus élevé que les hommes ou, plus simplement, que les femmes consomment de toute façon plus de fruits et légumes.

Comme nous le signalions plus haut, le risque de maladies cardiovasculaires est resté inchangé, de même que la qualité de vie et la sensation de ?bien-être'.

Les chercheurs se sont basés sur les résultats de cette étude pour réaliser un calcul intéressant en ce qui concerne spécifiquement la France: sur les 135.000 nouveaux cas de cancer dépistés en France chaque année chez des hommes de tous les âges, 12.000 pourraient être évités grâce à une consommation suffisante de fruits et légumes...

?Suffisante' signifie ici 5 portions par jour, à savoir 2 à 3 portions de fruits (1 portion = la taille d'une pomme), plus 100 g de crudités et 200 g de légumes cuits par jour.

Cette étude améliore nos connaissances relatives à l'alimentation des Français. Ces données pourront également être utilisées pour élaborer des campagnes d'information et de prévention en matière d'alimentation.


Source: http://www.suvimax.org






Plus de clarté sur la relation entre les fibres et le cancer de l'intestin

News 05-01-04

La relation entre les fibres alimentaires et le cancer de l'intestin fait l'objet de recherches depuis déjà plusieurs décennies. Afin de clarifier les conclusions que l'on peut tirer de toutes ces recherches combinées, des chirurgiens australiens ont récemment réalisé une analyse critique. Ils ont examiné plus de 164 études publiées entre 1988 et 2000. Ils en ont déduit qu'il n'y a actuellement aucune raison de formuler une recommandation générale en faveur des suppléments de fibres alimentaires. Bien que diverses études semblent révéler une action protectrice des fibres contre le cancer de l'intestin, cet effet n'a pas encore pu être prouvé avec certitude. De même, les hypothèses expliquant les mécanismes qui seraient à l'origine de cette action protectrice n'ont pas encore été confirmées non plus.

Source: Le Généraliste, 10 décembre 2003

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le fait que les suppléments alimentaires ne soient pas encore recommandés de manière générale est une position qui se défend, dans la mesure où l'action protectrice des fibres alimentaires dans et/ou contre le cancer de l'intestin n'a pas encore pu être prouvée de manière concluante. La Fondation est toutefois d'avis qu'il reste important ? ainsi que les auteurs de l'analyse le précisaient eux-mêmes ? de promouvoir une consommation suffisante de fibres alimentaires dès le plus jeune âge. On trouve les fibres alimentaires dans tous les produits à base de blé complet, tels que les différentes sortes de pain gris, le riz complet, les pâtes complètes, les légumes, les fruits, etc. Et, bien que l'on n'ait encore aucune certitude en ce qui concerne le cancer, les effets protecteurs des fibres contre les affections cardiovasculaires, l'hypertension et un taux élevé de cholestérol ont d'ores et déjà été démontrés. Ce sont surtout les céréales et les légumes qui sont recommandés à cet égard comme sources de fibres.

Une autre raison d'encourager la consommation de fibres en quantité suffisante est qu'elles suppriment la nécessité de prendre des suppléments alimentaires. Une alimentation saine et équilibrée garantit en effet un apport suffisant en fibres naturelles, rendant l'absorption de fibres sous forme de pilules totalement superflue.

L'action protectrice des fibres alimentaires semble en outre avoir été confirmée une fois de plus à la mi-2003 par les résultats d'une étude américaine et d'une étude européenne, qui impliquaient près de 600.000 sujets au total.

Dernière mise à jour : ( 20-01-2009 )
 

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