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2008 Archives - Actualités prevention

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-Prévention du cancer du col de l’utérus : le frottis reste conseillé même après la vaccination News 06-12-08 
-Projets de dépistage du cancer du côlon en Belgique News 03-12-08 
-Pesticides dans l’alimentation et risque de cancer News 27-10-08 
-Dépistage du cancer du côlon : quoi de neuf ? News 22-10-08 
-Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : remboursement élargi aux 16-18 ans ! News 15-10-08 
-Vitamine D et calcium contre le cancer du gros intestin ? News 15-10-08 
-Surpoids : facteur de risque pour le cancer News 14-09-08 
-Surpoids : pas toujours néfaste pour la santé ?! News 05-09-08 
-Cancer du col de l’utérus : vacciner ou dépister ? News 14-08-08 
-Pour ou contre l’auto-examen des seins ? News 28-07-08 
-Du vin contre le cancer du poumon ?! News 24-07-08 
-Contrôler le nombre d’examens par scanner News 16-07-08 
-Des scientifiques mettent en garde contre les dangers du portable News 20-06-08 
-Poisson et épinards, une association cancérigène ? News 05-06-08 
-La compagnie Coca Cola supprime l’E211 de ses produits News 04-06-08 
-Cancers du sein : les produits chimiques au banc des accusés ? News 08-04-08 
-Cancer du col de l’utérus : un frottis tous les trois ans suffit News 05-03-08 
-Nouveau test de dépistage du cancer de la prostate ? News 03-03-08 
-Leucémie chez l’enfant : découverte de cellules précancéreuses News 26-01-08 
-Vigilance à propos des produits amincissants ! News 23-01-08 


 

Prévention du cancer du col de l’utérus : le frottis reste conseillé même après la vaccination   

News 06-12-08

Ces dernières semaines, on a pu lire dans quelques quotidiens que des médecins généralistes hollandais seraient opposés au vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Cela entraînerait, selon eux, plus de décès.

La vaccination ne serait efficace qu’à 70% et dès lors un certain nombre de femmes pourraient courir un risque en négligeant le frottis, à cause d’un faux sentiment de sécurité.

Selon le professeur Van Damme (Centre de Vaccination de l’Université d’Anvers), la vaccination contre le cancer du col de l’utérus est absolument utile. Des études scandinaves ont démontré que les femmes optant pour la vaccination ont une plus grande tendance à se soumettre à des tests préventifs.
En proposant uniquement le frottis du col, 40 % des femmes échappent encore à la prévention. Un nombre de femmes se soumettent à ce test trop fréquemment … et d’autres pas du tout. Dès lors, la vaccination serait, selon le professeur Van Damme, un moyen efficace pour faire diminuer le nombre de cas de cancers du col de l’utérus.

Selon le professeur Poppe (Hôpital universitaire de Louvain), un suivi correct après la vaccination des jeunes filles est absolument nécessaire. Dès l’âge de 25 ans, un frottis devrait être effectué tous les 3 ans. Selon lui, une nouvelle campagne d’information serait utile pour bien préciser que le suivi reste indispensable, même après la vaccination.

L’association des gynécologues plaide en faveur d’une vaccination reprise dans le programme médical des écoles secondaires afin d’atteindre un plus grand nombre de jeunes filles.

Grâce à un bon suivi, le vaccin pourrait sauver de nombreuses vies.

Sources : Belga, 20-11-08; Het Laatste Nieuws, 21-11-08; Het Nieuwsblad, 21-11-08; Artsenkrant, 25-11-08; Onco, 01-11-08; Le Soir, 21-11-08; La Dernière Heure, 21-11-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le nouveau vaccin contre le cancer du col de l’utérus ne signifie pas la fin des frottis. Malgré le fait que la vaccination réduise de 70% le risque de cancer du col de l’utérus,  elle n’offre pas une protection absolue. En effet, certaines formes moins fréquentes de papillomavirus ne sont pas encore couvertes par la vaccination. De plus, nous ne connaissons pas encore la durée de protection de cette vaccination, d’où l’importance de poursuivre le dépistage du cancer du col de l’utérus par le biais du frottis.


Projets de dépistage du cancer du côlon en Belgique   

 News 03-12-08

Des projets visant à promouvoir le dépistage du cancer du côlon se mettent en place en Belgique, tant dans la partie francophone que néerlandophone du pays. En Flandre, un projet pilote a démarré dans trois communes : Schilde, Vosselaar et Borgerhout.

Sources : Belga, 18-11-08; Le Journal du Médecin, 18-01-08; De Morgen, 19-01-08; Metro, 19-11-08; La Capitale, 18-11-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Selon les recommandations du Code européen contre le Cancer (qui datent déjà de 2003), tous les hommes et femmes devraient se soumettre régulièrement à un dépistage du cancer du côlon à partir de 50 ans. Ce cancer est en effet l’un des plus fréquents en Europe. En Belgique, il est le deuxième type de cancer diagnostiqué le plus souvent chez les femmes (13,3 % de tous les cancers; 3 408 cas en 2005) et le troisième chez les hommes (13,1% de 4 111 cas en 2005).

Dans la partie francophone du pays, plus d’1,1 million de personnes âgées de 50 à 74 ans recevront à partir du mois de mars 2009 un courrier les invitant à se procurer un kit de test gratuit auprès de leur médecin et ce, tous les deux ans. Les personnes qui présentent un risque accru (antécédents familiaux de cancer du côlon, entérite chronique) seront invitées à effectuer une coloscopie. Environ 20 % de la population sont concernés. Les 80 % restants recevront un test permettant de détecter des traces microscopiques de sang dans les selles – trois prélèvements de selles différents sont nécessaires à cet effet. Le test comprenant les trois échantillons devra ensuite être renvoyé par la poste. Le résultat sera communiqué au médecin traitant et, s’il est positif, au patient également.

Il existe plusieurs méthodes de dépistage : coloscopie, coloscopie virtuelle par CT-scan ou détection de traces microscopiques de sang dans les selles. C’est ce dernier type de test qui est utilisé dans le cadre du projet pilote lancé en Flandre. On a opté pour le test iFOBT (méthode immunochimique), qui est plus précis et qui nécessite seulement 1 échantillon de selles au lieu de 3 pour le test gFOBT (au guaiac). Dans les communes pilotes, la moitié de la population âgée de 50 à 75 ans recevra le test par courrier et l’autre moitié par le biais des médecins généralistes, afin de déterminer s’il y a une différence entre les deux groupes en termes de réponse et de qualité des prélèvements. L’objectif est de réduire, via le dépistage précoce, le taux de mortalité de 15 à 20 % et de permettre un traitement moins invasif. Si le test ne révèle aucune trace de sang dans les selles (résultat négatif), il est recommandé de refaire ce test tous les deux ans. S’il y a effectivement des traces de sang (résultat positif), une coloscopie est nécessaire. Il faut cependant souligner qu’un résultat positif n’est pas systématiquement le signe d’un cancer du côlon et peut être dû à d’autres facteurs tels que des hémorroïdes, une entérite, etc. Ce projet pilote se déroulera jusqu’au 31/10/09 afin de déterminer si une mise en œuvre généralisée dans toute la Flandre est réalisable. 


Pesticides dans l’alimentation et risque de cancer

News 27-10-08

Le Pesticide Action Network (PAN)* européen met en garde contre des concentrations inquiétantes de pesticides dans les fruits, les légumes et les céréales, comme le révèle un rapport de l’Union européenne. Les fruits, légumes et céréales européens contiendraient 20 % de pesticides de plus qu’il y a cinq ans. Cinq des pesticides les plus utilisés dans l’industrie alimentaire sont considérés comme cancérigènes ou susceptibles de perturber le système hormonal de l’être humain. Les échantillons analysés ont permis de détecter 23 types de pesticides différents, présents dans des concentrations suffisamment élevées pour représenter un risque pour la santé.

* Réseau européen d’action contre les pesticides

Source : Pesticide Action Network Europe, 15-10-08
 
Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Différentes études ont montré l’effet cancérigène de certains pesticides. Il est cependant difficile d’évaluer le risque, en raison de plusieurs facteurs.
Si un pesticide donné provoque le cancer, c’est à long terme - au bout de 15 à 20 ans par exemple. Démontrer un lien de cause à effet dans ces conditions s’avère dès lors difficile.
Il est également malaisé d’étudier l’effet d’une combinaison de pesticides mais il se peut que la présence simultanée de plusieurs pesticides dans l’alimentation représente un risque plus grand.

Au niveau européen, les concentrations maximales de pesticides dans l’alimentation sont néanmoins limitées par la loi. Si en Europe ces normes sont dépassées dans un nombre limité d’échantillons, le problème s’avère globalement deux fois plus important en dehors de l’Europe.

Vu que bon nombre de pesticides différents sont utilisés dans l’alimentation, une prévention consiste à varier sa consommation de légumes, de fruits et de céréales. Vous éviterez ainsi d’ingérer une concentration (trop) élevée d’un type de pesticide donné. Pour varier au mieux votre consommation de fruits et de légumes, alternez les couleurs et choisissez toujours des produits de saison. Laver et éplucher les aliments permet également de réduire la concentration de pesticides. Et pourquoi ne pas songer aussi aux fruits et légumes BIO?

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Dépistage du cancer du côlon : quoi de neuf ?  

News 22-10-08

Selon des chercheurs américains, la coloscopie virtuelle basée sur CT-scan serait suffisamment fiable pour déceler des polypes intestinaux et nettement plus sensible que les méthodes fondées sur la détection de sang dans les selles et la sigmoïdoscopie (endoscopie de la partie gauche du gros intestin).

Sources : Le Journal du Médecin, 23-09-08 ; New England Journal of Medicine 2008 ; 359 :1207-17, 1218-24&1255-7

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

La coloscopie virtuelle par CT-scan offre l’avantage d’être moins invasive et moins gênante qu’une coloscopie réelle réalisée à l’aide d’un endoscope (un tube souple introduit dans le côlon via l’anus). Le risque de perforation de l’intestin est également inexistant, alors qu’il n’est pas exclu lors d’une endoscopie (même si ce cas de figure est heureusement très rare).

Cependant, la coloscopie virtuelle par CT-scan comporte aussi des inconvénients. L’examen exige, tout comme l’endoscopie, une préparation désagréable pour vider l’intestin ; pendant l’examen proprement dit, l’injection d’air dans l’intestin est désagréable et l’évacuation de cet air par la suite est aussi source d’inconfort. Autre désavantage : dans environ 17 % des cas, l’examen conclut à la présence d’un ou plusieurs polypes, alors qu’en réalité, une personne sur quatre a effectivement un polype. Des anomalies extérieures à l’intestin sont parfois constatées, ce qui entraîne des examens complémentaires pour 16 % de ces personnes : or, il ressort souvent que ces anomalies ne peuvent être traitées (exception faite de l’anévrisme de l’aorte : une dilatation de la paroi de l’aorte abdominale, qui s’accompagne d’un risque de rupture). Il faut également tenir compte du fait que si une anomalie du côlon est décelée, il faut quand même réaliser une coloscopie par la suite afin d’effectuer une biopsie (échantillon de tissu) ou de procéder à l’ablation du polype.

La dose d’irradiation liée à un examen par CT-scan est certes acceptable, mais il ne faut pas négliger l’effet cumulatif si cet examen a lieu tous les 5 ans. Il arrive aussi que la coloscopie virtuelle par CT-scan ne détecte pas certaines tumeurs plates ou déprimées.

Enfin, le coût du CT-scan est également assez élevé.

Un autre problème concerne la fréquence à laquelle l’examen de dépistage du cancer du côlon doit être effectué. Selon une étude récente menée par des chercheurs américains, le risque de cancer du côlon chez les personnes pour lesquelles aucun cancer colorectal n’a été décelé lors d’une première coloscopie serait extrêmement faible après 5 ans (2,4 personnes sur 1000 après 5 ans). Le risque d’adénome avancé (tumeur bénigne qui peut dégénérer en tumeur maligne) est également faible, mais légèrement plus élevé chez les hommes que chez les femmes. C’est pourquoi les directives américaines recommandent d’effectuer un dépistage tous les 10 ans chez les personnes dont la coloscopie s’est révélée normale et la coloscopie virtuelle par CT-scan est l’une des méthodes de dépistage recommandées 


Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : remboursement élargi aux 16-18 ans

News

Dès le 1er décembre 2008, le vaccin contre le cancer du col de l’utérus sera également largement remboursé pour les jeunes filles âgées de 16 à 18 ans.

Source : En Marche, 02-10-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Chaque année, le cancer du col de l’utérus touche plus de 700 femmes en Belgique. Sans compter les nombreuses lésions précancéreuses découvertes au dépistage. A l’origine de ce cancer, on trouve une famille de virus, appelés « virus du Papillome Humain » ou HPV. Il en existe près de 100 variétés différentes et certaines d’entre elles sont capables d’induire un cancer.

Aujourd’hui, deux vaccins contre le cancer du col de l’utérus sont disponibles en Belgique. Le premier, le Gardasil, vise 4 types de papillomavirus à haut risque (HPV 6, 11, 16 et 18), responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus et de 90 % des verrues génitales (condylomes). Le second, le Cervarix, cible les deux types les plus fréquents de papillomavirus humains cancérigènes, à savoir les HPV 16 et 18.

Ces deux vaccins coûtent quelque 130 € par dose et la vaccination requiert 3 doses. Grâce au remboursement de ce médicament en catégorie B, les jeunes filles faisant partie de la catégorie d’âge ciblée (de 12 à 18 ans, à partir du 1er décembre) ne paient  que 10,80 € par dose (ou 7,20 € si elles bénéficient du statut BIM ou du statut OMNIO). La vaccination complète consiste en 3 injections et le coût total à leur charge est donc de 32,40 €.

Près d’un an après le remboursement de ces deux vaccins, 115 000 adolescentes âgées de 12 à 16 ans ont déjà été vaccinées, soit la moitié de cette classe d’âge.

L’élargissement du remboursement aux jeunes filles âgées de 16 à 18 ans entrera en vigueur au 1er décembre 2008. Le gouvernement a donné son accord pour un budget de 41 millions d’euros supplémentaires pour financer cette mesure. Il est donc conseillé aux jeunes filles de cette nouvelle tranche d’âge qui n’ont pas encore été vaccinées contre le cancer du col de l’utérus d’attendre cette date avant de procéder à la première injection du vaccin, afin de bénéficier du remboursement.

Rappelons  que cette vaccination ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus par frottis. Celui-ci doit être réalisé tous les 3 ans, dès l’âge de 25 ans et jusqu’à 65 ans.


Vitamine D et calcium contre le cancer du gros intestin ?

News 15-10-08

Certains minéraux et vitamines font, depuis quelques années, l'objet d'études sur l'alimentation et la prévention du cancer. Respecter l'apport journalier recommandé en calcium contribuerait ainsi à réduire le risque de cancer du côlon. Il en irait de même pour la vitamine D. Mieux encore : consommés conjointement en quantités suffisantes, le calcium et la vitamine D seraient de précieux alliés dans la lutte contre le cancer du côlon…

Source:  Le Généraliste, 02-10-08
 
Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Les résultats de divers travaux de recherche suggèrent que l'alimentation et le cancer du côlon seraient liés à deux niveaux.
D'une part, certains facteurs tels qu’une consommation importante de viande rouge et de charcuterie, une consommation excessive d'alcool et le surpoids entraîneraient une augmentation des risques.
D'autres facteurs joueraient par contre un rôle inverse et nous protégeraient de la maladie. Outre la consommation de calcium et de produits laitiers, citons l'exercice physique, une alimentation riche en fibres et la consommation d'ail. Tout laisse entendre que la vitamine D produirait des effets similaires, mais les recherches doivent encore être poursuivies à ce niveau.

Il semble que le vieux dicton affirmant que "le tout est supérieur à la somme des parties"  se vérifie ici. Dans la lutte contre le cancer du côlon, l'effet protecteur du calcium consommé en quantités suffisantes se trouverait renforcé par un apport suffisant en vitamine D – et inversement.

Ces données ne facilitent pas la tâche des scientifiques : ils doivent non seulement formuler avec précision les quantités recommandées de chaque nutriment, mais il leur faut aussi poursuivre les analyses sur les interactions entre les nutriments. Un nouveau défi pour la science !

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'alimentation dans la prévention du cancer. 

  


Surpoids : facteur de risque pour le cancer 
 

News 14-09-08

L’hypothèse selon laquelle un léger surpoids aurait un effet plutôt favorable avait été avancée dans un communiqué précédent, mais il ressort à présent d’une étude publiée dans le British Journal of Cancer que chaque demi-kilo de surpoids accroît le risque de développer certains cancers. Une perte de poids fait de nouveau diminuer ce risque.
 
Sources : Belga, 07-09-08; Het Belang van Limburg, 08-09-08; De Morgen,08-09-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Une analyse mondiale a révélé l’existence d’un lien entre le surpoids et les types de cancers suivants : sein, côlon, utérus et prostate. On sait depuis longtemps que le surpoids constitue un facteur de risque de développer un cancer du sein chez les femmes ménopausées ; cette analyse l’a d’ailleurs confirmé. Le risque de cancer du sein augmente même de 5 % par 5 kg de surpoids. Une perte de poids entraîne en revanche une diminution du taux d’œstrogènes (un type d’hormones féminines) dans l’organisme et, par conséquent, le risque de cancer du sein. En ce qui concerne les cas – beaucoup plus rares – de cancers du sein diagnostiqués avant la ménopause et selon les études épidémiologiques menées à ce jour, le surpoids semble curieusement avoir plutôt un effet protecteur. Selon qu’il survient avant ou après la ménopause, le cancer du sein est en réalité une affection différente, qui ne fait généralement pas l’objet d’un traitement identique. Dans tous les cas, les raisons qui incitent à éviter un surpoids sont toujours plus nombreuses, chez les femmes non ménopausées également. 

Une raison supplémentaire donc d’adopter une alimentation saine et équilibrée, combinée à une activité physique régulière. 


Surpoids : pas toujours néfaste pour la santé ?!

News 05-09-08

Selon l’hebdomadaire Le Généraliste, plusieurs études récentes indiquent qu’un léger surpoids entraînerait divers avantages pour la santé ainsi qu’un taux de mortalité moindre par rapport aux individus présentant un poids normal. L’effet protecteur s’expliquerait essentiellement par une immunité accrue, un nombre moins élevé de fractures de la hanche et de suicides, ainsi qu’un plus faible taux de mortalité lié aux maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Faut-il dès lors redéfinir les notions de « surpoids » et d’« obésité » ?

Source : Le Généraliste, 04-09-08
 
Commentaire de la Fondation contre le Cancer

L’indice de masse corporelle (ou BMI) est généralement utilisé pour évaluer le risque du surpoids pour la santé. Vous pouvez le calculer vous-même en divisant votre poids (en kilos) par le carré de votre taille (en m²). Une personne dont le BMI est inférieur à 18,5 présente un poids trop faible. Un BMI supérieur à 25 révèle un surpoids.

Ces valeurs seuils sont à présent remises en cause : un BMI de 30 équivaudrait toujours à un poids sain et offrirait même certains avantages en termes de santé.

Indépendamment du BMI, il faut cependant tenir compte de la circonférence abdominale,  car la graisse abdominale est néfaste pour la santé. Un tour de taille trop élevé indique un risque accru de diabète et des taux de lipides et de cholestérol sanguins trop importants. On considère que le tour de taille est excessif à partir de 88 cm chez les femmes et de 94 cm chez les hommes.

Il ne faut pas non plus oublier qu’un BMI supérieur à 25 peut également accroître le risque de développer d’autres maladies, notamment des problèmes de dos et d’articulations, ainsi que certains types de cancers.

Dans un rapport récent, le Fonds mondial de recherche contre le cancer (FMRC) a formulé dix recommandations axées sur le rôle de l’alimentation et de l’activité physique dans la prévention du cancer. Il est frappant de constater que les trois premières de la liste sont qualifiées de prioritaires et sont toutes liées au surpoids. Le surpoids est donc le premier facteur à surveiller, en raison de son rôle potentiel dans l’apparition de différents types de cancers.

Actuellement, il est donc toujours conseillé de considérer un BMI de 25 comme la valeur maximale – une position également défendue par les auteurs de l’article publié dans Le Généraliste. Le FMRC avance aussi quelques conseils pratiques :

Essayez d’être le plus mince possible dans la fourchette de poids dite « normale » :
• Au cours de l’enfance et l’adolescence, veillez à ce que le poids augmente jusqu’à atteindre la limite inférieure de la fourchette normale de BMI à l’âge de 21 ans.
• Veillez à maintenir votre poids dans la fourchette normale à partir de 21 ans.
• Évitez la prise de poids et surveillez votre tour de taille à l’âge adulte.
Intégrez une activité physique dans votre vie quotidienne :
• Pratiquez chaque jour une activité physique modérée (marcher d’un pas rapide, par exemple) pendant minimum 30 minutes.
• Lorsque votre condition s’améliore, fixez-vous pour objectif de pratiquer chaque jour une activité moyennent intensive pendant 60 minutes ou une activité plus intensive pendant 30 minutes.
• Limitez vos habitudes sédentaires – regarder la télévision, par exemple.

Limitez la consommation d’aliments hautement énergétiques et évitez les boissons riches en sucres :
• Consommez le moins possible d’aliments hautement énergétiques (>250 kcal par 100 g).
• Évitez les boissons riches en sucres.
• Évitez le plus possible le « fast-food ».

 


Cancer du col de l'utérus : vacciner ou dépister ?

News 14-08-08

 

Deux articles récents parus dans la presse néerlandophone posent à nouveau la question de la vaccination et du dépistage des cancers du col de l'utérus.
Dans « De Standaard » du 22 juillet, différents universitaires de la KULeuven et du Vaccin & Infectieziekten Instituut de l'UA déplorent les retards dans l'organisation d'une vaccination systématique des jeunes filles. Ils insistent également sur la nécessité d'une négociation préalable avec le secteur pharmaceutique afin de faire baisser le prix du vaccin.
Quant à Luc Bonneux, dans le journal De Tijd du 30 juillet, il plaide d'un point de vue strictement économique pour l'abandon du dépistage des cancers du col utérin au profit de la vaccination.

Sources : De Standaard, 22-07-08 ; De Tijd, 30-07-08

Commentaire de la Fondation  contre le Cancer

La santé devrait être un sujet consensuel par excellence et pourtant, ces deux articles montrent que rien dans notre petit pays n'est à l'abri de la polémique.
Rappelons simplement quelques évidences.

En matière de vaccins préventifs :
- Oui, la vaccination réduit fortement le risque de cancer du col de l'utérus et doit donc être proposée à toutes les jeunes filles.
- Oui, il est nécessaire que les pouvoirs publics coordonnent leurs actions pour obtenir ce vaccin au meilleur prix et organiser la vaccination de façon systématique.

En matière de dépistage :
- Non, l'organisation du dépistage des cancers du col utérin n'est pas actuellement idéale dans notre pays (trop de frottis chez certaines femmes, pas du tout chez d'autres).
- Non, la vaccination ne permet pas de se passer totalement du dépistage puisque la protection offerte par le vaccin n'est pas de 100%.

Dans les deux cas, le maître mot est bien « organisation » et c'est à ce niveau que tous les efforts devraient porter.



Pour ou contre l'auto-examen des seins ?

News 28-07-08

Selon une étude épidémiologique danoise, l'auto-examen mensuel des seins n'entraîne aucune diminution du taux de décès dû à un cancer. En revanche, cet auto-examen serait à l'origine d'une hausse des consultations chez le généraliste. Aux Pays-Bas, cette étude a incité la Fondation néerlandaise de lutte contre le cancer (KWF) à retirer toutes les brochures relatives à l'auto-examen des seins.

Source: Het Laatste Nieuws, 22-07-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

On sait depuis longtemps que l'auto-examen des seins ne peut certainement pas se substituer à une mammographie de dépistage (effectuée tous les 2 ans chez les femmes de 50 à 69 ans, ou plus fréquemment et/ou plus tôt à la demande du médecin traitant). Une mammographie permet en effet de déceler des lésions qui ne sont pas encore palpables ou visibles à l'œil nu (contrôle visuel). Le contrôle visuel des seins (c'est-à-dire leur observation devant un miroir) est d'ailleurs plus important que la palpation. Faut-il par conséquent déconseiller à toutes les femmes de procéder à un auto-examen des seins ? La réponse est « non », mais il faut savoir qu'un tel examen, s'il n'est pas effectué correctement, offre un faux sentiment de sécurité. De même, il faut souligner qu'un auto-examen ne peut jamais remplacer un dépistage mammographique. En pratique, chaque femme est donc invitée à discuter avec son médecin traitant (gynécologue ou généraliste) afin de déterminer s'il / elle estime nécessaire de réaliser cet auto-examen. Si le médecin préconise de le faire, il / elle doit fournir des explications claires à la patiente et lui montrer comment procéder.



Du vin contre le cancer du poumon ?!

News 24-07-08


La consommation de vin rouge réduirait de 13% le risque de développer un cancer du poumon. Ces résultats proviennent d'une comparaison entre les habitudes alimentaires de personnes atteintes ou non d'un cancer du poumon en Espagne1. La consommation d'alcool était tout aussi importante dans les deux groupes, mais les personnes non atteintes d'un cancer du poumon buvaient du vin rouge plus fréquemment. Selon les chercheurs, cet effet protecteur s'expliquerait par la présence d'antioxydants comme le resvératrol et les tanins.

Source:  Health and Food, 01-07-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Les chercheurs espagnols ne sont pas les seuls à être arrivés à cette conclusion, également partagée par leurs confrères californiens².
À ce jour, il n'existe toutefois aucune donnée suffisante attestant d'un quelconque effet protecteur de l'alcool contre certains types de cancers, y compris celui du poumon. Des études complémentaires sont donc nécessaires, comme le soulignent d'ailleurs les chercheurs concernés.

L'effet protecteur des antioxydants tels que le resvératrol et les tanins a certes déjà été mis en évidence, tant contre le cancer que les maladies cardiovasculaires. Faut-il dès lors en conclure que boire davantage de vin rouge serait bénéfique ? Ce n'est pas le cas, que du contraire...

Il existe en effet des données convaincantes indiquant que l'alcool accroît le risque de développer certains types de cancers, à savoir le cancer de la bouche, du pharynx, du larynx et de l'œsophage, ainsi que le cancer du sein chez les femmes et le cancer de l'intestin chez les hommes.
Les boissons alcoolisées accroissent sans doute également le risque de cancer de l'intestin chez les femmes et ? parce qu'elles peuvent induire une cirrhose ? le risque de cancer du foie.

Une fois encore, le message à retenir est que l'excès nuit en tout. En matière de prévention des cancers, mieux vaut donc ne pas boire d'alcool du tout. Si ce n'est pas le cas, il semble raisonnable de limiter la consommation à deux boissons alcoolisées par jour pour les hommes et à une seule pour les femmes et les plus de 65 ans. Le vin rouge constitue alors le meilleur choix.

Cette recommandation ne s'applique toutefois pas à certains groupes:
„X les femmes exposées à un risque accru de cancer du sein
„X les moins de 21 ans
„X les femmes qui tentent d'avoir un enfant, enceintes ou allaitantes
„X les personnes souffrant d'une affection spécifique - un ulcère de l'estomac, par ex.
„X les personnes qui prennent certains médicaments
„X les personnes qui doivent conduire un véhicule
„X les personnes qui ont suivi une cure de désintoxication
Toutes ces personnes doivent idéalement s'abstenir de boire de l'alcool.

Par ailleurs, les antioxydants bénéfiques présents dans le vin rouge se retrouvent également dans d'autres aliments comme le thé, les noix (les cacahuètes, par ex.), les légumes (les avocats, par ex.) et les fruits (certaines baies, les framboises, par ex.). Un dernier conseil pour conclure: optez pour la plus grande diversité en matière de fruits et de légumes, tant en ce qui concerne la variété que la couleur ! Vous vous assurez ainsi un apport en antioxydants des plus varié, tout au long de l'année.
________________________________________
1 Ruano-Ravina A., Figueiras A, Barros-Dios JM ; Type of wine and risk of lung cancer : a case-control study in Spain ; Thorax 2004 ; 59 :981-985.
² Chao C. ; Associations between beer, wine, and liquor consumption and lung cancer risk : a meta-analysis ; Cancer Epidemiol. Biomarkers Prev. 2007 ; 16(11) : 2436-47.





Contrôler le nombre d'examens par scanner

News 16-07-08

Une étude menée à l'Université d'Anvers par le Dr Tom Mulkens souligne la nécessité de limiter le nombre d'examens par scanner au cours d'une vie. Le scanner est une méthode d'imagerie de plus en plus utilisée mais il est nécessaire de prendre en compte l'irradiation et les risques qui en découlent.

Sources : La Capitale, 05-08-08 ; La Dernière Heure, 05-07-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Les progrès de l'imagerie médicale permettent chaque jour de sauver des vies : on détecte des maladies qui seraient passées inaperçues naguère, ou qui auraient été diagnostiquées trop tard. Mais ces nouvelles techniques d'imagerie ont aussi des inconvénients, comme par exemple l'accumulation des rayonnements auxquels certaines d'entre elles nous exposent.

Un scanner équivaut à 5 à 20 millisieverts (le millisievert ou MSv est l'unité utilisée pour mesurer les effets biologiques des rayonnements). « Or les Nations Unies estiment la limite à 100 ? 200 millisieverts dans une vie », explique Tom Mulkens. Ceci équivaut à une vingtaine de scanners ou un millier de radiographies (10 à 20 fois moins irradiantes).

Nous ne disposons pas encore d'études spécifiques sur les éventuels effets néfastes des rayonnements reçus lors de scanners. La plupart des données disponibles concernent les personnes irradiées par les deux bombes atomiques de la seconde guerre mondiale ou travaillant dans des usines de production nucléaire. Il ressort de ces études que le risque semble augmenter à partir de 20 mSv, ce qui est la dose délivrée par 2 à 4 scanners.

Il est clair que le risque de développer un cancer dû au rayonnement délivré par un scanner est très faible. Mais ce faible risque est multiplié par le grand nombre de scanners proposés aujourd'hui.

Il est donc recommandé de :
- Diminuer les doses délivrées lors de chaque examen. Ceci est surtout possible avec les scanners de dernières génération.
- Remplacer le scanner par d'autres examens non irradiants (IRM ou échographie) chaque fois que possible.
- S'en tenir aux examens indispensables.



Des scientifiques mettent en garde contre les dangers du portable

News 20-06-08

Le 15 juin dernier, vingt scientifiques internationaux ont lancé une mise en garde contre les dangers potentiels des téléphones portables (GSM).
Ils concluent leur appel par 10 recommandations qui peuvent se résumer en une seule : s'éloigner le plus possible du GSM et limiter les communications.

Sources : Belga, 15-06-08, Het laatste nieuws, 15-06-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

L'usage croissant du téléphone portable ou GSM pose la question des conséquences possibles des ondes émises pour notre santé.

De nombreuses études épidémiologiques sont en cours pour tenter de faire toute la lumière sur cette problématique. La plus importante d'entre elles, coordonnée par l'IARC (International Agency for Research on Cancer), a démarré en 1999-2000 et est toujours en cours. Cette étude internationale, intitulée INTERPHONE, est menée en collaboration avec une quinzaine de pays et des résultats préliminaires ont déjà été publiés. Un rapport (en anglais) est disponible sur le site : http://iarc.fr/ENG/Units/RCA4.php).
L'objectif de cette grande étude épidémiologique est d'analyser le lien éventuel entre l'utilisation du téléphone portable et la fréquence des tumeurs du cerveau (cellules gliales et méninges), des glandes salivaires et des nefs acoustiques, soit les organes ou les zones les plus exposés aux ondes émises par les téléphones portables.

Les premiers résultats ne sont pas rassurants. Ils semblent indiquer une augmentation du risque en ce qui concerne les méningiomes et les neurinomes acoustiques en cas d'utilisation intense et de longue durée (plus de 10 ans). Cette augmentation de risque n'a pas été mise en évidence pour les tumeurs des glandes salivaires et est encore peu claire en ce qui concerne les gliomes.

Bon nombre de scientifiques s'accordent aujourd'hui à dire que, même s'il n'existe pas (encore) de preuves formelles dans ce domaine, le principe de précaution doit être d'application. Cela ne signifie pas que les GSM seront interdits du jour au lendemain, mais il est clair que diverses mesures doivent être prises. Parmi celles-ci, nous insistons sur les recommandations suivantes :
- ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable (sauf en cas d'urgence) ;
- conversations très courtes et utilisation préférentielles des SMS ;
- pas d'appel dans un véhicule en mouvement (la puissance émise par le GSM pour trouver l'antenne relais la plus proche étant alors très importante) ;
- éviter de mettre le portable près de l'oreille au moment où le numéro d'appel se compose ;
- éviter de porter le GSM sur soi, même en veille (toutes les 5 minutes en moyenne une géo-localisation du portable se met en route).

Bref, les nombreux accros du GSM vont devoir changer profondément leurs habitudes !

 




Poisson et épinards, une association cancérigène ?

News 05-06-08

Ce n'est pas la première fois que l'on entend dire que le poisson et les épinards pourraient provoquer le cancer en raison de leur teneur élevée en nitrosamines. Récemment, cette information a provoqué une grande confusion aux Pays-Bas.

Source: Evita, 01-06-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Les nitrates et les nitrites sont des molécules présentes naturellement dans l'environnement (eau, air, sol) ainsi que dans notre alimentation. On trouve la plus grande part (85%) des nitrates que l'on consomme dans les légumes comme les betteraves, le céleri, la laitue, les radis et les épinards. Une fois ingérés, 5 à 8 % des nitrates sont transformés en nitrites au contact des bactéries présentes dans la bouche et l'estomac. Les nitrites peuvent réagir avec certaines protéines (ou amines) des aliments (fromages, viande ou poisson) pour former des nitrosamines qui sont potentiellement cancérigènes.

Dans le passé, certaines études ont avancé l'hypothèse selon laquelle les nitrosamines pourraient favoriser l'apparition du cancer de l'estomac. À ce jour, ce rôle n'a cependant pas été confirmé. Certains scientifiques pensent qu'au moment du passage des aliments dans le système digestif, l'acidité de l'estomac ne permettrait pas la formation de nitrosamines.

Notons également que les nitrosamines ne se trouvent pas uniquement dans l'alimentation (tabac, cosmétiques, exposition professionnelle) ni dans la seule association poisson-épinards. Ils se forment dans les aliments de différentes manières, par la liaison des nitrates/nitrites aux protéines, surtout à des températures élevées, comme lors de la friture ou de la cuisson à la poêle.

Par ailleurs,  les épinards peuvent être plus ou moins riches en nitrates. C'est surtout le cas en hiver, lorsqu'ils sont cultivés en serre. Mieux vaut donc consommer des épinards frais en saison, c'est-à-dire de mars à octobre. Evitez aussi de réchauffer longuement et lentement des épinards déjà cuits, ce qui favorise la formation de nitrites.
Et de façon générale, mieux vaut éviter, par précaution, de consommer trop souvent un mélange d'aliments riches en nitrates (épinards d'hiver, betterave, céleri, laitue?) et en protéines (poisson, viande, laitages?).

 




La compagnie Coca Cola supprime l'E211 de ses produits

News 04-06-08

Au mois d'août 2008, plus un seul Cola light ou Cola zéro ne contiendra encore d'E211. Et à la fin de l'année 2008, tous les autres produits de la compagnie Coca Cola seront également exempts d'E211. Ce retrait est notamment motivé par les effets potentiellement néfastes de cet additif sur notre ADN. Il favoriserait  également l'hyperactivité chez les enfants.

Sources: Het Nieuwsblad, 26-05-08; De Morgen, 26-05-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

L'E211 ou benzoate de sodium est un additif utilisé comme conservateur dans l'industrie alimentaire. À ce jour, la législation européenne autorise son utilisation, à condition que sa concentration ne dépasse pas la valeur maximale prescrite.

Il semble à présent que l'E211 pose surtout problème en présence de certaines autres substances. Combiné à certains colorants, il jouerait un rôle dans le développement de l'hyperactivité chez les enfants. Associé à une consommation d'alcool excessive, il pourrait entraîner des dommages au niveau de l'ADN (support du patrimoine génétique) et favoriserait diverses maladies (entre autres la maladie de Parkinson).

Combiné à la vitamine C, l'E211 pourrait se transformer en benzène. Or, plusieurs études scientifiques ont  montré l'existence d'un lien entre les expositions professionnelles à des doses très élevées de benzène et certains types de cancers. Par ailleurs, nous sommes tous exposés au benzène via la pollution atmosphérique, à des doses faibles mais qui dépassent largement celles qui pourraient être libérées au départ de cet additif alimentaire. Pas de panique donc!

Des études complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces données et, si nécessaire, adapter la législation.  La compagnie Coca Cola a pris l'initiative de retirer cet additif en application du principe de précaution.

Ce sujet illustre bien l'extrême complexité de notre environnement chimique. Il ne suffit pas, en effet, de tester l'innocuité de chaque substance prise isolément. Il faudrait également tenir compte de toutes les interactions possibles entre des produits différents. Et compte tenu du nombre astronomique de substances chimiques naturelles ou de synthèse présentes dans notre environnement, il s'agit là d'un véritable casse-tête...



Cancers du sein : les produits chimiques au banc des accusés ?

News 08-04-08

Un groupe de chercheurs a présenté au Parlement européen un rapport mettant en cause un grand nombre de produits chimiques dans l'augmentation des cas de cancers  du sein constatée dans les pays développés.

Sources : La Capitale, 03-04-08 ; Het Laatste Nieuws, 03-04-08 ; De Morgen, 03-04-08 ; De Standaard, 03-04-08 ; Gazet van Antwerpen, 03-04-08 ; Het Nieuwsblad, 03-04-08 ; Metro, 03-04-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Andreas Kortenkamp, responsable du service de toxicologie de l'Université de Londres étudie depuis de nombreuses années la question du rôle de l'environnement dans la hausse des cas de cancers constatée dans la plupart des pays développés. En ce début du mois d'avril, il a présenté un rapport sur cette thématique aux députés européens. L'étude est intitulée « Breast cancer and exposure to hormonally active chemicals : an appraisal of the scientific evidence ».

L'auteur insiste particulièrement sur le rôle néfaste que joueraient certaines substances chimiques (appelées « disrupteurs endocriniens ») dans l'apparition des cancers du sein. L'hypothèse n'est pas neuve et est étudiée par différents groupes de chercheurs.

De quoi s'agit-il exactement ? Les disrupteurs endocriniens sont des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle qui peuvent interférer avec la synthèse, le stockage, le transport (dans l'organisme), le métabolisme, la fixation, l'action ou l'élimination des hormones naturelles. Elles sont susceptibles de modifier le fonctionnement d'une partie du système endocrinien et de provoquer des conséquences néfastes pour la santé. Les scientifiques les suspectent notamment de jouer un rôle dans l'augmentation du nombre de cancers du testicule, dans la baisse de  qualité des spermatozoïdes ainsi que dans l'augmentation de la fréquence des cancers du sein.

Parmi les produits incriminés, on peut citer notamment le DDT, les PCB, la dioxine, le bisphénol A, les phtalates, le nonylphénol, etc. Cette liste est loin d'être exhaustive ? et c'est bien là le nœud du problème car on se rend compte aujourd'hui que ces substances sont quasi omniprésentes dans notre environnement.

Toutefois, ne perdons pas de vue que les causes des cancers, et en particulier celles des cancers du sein, ne sont pas encore clairement identifiées. La « machinerie » est très complexe et fait probablement intervenir divers mécanismes biologiques. Il est possible que les disrupteurs endocriniens puissent intervenir. Mais une relation de cause à effet est difficile à démontrer en raison des nombreuses sources d'exposition possibles. Sans oublier de tenir compte des périodes et  durées d'exposition (in utéro, enfance, puberté, pré ou post-ménopause).

Le rapport d'Andreas Kortenkamp n'a pas pour but de susciter une vague de panique dans la population mais bien de préconiser la vigilance et le renforcement des études toxicologiques lors de la mise sur le marché de nouvelles substances chimiques.

Nous ne pouvons que souscrire à ce souhait !



Cancer du col de l'utérus : un frottis tous les trois ans suffit

News 05-03-08

Le dépistage du cancer du col de l'utérus ne doit pas nécessairement être effectué tous les ans, selon les conclusions d'un rapport européen rédigé sous la direction du Professeur Marc Arbyn, coordinateur de l'unité d'épidémiologie du cancer de l'Institut Scientifique de Santé Publique (ISSP) à Bruxelles.

Sources : Belga : 27-02-08 ; La Libre Belgique : 28-02-08 ; La Dernière Heure, 28-02-08 ; Vers l'Avenir, 28-02-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Le rapport met en évidence l'importance du dépistage pour prévenir les cancers du col de l'utérus. Actuellement, la proportion des femmes qui se soumettent à un frottis est trop faible dans de nombreux pays européens. Ainsi en Belgique, seulement 59 % de la population cible s'y soumet. Mais les femmes qui font réaliser ce test le font trop fréquemment, généralement une fois par an. Or, en prenant l'exemple de la politique de santé mise en place dans les pays nordiques, le Professeur Marc Arbyn explique que « ce n'est pas la quantité, mais la couverture du dépistage qui permet de faire chuter le nombre de cancers u col de l'utérus ». Idéalement, les autorités belges devraient encourager toutes les femmes de 25 à 65 ans à se faire dépister tous les trois à cinq ans.

Cet avis est partagé par la Fondation contre le Cancer qui suggère que le dépistage par frottis soit proposé aux femmes à partir du moment où elles sont sexuellement actives et, en tous cas, dès l'âge de 20-25 ans. Après un premier frottis normal, l'examen est contrôlé un an plus tard. Si le contrôle est lui aussi normal, les frottis ultérieurs seront répétés tous les 3 ans jusqu'à 65 ans minimum. Rappelons que ce frottis est un test simple et indolore, réalisé par un médecin généraliste ou un gynécologue.

C'est seulement en cas de frottis anormal qu'il convient de répéter l'examen à court terme, au rythme défini par le médecin.

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations à propos du cancer du col de l'utérus, de son dépistage ainsi que de la vaccination (qui est proposée depuis peu aux jeunes filles de 12 à 15 ans), nous vous suggérons de consulter les textes disponibles à ce sujet sous la rubrique « Infos médicales ».





Nouveau test de dépistage du cancer de la prostate ?

News 03-03-08

L'UZ Brussel étudie à l'heure actuelle l'HistoScanning, une nouvelle méthode d'échographie transrectale (introduction de la sonde par le rectum) de dépistage du cancer de la prostate.

Source : De Huisarts, 21-02-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Il n'existe à ce jour aucune méthode universellement acceptée pour ledépistage du cancer de la prostate. Même la mesure du PSA (antigène prostatique spécifique) dans le sang présente une série d'inconvénients, tels que des faux positifs (élévation du taux de PSA en absence de cancer) entraînant la réalisation de biopsies inutiles. Avec l'HistoScanning, les images échographiques de la prostate sont traitées par un système informatique de façon à déceler la présence de tumeurs très petites, invisibles à l'œil nu. Cette technique n'est pas seulement utile pour la détection, mais aussi pour la précision des biopsies. Elle permettrait apparemment de bien mettre en évidence toute rupture de la capsule prostatique, ce qui est important pour le traitement.

Il convient cependant d'indiquer que cette technique est encore expérimentale et qu'elle n'a été testée que sur 29 patients atteints d'un cancer de la prostate déjà diagnostiqué. Ses promesses doivent encore être confirmées par une étude multicentrique de grande envergure actuellement en cours.



Leucémie chez l'enfant : découverte de cellules précancéreuses

News 26-01-08

Les cellules qui sont à l'origine de la leucémie la plus fréquente chez l'enfant ont été identifiées grâce à une étude menée sur deux jumelles britanniques, dont l'une est en parfaite santé, alors que l'autre est atteinte de leucémie.

L'identification de ces cellules devrait aboutir à une meilleure compréhension du déclenchement de la maladie et des causes de rechute ? avec à la clé, de nouvelles possibilités de traitements plus efficaces.

Sources : Sciences, 2008, 319, 336-339 ; Le Soir, 22-01-08 ; Het Belang Van Limburg, 21-01-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Deux sœurs jumelles britanniques sont au cœur de cette étude. En 2005, alors qu'elles sont âgées de 2 ans, une leucémie aiguë lymphoblastique est diagnostiquée chez la petite Olivia, laquelle est immédiatement mise sous traitement. Jusqu'à présent, sa jumelle Isabella a été épargnée par la maladie.

Les analyses sanguines ont montré que toutes deux avaient des cellules anormales (préleucémiques) dans le sang. Pourtant, seule Olivia a développé une leucémie. Ces cellules préleucémiques seraient dues à un défaut au niveau de la fusion de deux gènes (TEL et AML1). Cette anomalie se serait produite au cours de la grossesse mais ne semble pas suffisante, à elle seule, pour déclencher la maladie. En effet, d'autres tests ont révélé la présence d'une seconde anomalie génétique (un gène est manquant) dans les cellules souches du sang uniquement chez Olivia et pas chez sa soeur. C'est cette seconde anomalie (mutation en jargon scientifique) qui fait passer les cellules de l'état préleucémique à l'état cancéreux.

En laboratoire, les chercheurs ont injecté à des souris des cellules du sang présentant les mutations observées chez Olivia. Peu de temps après, ces animaux ont développé une leucémie. Cela signifie donc que la seconde mutation génétique identifiée chez Olivia permet aux cellules préleucémiques d'évoluer vers un cancer proprement dit.

Comprendre la nature des cellules préleucémiques est essentiel pour comprendre leur transformation ultérieure en cellules cancéreuses. Les auteurs de cette découverte espèrent que leur percée permettra la création de traitements plus précoces, ciblés sur ces populations de cellules précancéreuses.



Vigilance à propos des produits amincissants !

News 23-01-08

Certaines publicités vantent régulièrement les mérites de produits amincissants. C'est notamment le cas du Detoxykall, un produit mis en vente libre via Internet ou un call center téléphonique,et qui assurerait la perte de 5, 10 ou même 20 kilos très rapidement, sans effort et en mangeant tout ce que vous aimez !

Est-ce réellement sans danger pour la santé ? Pas si sûr ! Des analyses toxicologiques sont en cours ? et les premiers résultats suscitent la plus extrême prudence !

Sources : Gazet Van Antwerpen, 17-01-08, Metro, 17-01-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Ce n'est pas la première fois que de soi disant produits amincissants suscitent l'inquiétude auprès de la population. Rappelons-nous l'histoire des herbes chinoises mal identifiées et qui ont conduit, il y a quelques années à peine, de nombreuses patientes belges dans des centres de dialyse. Les produits amincissants qu'elles avaient ingérés avaient abouti à la destruction de leurs reins ou à des cancers du rein.

Depuis ce dramatique épisode, la situation s'est-elle améliorée au niveau de la vente des produits amincissants ? Rien n'est moins sûr lorsque l'on constate la multitude de produits actuellement disponibles sur le marché. Et que dire du manque de contrôle toxicologique effectué sur ces substances !

Quoiqu'il en soit, le produit qui suscite actuellement l'inquiétude est soumis à divers tests au sein d'un laboratoire de toxicologie de la Katholieke Universiteit Leuven. Les premiers résultats semblent indiquer qu'il n'y a pas de lien entre les ingrédients présents dans le produit et un effet amaigrissant potentiel. D'autre part, le produit est proposé  selon 3 dosages croissants (en fonction du nombre de kilos à perdre). Or, si le prix de ces dosages est bien croissant ? la concentration des ingrédients semblerait être identique ! Enfin, des traces de benzène (cancérigène) auraient également été mises en évidence au cours des premières analyses !

Dans l'attente de la confirmation de ces résultats, nous conseillons la plus extrême prudence face à de telles substances. Les produits miracles n'existent pas ? mais les charlatans sont légion sur le marché.

Rappelons que la méthode la plus simple et la plus fiable pour perdre quelques kilos de façon durable consiste à équilibrer mieux son alimentation (en quantité et en qualité) et à augmenter son activité physique quotidienne. En d'autres mots : le bon sens au service de la santé !

Dernière mise à jour : ( 20-01-2009 )
 

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