Accros au bronzage ? Danger ! |
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Récemment, une étude menée par une grande université américaine a dévoilé que plus de 25 % de sondés parmi les étudiants manifestent des symptômes d’addiction au bronzage (soleil et bancs solaires). On parle dans ce cas de tanorexie (de l’anglais « tan », signifiant « bronzage). Face à l’augmentation inquiétant des cas de cancers de la peau, les scientifiques commencent à étudier très sérieusement cette conduite addictive. Sources : Het Belang van Limburg, 28-05-09 ; Gazet Van Antwerpen, 28-05-09 Commentaire de la Fondation contre le Cancer L’étude a été menée en 2006 auprès de 400 étudiants de l’Université Virginia Commonwealth (USA) et a permis d’estimer le « besoin » de bronzage, le manque ressenti en cas d’abstinence prolongée et les problèmes de contrôle du comportement en dépit de la connaissance de tous les impacts négatifs (vieillissement prématuré de la peau, lésions oculaires, cancers cutanés). Cette étude, qui a été publiée dans l’American Journal of Health Behaviour, n’est pas la première du genre. D’autres ont déjà écrit cet intriguant phénomène de dépendance au bronzage, qu’il s’agisse d’exposition directe au soleil ou via l’utilisation effrénée de bancs solaires. Certains experts émettent l’hypothèse que la cause serait liée aux endorphines (les hormones dits de la « récompense » et qui renforceraient certains comportements) secrétées par le cerveau lors d’une exposition aux ultra-violets (UV), naturels ou non. L’organisme s’accoutumerait à ces endorphines et il réclamerait ensuite sa dose régulièrement. Bien que ce type d’hypothèse soit controversé, il n’en reste pas moins vrai qu’une exposition compulsive aux UV n’est pas sans danger. En effet, on considère aujourd’hui qu’environ 90 % des cancers de la peau sont causés par une exposition excessive aux UV. Ces données sont d’autant plus alarmantes lorsque l’on considère les chiffres présentés par le Registre des cancers en Belgique. Chez la femme, tous âges confondus, le mélanome malin (un cancer particulièrement agressif de la peau) est le 5ème cancer le plus fréquent après celui du sein, du gros intestin, du poumon et du corps de l’utérus. La situation est encore plus inquiétante si on se penche sur la situation des adolescents et des jeunes adultes dans ce triste palmarès :
Source : Fondation Registre du Cancer Nous sommes donc face à un véritable problème de santé publique puisque les personnes continuent à s’exposer à un risque non négligeable, alors même qu’elles connaissent les effets néfastes de leur comportement. |
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