Cancer de la prostate : un nouveau traitement pour les formes avancées |
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Les résultats d’une étude clinique de phase III, présentés lors d’un récent congrès américain de cancérologie, ont montré qu’un nouveau traitement pouvait augmenter la survie globale et la survie sans progression chez des patients atteints d’un cancer de la prostate à un stade avancé. Les chercheurs et patients belges ont largement contribué à cette étude. Sources : Belga, 15-03-10 ; La Dernière Heure, 16-03-10 ; Vers l’Avenir, 16-03-10 Commentaires de la Fondation contre le Cancer L’étude, intitulée TROPIC, s’est intéressée à des patients atteints d’un cancer de la prostate à un stade avancé. Ces hommes présentaient des métastases, essentiellement osseuses et ganglionnaires, et ne répondaient plus à l’hormonothérapie et à la chimiothérapie « classique ». L’essai a regroupé 755 patients. 378 d’entre eux ont reçu le nouveau traitement (cabazitaxel) associé à un corticoïde tandis que 377 autres patients recevaient la chimiothérapie classique également associée au un traitement corticoïde. Les chercheurs ont observé que, dans ces conditions, le premier groupe voyait sa survie globale s’accroître de 30 %, la médiane de survie passant de 12,7 mois à 15,1 mois. Ces chiffres peuvent paraître décevants en termes de mois de vie gagnés mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une moyenne et que certains patients ont vu leur survie prolongée de 3 années. Par ailleurs, il s’agit d’une avancée importante en recherche cancérologique car le nouveau traitement agit par un mécanisme particulièrement intéressant. En effet, chez certains patients, les cellules cancéreuses acquièrent une résistance à la chimiothérapie. Un mécanisme de « pompe » se développe dans ces cellules, rejetant à l’extérieur les molécules chimiothérapeutiques qui sont censées les détruire. L’intérêt du nouveau traitement est justement qu’il parvient à court-circuiter ce mécanisme d’action. Associé à d’autres médicaments, le cabazitaxel permet donc d’améliorer le pronostic du cancer de la prostate à un stade avancé de son développement. Il faut cependant noter que l’administration de cabazitaxel n’est pas dénuée d’effets secondaires. En effet, 7,5 % des patients sont confrontés à une baisse importante du nombre de globules blancs (neutropénie fébrile) et dès lors à un risque infectieux. |










