Cancer de l’ovaire : vers un dépistage plus précoce |
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News 19-03-09 Des oncologues britanniques viennent de publier les résultats d’une étude montrant que la combinaison de deux tests permettrait de dépister le cancer des ovaires deux ans plus tôt qu’actuellement. A ce stade, ce cancer serait curable dans 90 % des cas. Sources : The Lancet Oncology, 11-03-09 ; AFP, 11-03-09 ; Le Soir, 12-03-09 Commentaire de la Fondation contre le Cancer Le cancer des ovaires est souvent décrit comme un « tueur silencieux », car il donne peu ou pas de symptômes à ses débuts. Les ovaires bougent assez librement dans la cavité abdominale. Raison pour laquelle au début de la maladie, les patientes présentent peu de plaintes. 70 % des femmes sont diagnostiquées à un stade avancé du cancer, avec une survie de l’ordre de 20 à 30 % cinq ans après le diagnostic. Le Professeur Ian Jacobs et ses collègues de l’University College London Hospital pensent qu’une détection précoce pourrait être menée à grande échelle en raison de la simplicité de deux méthodes : un score de risque pour interpréter les résultats d’un test sanguin du marqueur CA 125 et une échographie transvaginale. Les chercheurs évaluent actuellement l’efficacité des deux méthodes et, à terme, leur effet sur la mortalité liée à ce cancer. Les participantes à cette étude, 200 000 femmes ménopausées de 50 à 74 ans, seront testées jusqu’à la fin de 2012 et suivies médicalement jusqu’en 2014. Les résultats préliminaires, publiés dans The Lancet Oncology, indiquent que cette approche a permis de détecter la plupart des femmes qui développaient un cancer de l’ovaire. Près de la moitié (48 %) des cancers ont été détectés aux premiers stades (stade I/II). Sans dépistage, ces cancers auraient été diagnostiqués en moyenne 2 ans plus tard. Reste à démontrer que ce gain de temps permet aussi d’augmenter les chances de guérison. Le cancer des ovaires tue chaque année 100 000 femmes dans le monde. Un diagnostic plus précoce pourrait donc sauver de nombreuses vies. Néanmoins, il faudra attendre la fin de cette étude clinique pour savoir si les premiers résultats prometteurs se confirment d’ici 2014.
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| Dernière mise à jour : ( 27-03-2009 ) |












