Accueil > Actualités > Actualités médicales 2010 > Cancer du sein et radiothérapie per-opératoire : du neuf?

Cancer du sein et radiothérapie per-opératoire : du neuf?

Version imprimable Suggérer par mail

L’Institut Jules Bordet (Bruxelles) s’est doté récemment d’un « Mobetron », appareillage mobile de radiothérapie permettant d’irradier le sein au cours de l’opération chirurgicale pendant laquelle la tumeur est enlevée. Les avantages sont multiples : meilleure efficacité du traitement, diminution du risque de récidive et nette amélioration de la qualité de vie des patientes.
Un appareillage similaire existe à Anvers, dans une vingtaine de centres en Europe et dans 200 autres aux Etats-Unis.

Sources : Le Soir, 11-03-10 ; La Libre Belgique, 11-03-10

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Dans de nombreux cas de cancer du sein, il apparaît qu’une radiothérapie  reste souvent nécessaire après traitement chirurgical conservateur du sein, pour diminuer le risque de récidive. En effet, des récidives locales se développent parfois dans le lit tumoral, c’est-à-dire dans la zone  où se situait la tumeur.

D’où l’idée d’appliquer une radiothérapie per-opératoire (pendant l’intervention chirurgicale), avec un accès direct à ce « lit tumoral ». Cette approche remplace alors la radiothérapie externe classique (3 à 6 semaines de traitement) avec une nette diminution du risque de récidive. Ce gain d’efficacité s’expliquerait par la possibilité d’administrer en une seule fois une haute dose de rayonnement, sans irradier la peau (puisqu’on profite de l’accès direct créé par le chirurgien) et en protégeant efficacement le poumon par le placement temporaire d’une plaque de métal. Selon une première estimation, grâce à ce type de traitement, le taux de récidive locale à 5 ans diminuerait de 20%.

Un bémol toutefois : la radiothérapie per-opératoire par Mobetron est réservée à des cancers du sein répondant à des critères très stricts : taille inférieure à 2 cm, tumeur unique, ganglion sentinelle sain, pas d’extension tumorale et absence d’emboles vasculaires. Tous les cancers du sein ne sont donc pas concernés. Qui plus est, toute la procédure indispensable pour cette technique allonge la durée totale de l’opération, ce qui limite le nombre de patientes qui peuvent en bénéficier.

Mais pour celles dans ce cas, un tel traitement signifie un gain appréciable en termes de qualité de vie. La radiothérapie per-opératoire évite de devoir, six semaines durant, effectuer les allers- retours  quotidiens à l’hôpital pour les séances de radiothérapie classique. Les patientes qui en bénéficient peuvent quitter l’hôpital plus rapidement et reprendre plus vite leurs activités sociales et professionnelles

Il est déjà envisagé de tester ce type de radiothérapie per-opératoire dans le traitement d’autres cancers.

Dernière mise à jour : ( 26-03-2010 )
 

Accès rapide

S'inscrire à une de nos newsletters