Découverte d’un gène signant l’agressivité du cancer de la prostate |
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Des chercheurs américains ont identifié une variation génétique qui permettrait de déceler les cancers agressifs de la prostate et d’identifier les hommes à risque. Les résultats de cette étude, publiés dans la revue scientifique JAMA du 11 janvier dernier, ouvrent la voie à des traitements plus ciblés au moment de la détection précoce de la tumeur. "Cette découverte répond à l’une des questions cliniques les plus importantes concernant le cancer de la prostate à savoir comment distinguer aux premiers stades de développement de la tumeur entre la forme agressive et celle se développant lentement", explique le Dr Jianfeng Xu, professeur d’épidémiologie et de biologie du cancer à l’Université Wake Forest (Caroline du Nord), principal auteur de l’étude. Sources : JAMA, 11-01-10 ; Le Soir, 13-01-10 ; La Libre Belgique, 13-01-10 ; Vers l’Avenir, 13-01-10Commentaires de la Fondation contre le CancerLe cancer de la prostate compte pour un quart de tous les cancers diagnostiqués aux Etats-Unis chez l’homme et la plupart des patients sont atteints de la forme à développement lent. La variation génétique découverte par les chercheurs de l’équipe de Jianfeng Xu est liée à une augmentation de 25 % du risque de développer une forme agressive de ce cancer. Pris isolément, ce marqueur génétique n’a pour le moment qu’une utilité clinique limitée. Mais utilisé en combinaison avec d’autres variables cliniques et génétiques, il permettra probablement de prédire quels sont les hommes atteints par la forme agressive du cancer de la prostate à un stade où il est encore curable. Au fur et à mesure que de nouvelles variations génétiques liées au cancer agressif de la prostate seront mises en évidence, les médecins pourront faire des tests pour identifier les hommes à risque, non seulement au moment du diagnostic, mais plus tôt dans leur vie, ce qui fait qu’ils pourront être soumis à davantage d’examens de dépistage, relèvent les chercheurs. L’étude a été menée sur base d’analyses génétiques effectuées auprès de 4 849 hommes souffrant de la forme agressive du cancer de la prostate et de 12 205 autres atteints d’une forme à développement lent. Les résultats obtenus devront être validés sur un plus grand nombre d’échantillons, issus d’autres populations, notamment européennes. Mais combinées à d’autres variations génétiques et aux facteurs de risque connus - âge, appartenance ethnique, antécédents familiaux – de telles études devraient aboutir à des traitements mieux ciblés pour les patients atteints de la forme agressive de la maladie, tout en évitant les traitements inutiles contre la forme de développement lent de cette tumeur. |
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| Dernière mise à jour : ( 03-02-2010 ) |










