Détecter le cancer du poumon par un test de l’haleine? |
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Des chercheurs israéliens ont mis au point un dispositif qui permettrait de diagnostiquer précocement un cancer du poumon. Le processus utilise des nanoparticules en or qui permettent de détecter des niveaux infimes de composés organiques volatils dont la concentration augmente chez des patients atteints par cette maladie. Sources : Nature Nanotechnology, 4, 669-679, 2009 ; La Recherche, n°435, novembre 2009Commentaires de la Fondation contre le CancerLes cancers du poumon sont encore bien souvent de pronostic sévère car détectés trop tardivement, à un stade où la maladie s’est déjà disséminée. D’où l’intérêt des recherches menées par une équipe de l’Institut de Technologie en Israël. Ces chercheurs ont analysé des échantillons d’haleine auprès de 56 personnes saines et de 40 personnes atteintes d’un cancer du poumon. Pour éviter toute contamination, les participants du test avaient préalablement respiré à fond pendant 5 minutes à travers un filtre qui retenait 99,99 % des composés organiques de l’air. L’analyse a porté sur les composés organiques volatils (COV) présents seulement chez les patients atteints de cancers et qui pouvaient dès lors servir de biomarqueurs potentiels de la maladie. Des résultats préliminaires (obtenus par chromatographie gazeuse) avaient permis de montrer que ces COV présents à des taux de 1 à 20 ppm (part par million) chez les individus sains pouvaient augmenter jusqu’à des niveaux de 10 à 100 ppm chez des patients atteints d’un cancer du poumon. Les premiers résultats ont montré que 33 de ces composés apparaissaient chez 86 % des patients et à un degré moindre chez les personnes saines. L’équipe a ensuite mis au point des capteurs chimiques utilisant des nanoparticules en or, manipulées de manière telle à ce qu’ils puissent reconnaître uniquement les composés apparaissant spécifiquement chez les patients cancéreux et absents chez les individus sains. Bien que ces premières données s’annoncent prometteuses, il va de soi que l’étude devra être poursuivie auprès d’un plus grand nombre de patients. Mais si les prochains tests s’annoncent positifs, cela pourrait ouvrir la voie vers la mise au point d’un diagnostic non invasif, peu couteux et plus précoce que celui permis par les techniques actuelles (rayons X, biopsies). |
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| Dernière mise à jour : ( 30-10-2009 ) |












