En quoi l'âge joue un rôle ? |
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Lorsqu'on perd un être cher à l'âge adulte, les émotions et le chagrin qui en découlent ne sont pas moindres que chez une personne jeune. On vit toutefois cette perte différemment. La différence provient en partie du fait que les adultes ont connu davantage de «deuils de la vie » et qu'ils vont intégrer ces expériences personnelles, ces apprentissages, lors du décès d'une personne aimée. La qualité de l'intégration des tout premiers deuils, en particulier la façon dont se déroule la séparation d'avec la mère lors de la petite enfance, peut conditionner de manière importante le vécu des deuils à l'âge adulte. Sans entrer dans les détails, et pour parler du tout premier deuil, disons que le bébé accepte progressivement des moments de plus en plus longs de séparation avec sa mère en intériorisant son image. Le souvenir de la présence maternelle lui permet de limiter l'angoisse de séparation. Ce processus est inconscient. Lorsqu'un deuil se complique à l'âge adulte, c'est souvent lié au fait que les séparations qui jalonnent l'enfance et l'adolescence ont été mal vécues. Bien sûr, d'autres facteurs peuvent compliquer un deuil, comme l'âge, la nature et les circonstances de la perte ou la répétition sans intervalle de temps suffisant entre les différents deuils. |












