IMPAKT : une conférence axée sur les avancées en matière de cancer du sein |
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La conference IMPAKT Breast Cancer s’est déroulée du 7 au 9 mai 2009 à Bruxelles, sous la présidence du Professeur Martine Piccart et du Docteur José Baselga. Cette rencontre avait été organisée par le BIG (Breast International Group) et l’ESMO (European Society for Medical Oncology). IMPAKT représente la plate-forme européenne d’une association multidisciplinaire en plein essor, qui rassemble de nombreux acteurs européens de premier plan : organisations professionnelles, équipes de recherche et associations de patients atteints de cancer. Commentaire de la Fondation contre le Cancer La conférence s’est focalisée sur les toutes dernières avancées de la recherche translationnelle en cancérologie. Ainsi, une importante étude, menée à l’Institut Bordet à Bruxelles, montre l’existence d’une signature génétique, grâce à laquelle il est possible de déterminer, parmi les femmes atteintes d’un cancer du sein, celles chez qui une chimiothérapie par épirubicine donnera les meilleurs résultats. La mise au point de nouveaux traitements est essentielle. Mais le Professeur Piccart a rappelé l’importance de facteurs prédictifs fiables, permettant de faire un choix parfaitement individualisé, parmi la palette des traitements actuellement disponibles. De nombreuses études ont précisément pour objet d’identifier de tels facteurs prédictifs. L’épirubicine est une chimiothérapie particulièrement efficace contre le cancer du sein. Mais elle peut s’accompagner de graves effets secondaires – insuffisance cardiaque, par exemple – chez un petit nombre de patientes. Etant en mesure de déterminer chez quelles femmes ce traitement aura les meilleurs résultats, les médecins pourront n’utiliser l’épirubicine que chez elles. On évitera ainsi un traitement inutile et des risques inutiles aux patientes dont la tumeur est peu sensible à cette chimiothérapie.
L’une des autres études présentées concernait le développement d’un nouveau test rapide, établissant si des cellules cancéreuses provenant d’une tumeur du sein ont ou non envahi les ganglions lymphatiques voisins. Ce test permet d’éviter une deuxième opération en cas de ganglions envahis. Il dure environ 35 minutes et est réalisé au cours de la première opération, lors de l’ablation de la tumeur primaire. Par contre, la nouvelle technique rend possible la réalisation de cette analyse au cours même de la première intervention. On peut alors agir directement en fonction du résultat, ce qui permet d’éviter une seconde opération à de nombreuses patientes. Ce nouveau test a également une « valeur prédictive négative » élevée. Cela signifie que si le test est négatif et donc que l’on ne décèle pas de micrométastases dans le ganglion sentinelle, il est très probable que les autres ganglions ne sont pas non plus atteints par le cancer. Cette étude et les nombreux autres travaux présentés soulignent l’importance et la nécessité d’échanger des informations et des techniques, ainsi que d’instaurer une réelle collaboration internationale. Les efforts communs se traduisent alors plus rapidement en des avancées scientifiques permettant d’assurer des soins et des traitements optimaux pour toutes les personnes atteintes d’un cancer du sein. |
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| Dernière mise à jour : ( 22-05-2009 ) |












