La chimiothérapie chez la femme enceinte et ses conséquences pour l’enfant |
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Dans sa thèse de doctorat, dirigée par le professeur Frédéric Amant (KU Leuven), le Dr Kristel Van Calsteren concluait entre autres que la grossesse ne constitue pas un facteur de risque en soi et que l’exposition prénatale à un traitement de chimiothérapie n’a pas d’influence sur le développement neurologique ou général de la plupart des enfants dans l’utérus. L’administration d’une chimiothérapie pendant la grossesse n’entraîne pas de différence au niveau du nombre et de la nature des anomalies congénitales. On enregistre toutefois moitié plus d’accouchements prématurés, ainsi qu’une impulsivité accrue chez ces enfants. Néanmoins, ce phénomène est également décrit chez des enfants nés prématurément et chez des enfants dont la mère a subi un stress psychologique plus important pendant la grossesse. Deux facteurs pourraient expliquer ces découvertes : la fonction de filtre du placenta, qui protégerait le fœtus contre les effets nocifs de la chimiothérapie, d’une part, et le fait que la chimiothérapie n’est pas administrée au cours du premier trimestre de grossesse, lorsque le fœtus est le plus vulnérable, d’autre part. Sources: Le Journal du Médecin, 27-10-09; Le Pharmacien, 02-11 09. Commentaire de la Fondation contre le Cancer
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