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La dépression

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Les larmes et le chagrin sont les signes de l'acceptation de la réalité. Mais tout le monde ne pleure pas. Les hommes souvent ont difficile à «régresser» au travers des pleurs.

Le chagrin fait resurgir les souvenirs. Il est facilement déclenché par une photographie, une musique, un endroit, un vêtement, etc.

«En parler» permet non seulement de maintenir une présence du défunt mais également d'exprimer les sentiments de culpabilité éventuels.

Le chagrin, les pleurs font partie de la dépression réactionnelle à la perte. Dans une dépression, tant le physique que le psychique sont atteints. Dans certains cas sévères, la prescription d'un antidépresseur s'avérera utile.

Face à ces perturbations, il faut se rappeler que les hommes recourent plus volontiers aux boissons alcoolisées et les femmes aux anxiolytiques.

a. Sur le plan physique

  • difficultés d'endormissement, réveils durant la nuit, réveil précoce en fin de nuit, rêves chargés, cauchemars, hypersomnie (besoin de dormir pendant la journée). La prescription d'un hypnotique, sous contrôle médical, peut s'avérer utile
  • perte de l'appétit ou, au contraire, boulimie
  • fatigue intense
  • douleurs corporelles, plutôt de type musculaire
  • nausées, vomissements, palpitations cardiaques, vertiges, etc.

b. Sur le plan psychique

  • tristesse
  • dépréciation de soi
  • agressivité vis-à- vis de l'entourage, prise de distance
  • changement brusque de l'humeur
  • anxiété (par exemple, sur le plan financier)
  • auto-accusations (par exemple, je n'ai pas su lui montrer que je l'aimais)
  • perte du plaisir
  • sensation de profonde solitude

c. Sur le plan de la pensée et du comportement

  • ralentissement des idées
  • difficultés d'attention, de concentration (par exemple, perte de l'envie de lire)
  • diminution de la mémoire à court et moyen terme
  • agitation, hyperactivité

d. Autres

  • pessimisme pour le présent et l'avenir
  • difficultés dans les relations sociales
  • idéalisation du disparu
  • ambivalence amour/ agressivité
  • symptômes physiques d'identification avec la maladie du défunt
  • utilisation de médicaments tranquilisants, abus d'alcool, de tabac
  • affections dues au stress persistant.
 

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