Même si le décès est prévisible, il s'ensuit une attitude de refus au moment où celui-ci survient. Elle peut se manifester sous la forme d'une
prostration intense. Les activités physique et psychique sont comme paralysées. Certaines personnes semblent au contraire ne pas être ébranlées et continuent à vaquer à leurs occupations. D'autres sont confro
ntées à une
hyperexcitation.
Dans l'un et l'autre cas, on refuse d'y croire. La personne confrontée au deuil veut annuler ce moment et faire comme si (de façon inconsciente) rien ne s'était passé. D'où parfois certaines réactions déconcertantes.
Cette phase de refus peut durer de quelques heures à quelques jours.
Le refus se manifeste également par un sentiment de révolte: «pourquoi cela nous arrive- t-il?», « ce n'est pas juste!», «pourquoi maintenant?», etc. Cette révolte est souvent transférée sur l'entourage et les soignants.
Lorsque la réalité de la perte est reconnue (ce qui s'annonce par les pleurs et le chagrin), tant la sphère psychique que la sphère physique s'en trouveront ébranlées. Cela se manifeste très rapidement sous la forme suivante :
- perte du sommeil
- perte de l'appétit
- perte de l'énergie.
Ces symptômes annoncent la dépression réactionnelle au cours de laquelle se fera véritablement le travail du deuil.