Le vin : un bienfait pour le cœur, un méfait pour le cancer ? |
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Depuis un certain temps déjà, les oncologues et les cardiologues s’affrontent quant à l’effet du vin sur la santé. Les oncologues affirment que même une petite quantité d’alcool peut déjà contribuer à augmenter le risque de cancer, tandis que les cardiologues conseillent de consommer un verre de vin – rouge, surtout – dans le but de bénéficier d’éléments protecteurs que sont les antioxydants. Ces contradictions ne facilitent pas le choix du citoyen soucieux de sa santé… La solution serait toutefois assez simple : tendre vers un mode de vie le plus sain possible. Car le poids, le tabac, l’activité physique, l’alimentation, le soleil, etc. se taillent aussi une part du gâteau en matière de santé. Moralité : ce sont ceux qui font un peu attention à tous les niveaux qui s’en tirent le mieux. Source : Bodytalk, 01-08-09 Commentaire de la Fondation contre le CancerTout a commencé avec le régime méditerranéen et le paradoxe français, selon lequel une consommation modérée de vin rouge, source d’antioxydants, contribuerait à une diminution des maladies cardiovasculaires et des cancers. Sans consommation exagérée, ces avantages compenseraient les inconvénients traditionnellement engendrés par l’alcool sur la santé. Récemment, ce point de vue a toutefois été revu – du moins en ce qui concerne le cancer – à la lumière des résultats obtenus dans le cadre de nouvelles études. Ainsi, le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (FMRC) montre que toute consommation d’alcool, aussi limitée soit-elle, augmente déjà le risque d’apparition de différents types de cancer, surtout celui du sein et du système digestif. Une analyse plus approfondie indique par ailleurs que ces types de cancer touchent surtout les femmes. Et bien que le risque ait moins augmenté chez les hommes, aucune diminution n’a été observée sous l’effet du vin rouge. Il semblerait en outre que le type d’alcool consommé ne soit pas aussi important qu’on le pense. En effet, aucune différence n’est apparue en matière de risques ni entre le vin rouge et le vin blanc ou rosé, ni entre le vin et la bière, par exemple. Ces résultats ne devraient-ils pas plutôt cadrer dans le mode de vie global de tout individu plutôt qu’être considérés comme des éléments séparés ?On dirait bien… Quelqu’un qui boit son petit verre tout en menant une vie peu saine au niveau alimentaire et physique semble effectivement plus susceptible de développer un cancer. Et la relation entre l’alcool et la cigarette est encore plus forte. Même si on le savait depuis longtemps, la plupart des études récemment menées confirment le fait que les effets combinés du tabac et de l’alcool sont particulièrement nocifs. Si le risque de cancer de l’œsophage est d’un facteur 1 chez une personne qui ne fume pas ou boit avec modération (1 à 2 verres de boissons alcoolisées par jour), il est multiplié par 10 chez un individu qui consomme quotidiennement 10 cigarettes et 4 verres de boissons alcoolisées par jour. Dès que la consommation atteint quotidiennement 30 cigarettes et 8 verres de boissons alcoolisées, ce risque est multiplié par 100. Ces éléments sont-ils suffisants pour revoir les recommandations en matière de consommation d’alcool dans la prévention des cancers ?En tout cas, ces recommandations seront renforcées. Dans le cadre de la prévention du cancer, le FMRC ainsi que la Fondation contre le Cancer recommandent de ne pas consommer d’alcool. Si vous souhaitez tout de même boire un petit verre de temps en temps, il est souhaitable de limiter la consommation de boissons alcoolisées à deux verres maximum par jour pour les hommes et à un verre par jour pour les femmes. La consommation spécifique de vin rouge n’est plus recommandée. Par « verre », entendez une teneur en alcool d’environ 10-15 grammes d’alcool pur, ce qui représente 285 ml de bière normalement alcoolisée (5 %) ou 25 ml de spiritueux (40 %) comme la vodka ou le whisky ou 125 ml de vin (un petit verre) (12-13 %). Enfin, pour certains groupes de population, la consommation de boissons alcoolisées, même en quantités modérées, est vivement déconseillée. Il s’adit des :
Toutes ces personnes peuvent s’adresser à leur médecin traitant pour obtenir des conseils spécifiques.
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| Dernière mise à jour : ( 07-08-2009 ) |












