Plus de cancers thyroïdiens autour de nos sites nucléaires ? |
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Les premiers résultats d’une étude épidémiologique menée auprès des riverains vivant à proximité des installations nucléaires de Fleurus montrent que la fréquence des cancers thyroïdiens y est supérieure à la moyenne wallonne. L’Institut des Radioéléments (IRE) serait-il responsable de cette situation ? Sources : Belga, 05-05-11 ; La Libre Belgique, 06-05-11 ; L’Avenir, 6-05-11 ; Le Soir, 06-05-11 : La Meuse, 05-05-11 ; La Capitale, 05-05-11 ; La Nouvelle Gazette, 05-05-11 ; La Dernière Heure, 06-05-11 Commentaires de la Fondation contre le CancerIl y a un peu plus d’un an, l’Institut de Santé Publique présentait les données d’une étude menée à proximité immédiate de l’Institut des Radioéléments (IRE) de Fleurus. Les chiffres interpellaient car ils montraient que la fréquence moyenne des cancers thyroïdiens entre 2004 et 2008 était supérieure à la moyenne wallonne dans un rayon de 20 km autour de l’IRE. L’IRE serait-il (le seul) responsable de cette situation ? Probablement pas ! Car la Fondation Registre du Cancer a également relevé de grandes disparités en termes de cancers thyroïdiens entre le nord et le sud du pays. Il y a deux fois plus de cancers de la thyroïde en Wallonie et à Bruxelles qu’en Flandre ; d’importantes différences existent également entre les hommes et les femmes. Des différences sont également notées au sein d’une même zone étudiée, ainsi que dans des zones où il n’y a pas d’installation nucléaire. Ces constats semblent donc indiquer qu’il y a probablement d’autres facteurs pouvant expliquer la fréquence de ces cancers. S’agit-il de pratiques médicales différentes (un dépistage plus systématique dans certaines régions) ? La présence ou non de radon (gaz radioactif naturel) dans le sous sol est-elle en cause ? D’autres installations industrielles joueraient-elles un rôle? Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre au stade actuel. C’est la raison pour laquelle, il a été spécifiquement demandé au Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) d’entamer une étude complémentaire afin d’étudier de plus près ces disparités. Les premiers résultats de cette seconde étude devraient être disponibles vers la fin du mois de juin prochain. Mais le rapport final de l’étude globale sur les atteintes thyroïdiennes en Belgique n’est attendu que pour fin 2011 - début 2012. Toute interprétation des données est donc prématurée. Cela n’empêche pas certains experts de plancher déjà sur des projets visant à réduire encore plus drastiquement les rejets nucléaires dans l’atmosphère. Soulignons enfin qu’à l’IRE les taux de rejet autorisés par l’AFCN (Agence fédérale de contrôle nucléaire) sont très largement inférieurs aux seuils de rejets considérés comme potentiellement dangereux par les instances internationales. |
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| Dernière mise à jour : ( 06-06-2011 ) |












