Une nouvelle molécule dirigée contre les métastases osseuses ? |
|
|
|
Galapagos, une société malinoise de biotechnologie, va tester une nouvelle molécule destinée à lutter contre les métastases osseuses. Après avoir obtenus des résultats prometteurs en expérimentation animale, la société a reçu le feu vert pour se lancer dans les premiers essais cliniques chez l’homme. Sources : Belga, 16-06-09 ; Vers l’Avenir, 17-06-09 ; De Standaard, 17-06-09, Het Laatste Nieuws, 17-06-09 Commentaire de la Fondation contre le Cancer Les métastases, notamment osseuses, signent l’état de gravité d’un cancer et sont responsables d’une morbidité importante. Les cancers ostéotropiques « ç-à-d qui envoient volontiers des métastases vers les os) sont surtout ceux qui touchent le sein, la prostate et le poumon. Or, ces trois cancers sont particulièrement fréquents en Europe occidentale. C’est dire l’importance des recherches menées dans ce domaine afin de lutter plus efficacement contre l’apparition de métastases osseuses. La société Galapagos a récemment testé une nouvelle molécule, dénommée GLP0187, chez des animaux de laboratoire atteints de tumeurs osseuses. Ces tests ont montré que ce traitement pouvait freiner le développement de la tumeur ainsi que la destruction osseuse. Face à ces résultats encourageants, les chercheurs ont reçu l’autorisation de se lancer dans la première phase d’un véritable essai clinique. Dans ce but, 18 volontaires sains recevront le traitement expérimental. L’objectif de cette première étape de l’essai clinique est d’analyser l’apparition d’effets secondaires éventuels et de s’assurer de la non-toxicité de la molécule. Les résultats ne donneront donc pas d’indications quant à l’efficacité thérapeutique de GLP0187 chez l’homme. Il faudra pour cela attendre la mise en route de la seconde phase de l’étude clinique. Le chemin est donc long avant de pouvoir disposer d’un nouveau traitement. En moyenne, sur dix molécules testées en phase I, une seule atteindra le niveau de la commercialisation. Mais c’est le prix à payer pour mettre sur le « marché pharmaceutique » des traitements qui ont prouvé leur sécurité et leur efficacité. Et qui pourront alors, et alors seulement, aider un grand nombre de patients. |












