Lente récupération |
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Une opération gynécologique importante est très éprouvante pour une femme, tant sur le plan psychologique que sur le plan physique. Sa combinaison avec une chimiothérapie ou une radiothérapie la rend encore plus lourde. Le traitement prolongé exige énormément d'énergie. Il faudra beaucoup de temps avant d'avoir suffisamment récupéré pour retrouver une condition physique suffisante et être capable de se livrer à nouveau aux activités habituelles d'avant le traitement. De la fatigue ou une sensation de faiblesse peuvent persister pendant plusieurs mois. Il est par conséquent conseillé, dans les premiers temps, de vous limiter à des activités qui n'exigent pas trop d'énergie. Outre le temps nécessaire à la récupération de votre condition générale, il existe d'autres problèmes qui risquent de survenir après l'opération. Pertes urinaires
Certaines femmes éprouvent, après l'opération, des difficultés à se retenir d'uriner. Cela peut se produire lorsque, au cours de l'opération, les petits nerfs de la vessie ont été endommagés. Il n'est pas toujours possible de l'éviter. Normalement, ces nerfs fournissent un signal indiquant que l'on a besoin d'uriner. Si ces nerfs ne fonctionnent plus, la vessie se remplit de manière excessive. Des pertes urinaires surviennent alors brusquement sans aucun signe préalable. Durant les premiers mois après l'opération, il vous faudra par conséquent veiller à vous rendre régulièrement aux toilettes. Dans la plupart des cas, le signal vous indiquant que vous avez besoin d'uriner revient progressivement après un certain temps. Jeunes femmes
Le traitement risque d'entraîner une stérilité définitive. Ceci vaut avant tout pour les femmes à qui l'on a dû enlever l'utérus et/ou les deux ovaires. Les femmes qui ont subi une chimiothérapie ou une radiothérapie peuvent également devenir stériles suite à ce traitement. Le fait de partager cette perte avec son partenaire ou avec d'autres femmes qui se trouvent dans la même situation peut aider à mieux accepter cette conséquence de la maladie. Une ménopause précoce
Pour les femmes qui n'étaient pas encore ménopausées, l'ablation des ovaires entraîne une ménopause précoce. Tout comme lors de la ménopause naturelle, ceci engendre des symptômes tels que bouffées de chaleur, transpiration excessive et le fait d'avoir alternativement trop chaud ou trop froid. La disparition subite de la production hormonale peut généralement être compensée par un traitement médicamenteux de substitution hormonale. Ce type de médicaments peut également être important pour combattre les éventuelles conséquences à long terme, telles que la décalcification des os. |












