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Comment prendre soin de moi et en profiter au maximum

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L'ALIMENTATION APRÈS UN CANCER

La plupart des patients poussent évidemment un grand soupir de soulagement lorsque leurs traitements se terminent avec succès et que le moment de reprendre une vie normale est enfin arrivé. Beaucoup éprouvent pourtant une certaine déception en constatant qu’ils ne retrouvent pas immédiatement leurs forces et leur énergie habituelles. Parfois, les traitements peuvent en effet avoir des effets secondaires persistants qui provoquent une baisse de tonus.

Survivre au cancer peut en outre modifier notre conception du monde. Certains seront plus décidés que jamais à tenter de nouvelles expériences, à profiter du moment présent. D'autres réapprendront à apprécier à leur juste valeur leur famille, leurs amis et les autres formes de réconfort que nous avons souvent tendance à considérer comme acquises.

Par ailleurs, un cancer cause souvent des changements physiques, émotionnels et psychosociaux de longue durée qui amènent à se sentir vulnérable une fois le traitement terminé. Indépendamment de son expérience individuelle, tout ex-patient finira tôt ou tard par se poser certaines questions pratiques sur la vie de tous les jours, car celles-ci font partie intégrante de l'univers d'un ancien malade: Et maintenant? Comment dois-je vivre? Comment puis-je m'aider moi-même? Comment puis-je prévenir une rechute éventuelle ou l'apparition d'un nouveau cancer? Comment puis-je recommencer à mener une vie saine et active?

Des millions de patients qui ont suivi un traitement couronné de succès et mènent aujourd'hui une existence dynamique sans cancer font face à ces questions. Nombre d'entre eux ont, à un moment ou l’autre besoin d'un accompagnement.

La plupart des gens savent qu'une alimentation saine et une activité physique suffisante favorisent l'état de santé général et la qualité de vie. Le respect de ces règles peut-il également aider à prévenir un nouveau cancer? Les recherches portant sur l'alimentation après un cancer n'ont pas encore abouti à des conclusions définitives.

Jusqu'il y a peu, les études en matière d’alimentation portaient principalement sur la prévention chez des individus en bonne santé. Petit à petit, le besoin d’études concernant l’«après cancer » s’est fait sentir. Mais la recherche scientifique sur le sujet n'en est encore qu'à ses débuts. Aussi limitée soit-elle, les premiers résultats suggèrent néanmoins qu'une alimentation saine pourrait aider à prévenir ou à ralentir le développement de certains cancers.

Dans l'attente d'études complémentaires, la plupart des experts considèrent donc que les anciens malades peuvent se baser sur les informations actuellement disponibles en matière de prévention des cancers en général.

Vous trouverez ci-après des informations sur mesure concernant l'alimentation après un cancer. Nous y faisons le point sur l'avancement des connaissances, c'est-à-dire ce que la science sait déjà, mais aussi ce qu'elle ignore encore. Nous vous donnons également quelques conseils pratiques pour adapter votre vie et votre alimentation au quotidien. Enfin, nous vous aidons à interpréter certaines affirmations parfois contradictoires ou déconcertantes sur la santé.

Des problèmes alimentaires qui persistent?

La plupart des problèmes d’alimentation survenant pendant les traitements disparaissent dès que ceux-ci sont arrêtés. Certains effets secondaires, tels que la fatigue, le manque d'appétit, la sécheresse buccale, la modification de la perception gustative et olfactive, les problèmes de déglutition et les pertes de poids non désirées, peuvent toutefois perdurer pendant un certain temps, voire être irréversibles.

Cliquez ici pour des conseils qui peuvent vous aider à lutter contre ces plaintes.

Si un patient n'arrive pas à retrouver progressivement son énergie et ses forces, il se peut qu'il ait un manque de globules rouges (faible taux d'hémoglobine et d'hématocrite). Le médecin traitant pourra facilement déterminer si c'est le cas et il pourra alors être utile d'augmenter l'apport en protéines dans l'alimentation.

Concrètement, cela signifie qu'il faut manger du poisson, de la viande, des substituts riches en protéines ou des produits laitiers deux fois par jour. Consommer des agrumes (oranges, pamplemousses, etc.) aux mêmes repas améliore en outre l'absorption du fer présent dans l’alimentation. Sachez toutefois qu'il faudra peut-être plusieurs mois (sauf traitements spécifiques) avant que le niveau des globules rouges revienne à la normale. La persévérance est donc de mise!

Quels liens entre alimentation et cancers ?

Le développement d’un cancer est influencé par des facteurs très divers. Au cours de ces vingt dernières années, la « piste » alimentaire s’est précisée, sans être tout à fait claire pour autant. Une alimentation équilibrée et une activité physique contribuent à diminuer la fréquence de certains cancers.

Les études confirment les unes après les autres qu'une alimentation saine, riche en fruits, légumes et céréales complètes de différentes variétés, peut favoriser la prévention. Les scientifiques savent depuis longtemps déjà que ces aliments contiennent des substances nutritives qui aident le corps à se protéger contre la maladie. La science soupçonne actuellement que certaines vitamines, minéraux et autres substances protectrices présentes dans ces aliments peuvent jouer un rôle favorable face aux cancers.

Les chercheurs essaient d'identifier une série de composants naturellement présents dans les aliments d'origine végétale, ce qui n'est pas une sinécure. Certains de ces nutriments peuvent neutraliser des substances cancérigènes avant même qu'elles n’attaquent les cellules. D'autres aident le corps à réparer des cellules endommagées et d'autres encore ralentiraient la multiplication des cellules cancéreuses.

L'alimentation et le mode de vie peuvent encore avoir une influence au moment où une cellule est déjà en train de devenir cancéreuse. Certaines substances nutritives ont montré leur capacité à retarder la progression d'un cancer. Le maintien d'un poids idéal pourrait par exemple aider le corps à freiner le développement d’un cancer.

Les scientifiques commencent à analyser les mécanismes par lesquels une alimentation saine pourrait aider les anciens malades. Il semble que le respect de quelques conseils alimentaires simples puisse contribuer à prévenir un nouveau cancer et réduire le risque de rechute.

L'alimentation après le traitement

Une alimentation d'origine essentiellement végétale pourrait contribuer à prévenir certains cancers. Mais la nouvelle la plus encourageante est que même des modifications mineures apportées à l'alimentation et au mode de vie peuvent se traduire par des avantages non négligeables pour la santé.

Consommer chaque jour 1 à 2 portions supplémentaires de fruits et légumes, remplacer le pain blanc par du pain complet ou prolonger la durée de la promenade quotidienne sont autant de mesures qui peuvent avoir un impact positif.

Si l'alimentation et le style de vie méritent une attention soutenue chez les adultes après un cancer, il en va assurément de même pour les enfants ayant survécu à la maladie. Après tout, ils ont encore toute une vie devant eux! Du coup, ce sont malheureusement eux aussi qui courent le plus de risques de subir les conséquences à long terme des traitements. Ces conséquences peuvent être de deux natures différentes, à savoir: les complications médicales d'une part et un handicap permanent d'autre part.

Outre les cancers secondaires, on citera pour exemples un excédent pondéral, l'ostéoporose et des problèmes cardiovasculaires prématurés. Les premières recherches en la matière indiquent qu'ici aussi, une modification des habitudes alimentaires et du style de vie peut contribuer à minimiser ces conséquences néfastes.

Interpréter les informations scientifiques

Nombre d'anciens patients sont extrêmement attentifs aux informations relatives à l'alimentation. Ils lisent toute la littérature consacrée au sujet, posent des questions tous azimuts et sont à l'affût du moindre changement. Mais, il n’est pas toujours possible de leur apporter des réponses scientifiquement fondées.

En cherchant à combler le fossé entre les progrès du savoir et les interrogations des anciens malades, certains individus insuffisamment informés, voire non qualifiés, répandent des informations parfois trompeuses. Aussi est-il très important de garder son sens critique.

Certains fabricants de « pilules », poudres et autres produits en tous genres exploitent ce désir d'information et attirent le client avec de fausses affirmations sur la santé. À cela s'ajoute que, depuis l'avènement d’Internet, toute rumeur erronée sur l'alimentation et le cancer peut faire le tour du monde en quelques minutes seulement.

Distinguer les faits de la fiction n'est donc pas chose aisée, et pourtant c’est vital. Voilà pourquoi nous vous donnons ci-dessous quelques conseils (fiables!):

  • Ne vous laissez pas embobiner

La science évolue lentement et avec une extrême prudence. Aussi des mots comme « avancée spectaculaire», « miracle » et « découverte révolutionnaire» doivent-ils être perçus comme des sonnettes d'alarme plus que comme des espoirs! On jugera avec le même regard critique les témoignages et autres cas d'école présentés comme matériel de preuve à la place de données scientifiques publiées dans des magazines reconnus.

  • Cherchez à connaître toute l'histoire

Les reportages diffusés à la radio et à la télévision font souvent l'impasse sur les détails. Vous avez donc tout intérêt à éplucher les magazines et les quotidiens à la recherche d'informations complètes et de renseignements complémentaires sur qui a publié le rapport, qui a sponsorisé la recherche, quelle en était l'envergure et, surtout, comment elle se rattache ou peut être rattachée à des recherches antérieures menées dans le même domaine. Basez-vous par la suite sur le consensus scientifique existant, qui a été formulé sur la base de différentes études, et non pas sur les résultats d'un seul travail.

  • Ne vous fiez qu'aux sources fiables

Internet, la télévision, les magazines, les amis et la famille inondent les (ex-)patients de conseils pour rester en bonne santé. Inutile de préciser que ces informations en tous sens peuvent semer le trouble! Parlez-en avec votre médecin et/ou diététicien(ne) plutôt que d'expérimenter sur la base de ce que vous avez entendu. Ces professionnels se tiennent au courant des derniers développements, si bien que leurs années de formation et d'expérience peuvent assurément vous être utiles.

Mais il y a une autre bonne raison pour s’adresser à des spécialistes: certains suppléments alimentaires et préparations à base d'herbes peuvent en effet perturber l'action de médicaments, avec tout ce que cela implique comme conséquences dangereuses. Raison de plus pour ne pas vous lancer à l'aveuglette...

  • Restez toujours sceptique

Un scepticisme de bon aloi est certainement indiqué. Cela ne veut pas dire que vous deviez passer le reste de vos jours dans une bibliothèque ou analyser en détail les résultats de toutes les études! Faites confiance à un don que vous possédez naturellement: votre bon sens. Car si une affirmation vous paraît trop belle pour être vraie, il y a de fortes chances qu'elle soit effectivement erronée.

Questions fréquemment posées

  • Suppléments phytochimiques

La découverte des substances phytochimiques (des substances protectrices présentes dans les aliments d'origine végétale) est relativement récente dans la recherche sur le cancer. Chaque substance phytochimique semble capable de jouer un rôle spécifique dans la prévention: rendre les carcinogènes inoffensifs, protéger les cellules ou agir sur le fonctionnement des hormones qui influencent le développement tumoral.

es scientifiques ont à ce jour identifié plusieurs centaines de substances phytochimiques présentes dans l'alimentation et soupçonnent qu'il en existe encore quelques milliers. On comprend dès lors pourquoi les suppléments contenant l’une ou l’autre de ces substances ne peuvent remplacer les fruits et légumes...

Chaque légume et chaque fruit se caractérise par son propre cocktail de composés phytochimiques. Ainsi, la composition et la teneur des tomates sont différentes de celles des oignons, des carottes ou des choux de Bruxelles. Chaque fois que vous mangez une salade comprenant une grande variété de légumes, vous absorbez en fait un véritable arsenal de substances protectrices!

  • Soja

Il est conseillé aux femmes qui présentent une prédisposition au cancer du sein, qui ont cette forme de cancer ou qui l'ont eue, de faire preuve de prudence avant de consommer de grandes quantités de soja. Elles peuvent en revanche sans problème manger quelques portions de (produits à base de) soja par semaine. Certains chercheurs déconseillent aux femmes qui n'ont pas l'habitude de consommer régulièrement ces produits de commencer à en manger de leur propre initiative. On recommande aussi d'éviter de prendre de grandes quantités de « poudres de soja ».

Bien qu'il ait été prouvé que les protéines de soja peuvent aider à contrôler le taux de cholestérol, on ne connaît pas encore tous les effets des composants du soja, tels que les isoflavones. D'une manière générale, les données scientifiques disponibles à ce jour sont insuffisantes pour que l'on puisse formuler des recommandations. Dans la mesure où le mystère reste encore en grande partie entier, il est judicieux de toujours consulter son médecin au préalable.

  • Alimentation végétarienne

Un régime végétarien est souvent considéré comme plus sain que ce que mangeaient les anciens patients avant leur maladie. Une alimentation riche en légumes, fruits, céréales, légumineuses, noix et graines, et pauvre en viande, pourrait apporter une protection partielle contre certains cancers. Il n'est toutefois pas prouvé qu'une alimentation végétarienne offre une meilleure protection qu'une alimentation riche en aliments végétaux, mais avec une faible consommation de viande.

Si vous choisissez de devenir végétarien, veillez à ce que votre alimentation soit suffisamment variée, avec toutes sortes de fruits, légumes, céréales complètes et alternatives protéinées telles que les substituts de viande (tofu, seitan, quorn, etc.).

  • Alimentation macrobiotique

Il n'existe aucune preuve concluante qu'une alimentation macrobiotique puisse prévenir ou guérir la maladie. Cette alimentation repose sur une série de céréales, avec de plus petites quantités de certains légumes, algues, fèves et soupe de miso. L'apport de nutriments et de calories peut dès lors s'avérer insuffisant.

Le manque de variation de l'alimentation oblige par ailleurs à prendre une préparation multivitaminée, contenant notamment de la vitamine B12. Étant donné qu'une alimentation macrobiotique n'est pas basée sur une grande quantité d'aliments végétaux et qu'aucune action positive n'a pu être démontrée dans la prévention du cancer, ses partisans devront se montrer extrêmement vigilants pour assurer l'apport en substances nutritives essentielles au maintien d'une santé optimale.

  • Régime de Moerman

Ce régime commence habituellement par une ‘phase de désintoxication’, qui se caractérise par un jeûne et par une cure de jus de fruits. Le régime lui-même contient peu de calories, peu de protéines et beaucoup de fibres. Il s'agit en fait d'une alimentation végétarienne, autorisant les oeufs et les produits laitiers. Pour le reste, seuls des aliments riches en vitamines et minéraux (tels que les céréales, les fruits et les légumes) peuvent être consommés, les produits raffinés comme le pain blanc, le sucre et la farine étant interdits.

On donne la préférence aux plats froids au goût acide. Les stimulants comme le café, le thé et l'alcool, ainsi que les aliments auxquels ont été ajoutés des conservateurs, des exhausteurs de goût et des colorants, sont également bannis. On recourt en outre à des suppléments de vitamine A, B, C et E — acide citrique, iode, soufre, fer — et parfois aussi d'enzymes ou d'autres substances.

Le régime lui-même ne peut guérir le cancer, mais on peut néanmoins adopter une alimentation saine sur la base du régime de Moerman. Ici aussi, la variation doit — comme toujours — être le mot clé. Avant de suivre un régime de ce type, on prendra soin de demander l'avis du médecin traitant. Un suivi par un(e) diététicien(ne) est par ailleurs indispensable: le taux élevé de fibres contenu dans l'alimentation et la faible valeur calorique du régime impliquent le risque d'un apport énergétique insuffisant.

C'est pourquoi le régime Moerman est déconseillé aux gens qui souffrent de douleurs dans la bouche et la gorge, de diarrhée, de fatigue ou d'un manque d'appétit. On sera tout particulièrement attentif à éviter une intoxication à la vitamine A, ainsi que les risques liés au jeûne et à la cure de jus de fruits au cours de la phase de désintoxication.

Suppléments après le traitement ?

VITAMINES ET ALIMENTATION EN CAS DE CANCER BASE SUR LA DOCUMENTATION DU DR. JÖRG MELZER
© Ligue Suisse contre le cancer, Groupe suisse d’étude des méthodes parallèles et complémentaires en cas de cancer (SCAC) (www.swisscancer.ch/scac ). 

Notre mode de vie détermine ce que nous mangeons et exerce un impact direct sur notre santé. Les vitamines – composants fondamentaux de l’alimentation – sont au centre d’innombrables discussions. Logiquement, la question que l’on se pose est de savoir si les préparations vitaminées, consommées en tant que compléments alimentaires, peuvent prévenir les maladies cancéreuses ou influencer favorablement les processus thérapeutiques. La science n’est pas encore en mesure d’apporter une réponse définitive à cette question, et cela pour deux raisons.

Premièrement, on ne dispose d’aucune évaluation précise sur la fréquence à laquelle des suppléments vitaminiques sont utilisés, à titre de médicaments complémentaires, dans le traitement d’affections cancéreuses. Deuxièmement, les différentes études consacrées à l’action des vitamines sur la prévention et le traitement du cancer ont fourni tout au plus des indications quant à la probabilité de telles relations et non pas des preuves de leur existence.

Une multitude de revues spécialisées se sont toutefois penchées sur l’impact de certains modes d’alimentation ou de la supplémentation en vitamines. Ce texte résume les résultats de plusieurs travaux importants qui ont été réalisés au niveau international.

  • Le problème du dosage:

la quantité n’est pas toujours utile Les études analysées n’ont pas cherché à savoir quelle quantité de chaque vitamine devrait être consommée quotidiennement afin de se prémunir éventuellement contre le cancer. En revanche, plusieurs associations spécialisées ont élaboré des recommandations d’ordre général pour une alimentation saine.

D’une part, elles ont fixé les quantités de substances nutritives (valeurs de référence) qu’une personne bien portante doit absorber pour maintenir son état de santé. D’autre part, elles ont identifié des niveaux de consommation supérieurs tolérables, audelà desquels des effets indésirables peuvent survenir.

  • Rien de tel qu’une alimentation équilibrée pour reprendre des forces

A la suite d’un traitement lourd contre le cancer, nombre de patients ont pour premier objectif de reprendre des forces au plus vite. Ils désirent ardemment être à nouveau maîtres de leur corps et de leur vie. Ce processus peut être facilité si la personne a le sentiment de participer activement à son rétablissement, que ce soit en suivant une psychothérapie, en pratiquant la méditation ou en absorbant des préparations auxquelles on attribue un impact favorable sur la santé. Dans ce sens-là, les suppléments vitaminiques peuvent également avoir un rôle bénéfique.

Aucun effet secondaire inquiétant n’est à craindre si l’apport maximum tolérable n’est pas dépassé ou si l’on ingère – durant une période limitée – des doses qui peuvent aller jusqu’à trois fois les valeurs de référence. Cependant, l’efficacité de telles supplémentations n’a toujours pas été démontrée scientifiquement.

En revanche, il est indispensable d’assurer durant la convalescence une alimentation saine comprenant des fruits, des légumes et des produits à base de céréales complètes. C’est le meilleur moyen de fournir au corps sous une forme naturellement équilibrée le mélange dont il a besoin, à savoir des vitamines, des sels minéraux, des oligo-éléments et des substances végétales secondaires. Si des patients souhaitent malgré tout recourir à un complément ou s’ils ne peuvent y renoncer pour des raisons de santé, ils devraient consulter leur médecin traitant afin d’intégrer cet aspect dans un concept thérapeutique global.

Conclusion

De nombreuses questions restent — pour le moment — sans réponse en ce qui concerne l'alimentation des anciens patients. Les recherches actuelles et futures y répondront petit à petit. D'ici là, la science nous enseigne qu'une alimentation riche en fruits, légumes, produits céréaliers et légumineuses, combinée à une activité physique régulière et à un poids sain, peut accroître la capacité de notre corps à prévenir certains cancers.

Pour ce faire, il est également très important de ne pas fumer et de limiter à un minimum la consommation d'alcool et l'exposition aux rayons ultraviolets. Étant donné qu'un tel style de vie peut aussi contribuer à prévenir d'autres maladies graves, telles que les affections cardiovasculaires, l'hypertension et le diabète de type 2, les recommandations contenues dans ces pages ne pourront qu'influencer positivement votre santé générale et, par-dessus tout, votre qualité de vie!

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Dernière mise à jour : ( 23-11-2009 )
 

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