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Comprendre ce qui se passe et comment y faire face

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Plus facile à dire qu'à faire... D'abord, parce que les vérités médicales sont nécessairement relatives. Chaque situation est particulière et doit être réévaluée en fonction du résultat des traitements. Ensuite, parce que les émotions du malade vont déterminer la vérité qu'il souhaite entendre à un moment donné, en fonction de ses mécanismes de défense, conscients ou non. Chacun affronte sa réalité à son propre rythme et personne ne peut ni refuser, ni imposer la vérité au patient.

Un malade qui, aujourd'hui, préfère ne rien savoir va peut-être commencer ultérieurement à poser des questions. C'est au médecin et à l'entourage de se mettre à son diapason, et non l'inverse.

Faut-il pour autant lui mentir? En règle générale, mieux vaut éviter les mensonges qui, lorsqu'ils sont découverts, risquent de ruiner définitivement la confiance du patient. Rappelons qu'en médecine, les vérités sont relatives. Ceci permet presque toujours de ménager une place à un espoir raisonnable. La manière de dire les choses a également toute son importance et une information peut être donnée progressivement, au rythme des questions posées et de ce que le malade est prêt à entendre.

Le patient peut aussi décider quelle information il désire que le médecin donne à sa famille. L'idéal est que la communication soit la plus large possible, en fonction des attentes de l'entourage et de sa capacité à affronter la réalité. Le manque d'information est parfois beaucoup plus inquiétant que la réalité. En effet, des images dramatiques, souvent dépassées, sont toujours associées au cancer dans bien des esprits.

Dans les cas extrêmes où le malade interdit la transmission à sa famille d'informations le concernant, le médecin est tenu de respecter ce choix.

Conseils pratiques

Pour faciliter l'échange d'informations, la présence d'un membre de la famille aux consultations médicales est souvent très utile. Il faut bien entendu que le malade soit d'accord et que la tierce personne évite de faire écran entre le médecin et le patient.

Cette présence peut contribuer à un climat plus serein et améliorer la communication. En ayant entendu ce que le médecin a dit (et que le patient a parfois bien du mal à retenir tant il est assailli par ses émotions), le tiers peut ensuite rediscuter avec le malade, à son rythme, et informer les autres membres de la famille. L'accompagnant peut aussi, lors de la consultation, encourager le malade à poser ses questions (sans les poser à sa place), lui rappeler celles qu'il risque d'oublier dans le feu de l'action et ne pas hésiter à dire, le cas échéant, qu'il n'a pas compris les explications données.

 

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