Accueil > Les cancers > Vivre mieux pendant un cancer > Communication entre médecin et patient > Communiquer pour gérer les émotions

Emotions, peurs et mécanismes de défense

Version imprimable Suggérer par mail

Ces sentiments ne se limitent pas au patient, mais concernent également son entourage. La maladie bouscule donc aussi les relations familiales, amicales, professionnelles... Les proches ne savent trop quoi dire ni comment communiquer lorsque la maladie fait irruption. La manière de résoudre cette difficulté, dès l'étape du diagnostic, influencera probablement la communication tout au long de la maladie. Elle va dépendre, pour une large part, du type de relation qui existait et de la façon dont on se parlait  «avant ».

La première préoccupation est souvent de protéger les autres : le patient pense que son entourage ne pourra pas supporter la vérité et vice-versa. Ceci risque de renforcer les sentiments d'isolement et d'incompréhension vécus par le malade.

Pour faciliter la communication à ce stade, il est souvent utile d'inverser les préoccupations : l'entourage se demande presque toujours : "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire?". La question à se poser est : "Qu'est-ce qu'il veut me dire?".

Les proches peuvent être tentés de réagir à leurs propres émotions en surprotégeant le patient, en le secouant « pour son bien », en s'enfuyant ou en ne le quittant plus d'une semelle... L'intensité de ces réactions va évidemment varier d'une personne à l'autre.

Parfois, la famille va vouloir prendre la place des soignants et donnera son avis sur le choix des traitements, allant jusqu'à conseiller d'autres médecins, d'autres médicaments, ou même des pratiques « magiques » (régimes fantaisistes, consultation de charlatans?).

Tout ceci ne rend pas réellement service au malade.

Il serait beaucoup plus utile d'oser exprimer ses émotions au lieu d'essayer de les masquer. Pourquoi faudrait-il s'empêcher de dire sa peur, son chagrin, sa révolte ou son espoir, voire même de pleurer un bon coup avec le malade si c'est ce qu'on éprouve vraiment ? Partager ses propres sentiments avec le patient lui permettra probablement d'exprimer plus facilement ce qu'il vit et l'aidera à se sentir un peu moins seul.

La maladie donne parfois l'occasion de sortir des routines et de rencontrer l'autre en profondeur, avec une richesse rarement atteinte dans la vie de tous les jours.

 

Accès rapide

S'inscrire à une de nos newsletters