Des cliniques du sein menacées de fermeture ? |
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Une directive européenne imposant aux cliniques du sein la prise en charge de minimum 150 nouvelles patientes par an constituerait une menace de fermeture pour près de la moitié des 46 institutions hospitalières agréées actuellement en Belgique. Sources : Belga, 09-02-10 ; Métro, 10-02-10 ; La Meuse, 10-02-10 ; Le Généraliste, 10-02-10Commentaires de la Fondation contre le CancerDes cliniques du sein ont été agréées depuis janvier 2008 pour offrir aux patientes la meilleure prise en charge thérapeutique par le biais d’équipes multidisciplinaires spécialisées. Au départ, ces cliniques bénéficiaient de l’agrément si elles traitaient au moins 100 nouveaux cas par an. Mais la nouvelle directive est aujourd’hui plus exigeante puisque pour être agrée, le centre doit prendre en charge, chaque année, 150 nouvelles patientes. Cette rationalisation provoque une véritable levée de boucliers car 21 des 46 institutions spécialisées sont désormais menacées en Belgique. Certains directeurs des cliniques menacées estiment que le fait de traiter une centaine de patientes par an garantit le niveau d’expertise nécessaire pour obtenir ou conserver l’agrément en tant que « clinique du sein ». D’autres envisagent déjà de fusionner ou de se regrouper pour atteindre le quota requis. Quant à la Fondation contre le Cancer, elle estime qu’il est nécessaire de respecter les critères de qualité approuvés à l’échelon international. En effet, la reconnaissance par les pouvoirs publics de cliniques du sein qui répondent à des critères qualitatifs et sont soumises à une évaluation régulière est indispensable pour garantir la meilleure qualité de traitement possible. Avec, en Belgique, près de 9500 nouveaux cas de cancer du sein par an chez la femme et une bonne soixantaine chez l’homme, il devrait y avoir place pour un nombre suffisant de cliniques du sein respectant la nouvelle directive européenne. Le problème ne viendrait-il pas plutôt du trop grand nombre de personnes qui continuent à être traitées en dehors des cliniques du sein ? N’est-il pas préférable de parcourir quelques kilomètres supplémentaires pour bénéficier d’une réelle qualité de soins ? |












