De l'examen général à la prise en charge par un spécialiste |
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Lorsqu'un homme présentant un ou plusieurs des symptômes décrits ci-dessus se rend chez son médecin, celui-ci effectuera un examen clinique général. Au cours de cet examen, le médecin accordera une attention toute particulière aux modifications physiques signalées par son patient. Si nécessaire, le patient sera ensuite référé à un spécialiste, dans ce cas-ci un urologue, pour un examen plus approfondi. Le spécialiste répétera l'examen clinique. Ensuite, des examens complémentaires auront éventuellement lieu. Echographie du testicule
L'échographie est un examen réalisé au moyen d'ondes sonores (ultrasons). La réflexion (écho) de ces ondes permet de visualiser les organes et/ou les tissus sur un écran. Pendant l'examen, le patient est couché sur une table d'examen. On applique un gel sur la peau. Ensuite, le médecin déplace un appareil, qui ressemble à un microphone, sur la surface des testicules et des zones environnantes. Grâce à cet examen, le médecin obtient une image de l'emplacement, de la taille et de l'extension d'une éventuelle anomalie des testicules. L'image à l'écran peut être photographiée afin de la conserver. L'échographie est un examen simple et totalement indolore pour le patient. En cas de doute quant au diagnostic, l'échographie des bourses donne généralement des indications fiables. Analyse sanguine pour la recherche de marqueurs tumoraux
On a constaté que les cellules cancéreuses présentes dans un testicule produisent certaines substances particulières qui sont libérées dans le sang. Ces substances sont appelées marqueurs tumoraux. La présence de ce type de marqueurs tumoraux dans le sang peut indiquer l'existence d'un cancer du testicule et/ou de métastases. Lors d'une analyse sanguine "ordinaire", on ne recherche pas la présence de ces substances; pour les détecter, une analyse sanguine spécifique est nécessaire. Examen opératoire
Pour déterminer avec certitude si l'on se trouve en présence d'un cancer du testicule, un examen microscopique des tissus est nécessaire. Pour cela, il est indispensable de retirer des bourses le testicule, l'épididyme et le cordon spermatique par voie opératoire, via l'aine. Ces organes sont ensuite examinés au microscope par un anatomo-pathologiste. L'examen permet de distinguer s'il s'agit ou non d'un cancer du testicule. On établit en même temps de quel type de cancer testiculaire il s'agit: un séminome, un non-séminome ou une combinaison des deux. On détermine également l'extension locale de la maladie. Si, avant l'opération, l'urologue a encore un doute quant à savoir s'il se trouve ou non en présence d'un cancer du testicule, il arrive parfois que l'on examine un petit fragment de tissu pendant l'opération (biopsie extemporanée). Pendant ce temps, le patient demeure alors sous anesthésie. S'il apparaît qu'il ne s'agit pas d'un cancer, on interrompt l'opération sans enlever le testicule. Cette intervention nécessite habituellement une hospitalisation d'une durée de quelques jours. L'ablation d'un testicule n'engendre aucune diminution du désir sexuel et ne mène absolument pas à l'impuissance. Après l'ablation d'un testicule, un homme demeure capable de concevoir des enfants. D'un point de vue médical, il s'agit d'une opération relativement bénigne, mais sur le plan émotionnel cela représente pour le patient un événement traumatisant. |












