FAQ : Cancers du col de l’utérus et vaccination HPV |
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Chaque année, en Belgique, environ 650 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus sont enregistrés, et 270 femmes décèdent des suites de la maladie. Dans notre pays, deux vaccins contre les principaux papillomavirus humains (HPV) cancérigènes sont disponibles. Ils protègent contre les virus HPV 16 et HPV 18, qui sont responsables d’environ 70% des cas de cancers du col de l’utérus. De nombreuses personnes contactent la Fondation afin d’obtenir des renseignements sur la maladie et sur la vaccination. Les appels proviennent de jeunes filles, mais aussi de mamans ou de jeunes hommes qui se sentent de plus en plus concernés par la santé de leur partenaire. Voici des réponses aux questions les plus fréquemment posées. Que sont les HPV?Les HPV (Human Papilloma Virus) sont une grande famille de virus qui se transmettent lors de rapports sexuels ou de contacts intimes. Il en existe une centaine de types différents. La plupart sont inoffensifs, mais certains d’entre eux peuvent causer une infection chronique. Celle-ci peut alors déclencher, à terme, un cancer du col de l’utérus. Ce sont principalement les HPV 16 et 18 qui s’accompagnent d’un risque de cancer du col utérin. D’autres HPV (types 6 et 11) provoquent des verrues (condylomes génitaux) au niveau des lèvres de la vulve, du vagin ou du col de l’utérus, mais ces lésions ne dégénèrent pas en cancer du col utérin. Les cancers du col de l’utérus sont-ils fréquents?Chaque année, ce type de cancer est diagnostiqué chez environ 650 femmes en Belgique. Grâce au dépistage, un très grand nombre de lésions précancéreuses peuvent être découvertes et traitées avant leur évolution vers un cancer. Quels sont les symptômes d’une infection à HPV?Dans la plupart des cas, une infection à HPV ne s’accompagne d’aucun symptôme. Certains types d’HPV peuvent provoquer des verrues génitales, mais ces dernières n’ont aucun lien avec le cancer du col de l’utérus. Quelles sont les chances de guérison en cas de cancer du col de l’utérus ?Si la maladie est traitée lorsqu’elle est encore à un stade précancéreux, avant son évolution en cancer du col de l’utérus, la guérison est assurée. En cas de cancer du col de l’utérus proprement dit, les chiffres de survie à cinq ans sont compris entre 90 et 5 %, en fonction du stade de développement du cancer. Il est donc capital de détecter et de traiter le cancer au stade le plus précoce possible pour maximiser les chances de guérison. D’où l’utilité du dépistage par frottis. Si je suis contaminée par un HPV, cela signifie-t-il que mon conjoint a été infidèle?Pas nécessairement. Le virus est tellement répandu chez les humains et existe depuis si longtemps que la majorité des personnes sexuellement actives finissent par être infectées. Il est très difficile de dire depuis quand quelqu’un est infecté (car il n’y a pas de symptômes particuliers) et également qui est le « responsable » de la contamination. Inutile donc de stigmatiser qui que ce soit! Le préservatif protège-t-il contre les HPV?Le préservatif n’offre pas de protection totale contre les HPV, car la transmission peut se produire via les zones génitales non couvertes par le préservatif. Il est toutefois recommandé de l’utiliser, surtout en cas de partenaires sexuels multiples. Les HPV peuvent-ils provoquer des cancers chez les hommes?Oui, ces virus semblent aussi jouer un rôle dans l’apparition de certains cancers de la tête et du cou, plus particulièrement au niveau de la langue et des amygdales. Le tabac et l’alcool sont les premiers facteurs mis en cause dans l’apparition de ces maladies, mais l’exposition aux HPV en augmente encore le risque. La hausse de ce type de cancers au cours des dernières années pourrait être liée à la forte progression de la pratique du sexe oral chez les adolescents. Une grossesse est-elle encore possible après un cancer du col de l’utérus ?Tout dépend du stade auquel le cancer est détecté et du type de traitement nécessaire. À un stade préliminaire (lésion précancéreuse) ou très précoce de la maladie, le traitement peut être très circonscrit. Si l’utérus n’est pas atteint, une grossesse est tout à fait envisageable par la suite. Sous étroite surveillance médicale, bien entendu. Une femme enceinte peut-elle transmettre un HPV au fœtus ?Il n’existe à ce jour aucune preuve indiquant une transmission du HPV à un fœtus pendant la grossesse. Vaccination: pour qui, quand et par qui?Pour une efficacité optimale, il est préférable de se faire vacciner avant les premiers rapports sexuels. Idéalement, le vaccin doit être administré aux jeunes femmes avant l’âge de 26 ans, car le risque d’infection est le plus élevé pendant cette période. Tous les médecins (généraliste, pédiatre, gynécologue, médecin scolaire, etc.) sont habilités à prescrire et administrer le vaccin. Le vaccin contre les HPV est-il remboursé?Deux vaccins sont actuellement commercialisés en Belgique: le Gardasil® et le Cervarix®. Ces deux vaccins coûtent environ 130 € par dose et trois doses sont nécessaires (réparties sur six mois). Grâce au remboursement de ce vaccin en catégorie B, les jeunes filles du groupe d’âge ciblé (12 à 18 ans) ne paient que 10,80 € par dose (ou 7,20 € si elles bénéficient du statut BIM ou OMNIO). Pour elles, le coût total de la vaccination est donc de 32,40 €. Le vaccin offre-t-il une protection de 100%?Non. La vaccination protège uniquement contre les principales souches de papillomavirus humains, responsables d’environ 70% des cancers du col de l’utérus. Il est donc encore possible de contracter une infection par des types de virus non couverts par cette vaccination. Ce risque explique pourquoi il est très important de procéder à un frottis régulier du col, tous les trois ans à partir de 25 ans, même chez les femmes vaccinées. Le vaccin est-il efficace si l’on a déjà eu des rapports sexuels?Tout dépend si l’on a déjà été contaminé ou non par les papillomavirus. C’est pourquoi la protection la plus efficace est procurée par une vaccination avant les premiers rapports sexuels. Pendant combien de temps ce vaccin nous protège-t-il?Selon des études actuelles, la durée de protection a été vérifiée sur des périodes de 7 à 9 ans. Il n’y a toutefois pas encore de données connues en ce qui concerne l’efficacité à plus long terme. On ne sait donc pas encore si un rappel sera nécessaire. Faut-il encore effectuer des frottis après la vaccination?Oui! Les vaccins actuels n’assurent pas une protection de 100%, mais de 70% environ contre les cancers du col de l’utérus. Même si elles ont été vaccinées, les femmes de 25 à 65 ans doivent continuer à effectuer un frottis tous les 3 ans (ou plus souvent si le médecin l’estime nécessaire). Les garçons/hommes peuvent-ils se faire vacciner?Cette question suscite le débat et, actuellement, les avis divergent. Chez les hommes, certains HPV peuvent entraîner un risque accru de cancer de la langue et des amygdales. De plus, le sexe masculin représente un réservoir potentiel pour la transmission des papillomavirus jouant un rôle dans les cancers du col de l’utérus et des verrues génitales. Mais l’éradication de ce réservoir viral est-elle réellement une priorité alors qu’il faut faire des choix pour le budget de la santé publique?La vaccination contre les HPV est-elle obligatoire?Absolument pas! Elle est conseillée aux jeunes filles âgées de 12 à 26 ans, l’âge idéal se situant avant les premières relations sexuelles. La vaccination est remboursée pour les jeunes filles de 12 à 18 ans, mais il ne s’agit pas d’une obligation. |
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| Dernière mise à jour : ( 05-11-2009 ) |










