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Freiner les métastases et accroître l’efficacité de la chimiothérapie

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News 26-02-09

Des chercheurs de la KULeuven étudient une nouvelle manière de rendre la chimiothérapie plus efficace tout en freinant la formation de métastases. Ils ont découvert récemment qu’en réduisant l’activité d’un capteur d’oxygène (la protéine PHD2), ils pouvaient modifier la structure des vaisseaux sanguins à l’intérieur d’une tumeur. Cette approche ouvre de nouvelles perspectives de traitements.

Sources : Cell, 13-02-09 ; Belga, 12-02-09 ; Artsenkrant 13-02-09 ; Gazet van Antwerpen, 13-02-09 ; Het Belang van Limburg, 13-02-09

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

L’étude des mécanismes d’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) est au cœur de bon nombre de recherches menées en Belgique et un peu partout dans le monde. De grandes avancées ont déjà été réalisées dans ce domaine et des médicaments capables de freiner la vascularisation des tumeurs (Avastin ®, par exemple) sont déjà proposés à certains patients atteints d’un cancer du côlon notamment. Beaucoup d’autres molécules sont attendues dans les années à venir.

Cependant, l’angiogenèse est un processus complexe qui n’a pas encore livré tous ses secrets … Et les chercheurs tentent de décrypter de nouveaux mécanismes qui permettraient d’accroitre l’efficacité de la chimiothérapie et de freiner la dissémination des cellules à distance de la tumeur d’origine. Leur but est d’agir sur la structure des vaisseaux sanguins qui alimentent les tumeurs en oxygène et en éléments nutritifs. C’est ce que fait notamment l’équipe de Massimiliano Mazzone et Peter Carmeliet à la KULeuven.

Ces chercheurs ont découvert qu’en freinant l’activité d’une protéine spécifique (PHD2), la vascularisation des tumeurs pouvait être modifiée. En effet, les vaisseaux sanguins qui irriguent une tumeur présentent une architecture désorganisée : les cellules endothéliales qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins se chevauchent, empêchant un flux sanguin régulier et provoquant des « fuites » vasculaires par lesquelles peuvent s’infiltrer les cellules cancéreuses capables dés lors de disséminer vers d’autres sites de l’organisme. Par ailleurs, l’irrégularité du flux sanguin provoque également des conditions d’hypoxie (manque d’oxygène) au cœur de la tumeur, ce qui stimule les cellules cancéreuses à devenir plus invasives et les aide à résister à certains traitements.

En réduisant l’activité de la protéine PHD2, les chercheurs ont constaté que le réseau vasculaire tumoral se réorganisait, les cellules endothéliales reformant des structures linéaires et bien régulières. Cette modification entraîne une restauration des conditions d’oxygénation de la tumeur, une diminution de sa capacité à former des métastases et un accès potentiel aux médicaments qui peuvent dès lors atteindre le centre de la tumeur et exercer leur action destructrice au niveau des cellules cancéreuses.

Cette découverte ouvre donc de nouvelles perspectives de traitement, non seulement vis-à-vis des tumeurs cancéreuses mais peut-être également pour d’autres pathologies comme l’infarctus du myocarde ou l’attaque vasculaire cérébrale.

Pas de précipitation cependant, car ces études sont actuellement menées chez l’animal de laboratoire,  et il faudra être patient avant d’obtenir les premières données chez l’homme.

 

Dernière mise à jour : ( 06-03-2009 )
 

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