Comment communiquer autour du cancer ? |
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Le Besoin d'informations Quoi qu'il en soit, la communication entre soignants et soignés a pris et continuera de prendre une place de premier plan en cancérologie. Cependant, aucun des protagonistes (patients, proches, soignants) n'échappe à la composante hautement émotionnelle de cette communication, ce qui ne la rend guère facile. C'est encore plus vrai dans le contexte particulier du refus de consentement ou de décision d'arrêter un traitement. Une communication idéale Le patient doit être informé: Son droit à l'information s'étend aux raisons de l'échec d'un traitement. Eviter les messages paradoxaux Informer la famille Malgré les difficultés émotionnelles liées au contenu de ce qui leur est communiqué, une écrasante majorité des patients souhaitent en savoir davantage sur leur maladie. Temps et disponibilité des soignants La communication et, plus largement, l'établissement d'une relation de confiance soignants/soignés demandent du temps et une disponibilité suffisante. D'autant que l'information doit être donnée au cas par cas, le plus souvent verbalement. Le médecin ne peut se contenter de fournir un document écrit reprenant des informations générales sauf à titre de complément d'information après échange verbal individualisé. La plupart des malades perçoivent la charge de travail des soignants et ne leur demandent pas d'être constamment à leur disposition. Néanmoins, le temps limité des consultations et l'état émotionnel dans lequel elles se déroulent font que le patient oublie des questions, ou alors qu'il n'ose tout simplement pas dire qu'il n'a pas compris les explications fournies. A l'autre extrême, certaines questions pointues prennent le soignant de court et l'amènent à répondre de façon élusive. Un moment spécialement consacré aux questions des patients (et des proches, si le patient le souhaite), avec la possibilité de différer éventuellement une réponse, permet de rencontrer bien des attentes. L'arrivée de plus en plus fréquente de psychologues dans les équipes hospitalières est une évolution favorable, de nature à améliorer la communication soignants/soignés grâce à une meilleure gestion des émotions. Encore faut-il que les autres soignants ne se déchargent pas sur eux de toute responsabilité en termes de communication et de gestion des émotions. Dans une grande majorité de cas, les malades se disent satisfaits des informations données par les soignants et du temps qui leur a été consacré (sondage réalisé à notre initiative en 2002). Même en cas d'impasse relationnelle, des solutions existent. Il est par exemple utile de savoir passer la main. Un changement d'interlocuteur a de fortes chances d'avoir un effet bénéfique en termes de communication avec le patient. |










