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Le test de dépistage du cancer de la prostate (PSA) n'est pas toujours fiable

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Lors du dépistage du cancer de la prostate grâce au dosage sanguin du PSA (Prostate Specific Antigen, un antigène spécifique à la prostate), il semble qu'un homme sur 8 présente un résultat positif au test, alors qu'il n'est pas atteint par ce cancer. Et lorsqu'une tumeur est présente, un traitement ne serait pas nécessaire dans 33 à 50 % des cas. Ce sont les résultats d'une étude européenne effectuée auprès de 160 000 hommes, dont 10 000 belges.

Source: Het Laatste Nieuws, 12-01-10

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Nous avons déjà attiré l'attention à de nombreuses reprises sur le fait que le dosage sanguin du PSA n'était pas un test optimal dans le cadre du dépistage du cancer de la prostate. Il faut en effet tenir compte de la possibilité de résultats qualifiés de "faux positifs". Cela signifie que le taux de PSA peut être élevé non pas à cause d'un cancer de la prostate mais, par exemple, à cause d'une inflammation ou d'une hypertrophie bénigne de la prostate. Dans un tel cas, une biopsie (prélèvement de tissu à l'aide d'une aiguille pour examen microscopique) sera effectuée, même si elle est en fait superflue.

En outre il s'agit d'un examen souvent douloureux, qui peut causer diverses complications. Selon les résultats de l'étude européenne, 1 homme sur 8 ayant effectué le test de dépistage PSA serait donc confronté à cette situation. Autre inconvénient de cette situation : ces hommes seraient deux fois moins susceptibles d'effectuer le test à nouveau par la suite, même si il est possible qu'ils développent ultérieurement un cancer de la prostate.

De plus, près de la moitié des cas de cancers de la prostate confirmés par une biopsie ne présentent pas de risques vitaux pour le patient et ne nécessitent pas de traitement immédiat. Si une thérapie est malgré tout entamée, la qualité de vie de ces hommes peut s'en trouver réduite à cause d'effets secondaires tels que l'incontinence et l'impuissance en cas de chirurgie, ainsi que des problèmes intestinaux en cas de radiothérapie. Chez ces personnes, il serait donc préférable de différer le traitement et de suivre l'évolution de la maladie. Un conseil souvent difficile à suivre sur le plan psychologique.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes en Belgique, avec presque 10 000 nouveaux cas chaque année. 221 000 personnes en meurent annuellement dans le monde, dont 1 400 en Belgique. Si l'on considère que le dépistage par dosage du PSA sanguin donne encore trop de  "faux positifs" et présente de nombreux inconvénients, un dépistage systématique de la population n'est pas à conseiller.

Dans le cas du dépistage par détermination du taux sanguin de PSA, c'est au médecin à déterminer s’il a un sens et à en discuter les avantages et inconvénients avec le patient.

Enfin, des recherches sont en cours afin de développer des tests plus fiables pour le dépistage du cancer de la prostate et il est donc possible qu'un test mieux adapté soit disponible dans le futur.

Dernière mise à jour : ( 18-01-2010 )
 

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