Professeur Jan Balzarini |
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Katholieke Universiteit Leuven Titre du projet Combined suicide thymidine kinase gene /chemotherapy of cancer with antiherpetic drugs (Combinaison du gène suicide thymidine kinase et d'une chimiothérapie anti-cancéreuse avec des drogues anti-herpétiques) Montant octroyé : 7.500.000 BEF répartis sur trois années La thérapie génique désigne l'ensemble des procédés visant à introduire in vivo (on parle alors de thérapie génique) ou ex vivo * (on parle dans ce cas de thérapie cellulaire) un gène correcteur dans certaines cellules. Différentes approches sont aujourd'hui en cours de développement. La thérapie génique utilisant un gène « suicide » consiste à faire exprimer aux cellules tumorales une enzyme (ici, la thymidine kinase du virus de l'herpès) qui transforme une drogue non toxique (le ganciclovir) en un composé détruisant les cellules cancéreuses. Un virus, rendu inoffensif, infecte les cellules cancéreuses qui intègrent le gène dans leur génome et produisent alors l'enzyme. En présence du ganciclovir, ces cellules déclenchent un programme de suicide cellulaire (apoptose). Autre observation intéressante : un effet similaire se développe dans les cellules tumorales adjacentes non transfectées par le virus. Ce phénomène serait dû à un effet de voisinage (« bystander effect »), dont les mécanismes précis restent encore mal élucidés, mais qui semble impliquer une réaction immunitaire vis-à-vis des cellules tumorales. L'objectif de l'équipe du Professeur Balzarini est d'accroître l'efficacité de cette thérapie génique en ciblant l'affinité des drogues anti-herpétiques (ganciclovir et dérivés) vers des compartiments précis des cellules tumorales (mitochondries notamment) et en en essayant de développer également l'effet de voisinage. Les résultats de leurs travaux devraient aboutir à une combinaison optimale d'une chimiothérapie associée à une thérapie génique. * Ex vivo : se dit des expérimentations effectuées sur des cellules en culture. Les expériences ex vivo constituent une étape intermédiaire entre celles conduites in vitro (en éprouvettes) et celles réalisées in vivo (sur un organisme vivant). Katholieke Universiteit Leuven Tel. : 016-33.73.52 Docteur Yves BeguinUniversité de Liège Titre du projet Transplantation into NOD/SCID mice ex vivo expanded human hematopoietic stem cell isolated from umbilical cord blood (Greffe de cellules hématopoïétiques humaines développées ex vivo au départ de sang de cordon, chez des souris NOD/SCID) Montant octroyé : 7.300.000 BEF répartis sur trois années La greffe de cellules souches hématopoïétiques (cellules destinées à régénérer le sang) constitue aujourd'hui un traitement majeur pour les patients atteints de leucémies ou d'autres pathologies hématologiques sévères. Mais 70 % des patients concernés ne trouvent pas de donneur compatible, malgré toutes les campagnes de sensibilisation en faveur du don de moelle. Une bonne partie de la solution pourrait venir du sang de cordon. Ce dernier est effectivement riche en cellules souches comparables à celles de la moelle osseuse. Ces cellules sont faciles à obtenir puisqu'il suffit de prélever le sang restant dans le cordon au moment où celui-ci est coupé. De plus, ces cellules souches sont moins développées sur le plan immunologique, ce qui diminue le risque de rejet. A ces avantages s'ajoute malheureusement un inconvénient. Seul un faible volume de sang est récupéré dans le cordon (50 à 150 millilitres), soit un nombre relativement restreint de cellules souches. D'où l'idée des chercheurs de l'équipe du Professeur Beguin de mettre au point une technique permettant la multiplication de ces cellules en laboratoire, avant d'effectuer la greffe proprement dite. Les résultats de leurs recherches pourraient aboutir à une augmentation importante du nombre de patients pouvant bénéficier d'une greffe de cellules souches et, par là même, accroître leur chance de guérison. Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Département d'Hématologie Tel. : 04-366.76.90 Professeur Wilfried De NeveUniversiteit Gent Titre du projet Clinical implementation of intensity modulated radiotherapy by dynamic multileaf collimators for pharyngeal, lung and prostate cancer (Application clinique de la radiotherapie à intensitée modulée par l'utilisation de collimateurs dynamiques multilames pour le traitement de cancers du pharynx, du poumon et de la prostate) Montant octroyé : 6.000.000 BEF répartis sur trois années La radiothérapie à intensité modulée (IMRT) est un outil performant utilisé en radiothérapie conformale. Cette technique permet notamment d'éviter l'irradiation des tissus sains environnants en concentrant, grâce à une géométrie tridimensionnelle, les rayons uniquement vers la tumeur. Un projet de recherche, soutenu précédemment par la Fondation, a permis d'affiner la radiothérapie conformale en vérifiant et en optimalisant la dose de rayonnement dans un espace tri-dimensionnel. L'objet du présent projet vise à compléter cette technique par le développement d'un collimateur dynamique à feuillets multiples. Cette technologie complexe a déjà été utilisée dans quelques centres de recherche internationaux pour irradier des tumeurs secondaires inopérables situées au niveau de la tête et du cou. Des réponses anti-tumorales ont pu être obtenues dans ces conditions avec peu ou pas d'effets toxiques dus à l'irradiation aigüe chez des patients pour lesquels seuls des soins palliatifs (avec augmentation progressive des doses de mophine) étaient envisagés. Ces résultats encourageants ont conduit l'équipe du Professeur De Neve à développer cette technologie en Belgique afin de traiter des cancers primaires du pharynx, du poumon et de la prostate, pour lesquels une radiothérapie conventionnelle induit généralement des effets secondaires chroniques. Ces travaux devraient aboutir à de réels progrès en radiothérapie et à une amélioration de la qualité de vie des patients. Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Kliniek voor Radiotherapie en Kerngeneeskunde Tel. : 09-240.30.74 Professeur Vincent GeenenUniversité de Liège Titre du projet Novel pathways of intrathymic cell signalling and focal adhesion in pathophysiology of lymphoproliferative diseases (Nouvelles voies de signalisation cellulaire et d'adhésion focale intrathymique dans la physiopathologie de maladies lymphoprolifératives) Montant octroyé : 7.100.000 BEF répartis sur trois années Les chercheurs de l'équipe du Professeur Geenen se focalisent sur la compréhension du mode de fonctionnement d'un organe encore largement méconnu : le thymus. Celui-ci est situé derrière le sternum, en avant du coeur. Il joue un rôle important dans le développement d'une population cellulaire importante de notre système de défense immunitaire : les lymphocytes. Certaines études semblent indiquer qu'un défaut dans « l'éducation » des lymphocytes au sein du thymus pourrait jouer un rôle dans des maladies à composantes « auto-immunes » (comme le diabète juvénile, par exemple). Il pourrait aussi jouer un rôle dans l'apparition de lymphomes (cancers se développant au départ des lymphocytes). Dès lors, la compréhension des mécanismes aboutissant au développement inadéquat des lymphocytes T pourrait aboutir à de nouveaux modes de traitements Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Institut de Pathologie Tel. : 04-366.25.50 Docteur Carine MaenhautUniversité Libre de Bruxelles Titre du projet Identification and characterization of new genes involved in the control of cell proliferation, differentiation, apoptosis and oncogenesis (Identification et caractérisation de nouveaux gènes impliqués dans le contrôle de la prolifération et de la différenciation cellulaire, de l'apoptose et de l'oncogenèse) Montant octroyé : 6.900.000 BEF répartis sur trois années La prolifération des cellules est le résultat d'une succession d'événements réglés par des signaux biologiques pouvant agir positivement ou négativement. Ces signaux sont transmis à des protéines spécifiques, les récepteurs, entraînant ainsi une première réponse qui a de multiples conséquences, chacune de celles-ci entraînant d'autres événements et ainsi de suite. L'ensemble de ces réactions est appelé « cascade de régulation ». Au cours du processus cancéreux, cette cascade de régulation est fortement perturbée. Soit elle est freinée, soit, au contraire, elle est fortement activée. Les travaux de recherche de l'équipe du Dr Maenhaut se focalisent sur la compréhension des mécanismes d'action de ces voies de contrôle. Les chercheurs tentent notamment d'identifier de nouveaux gènes qui sont modifiés au cours du processus cancéreux. A moyen terme, leurs résultats pourraient aboutir à de nouveaux traitements capables de corriger ces altérations. Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. IRIBHN Tel. : 02-555.41.33 Docteur Rosita WinklerUniversité de Liège Titre du projet Molecular mechanisms responsible for the overexpression of the HER2 oncogene in human breast cancers (Mécanismes moléculaires responsables de la sur-expression de l'oncogène HER2 dans les cancers humains du sein) Montant octroyé : 3.000.000 BEF répartis sur trois années Trente pourcents des cancers du sein présentent une altération d'un gène particulier (appelé HER2) dans la tumeur. Ce gène, présent en trop grande quantité dans les cellules cancéreuses, indique un pronostic sévère. Cette découverte a conduit l'équipe du Dr Winkler à tenter de comprendre les mécanismes qui conduisaient à cette altération. L'objectif visé est la mise au point d'anticorps dirigés contre les cellules qui expriment ce gène de façon anormale afin de les éliminer ou tout au moins de freiner leur progression. Des résultats encourageants ont déjà été obtenus tant en laboratoire que dans quelques études cliniques. Un nouvel espoir donc pour le traitement de cette maladie. Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Laboratoire d'Oncologie Moléculaire Tel. : 04-366.25.02 Docteur Jutte Van der Werff ten BoschVrije Universiteit Brussel Titre du projet Implementation of MRD analysis in the treatment of ALL (Application de l'analyse MRD (maladie résiduelle minimale) dans le traitement de la leucémie lymphoblastique aiguë) Montant octroyé : 3.600.000 BEF répartis sur trois années L'intensité du traitement proposé aux enfants atteints de leucémie lymphoblastique aigüe est basée Une des méthodes envisagée consisterait à détecter, grâce à une analyse moléculaire fine, des cellules résiduelles anormales dans la moelle du patient une trentaine de jours après le début du traitement. La présence de telles cellules, signant un risque élevé de rechute, permettrait alors d'ajuster rapidement le traitement en cours afin d'obtenir une réponse optimale grâce à une chimiothérapie plus intense. Toutefois, avant d'introduire cette technique dans les milieux hospitaliers, certaines questions doivent encore être résolues : valeur prédictive du MRD dans différents sous-groupes de patients, période optimale pour réaliser ce type de test, définition des valeurs seuil, etc. L'objet du présent projet vise à répondre à ces différentes interrogations par le biais d'une étude multicentrique prospective avec l'aide de l'EORTC. Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Vrije Universiteit Brussel Tel. : 02-477.45.67 Professeur Eric Van MarckUniversiteit Antwerpen Titre du projet Molecular Pathobiology and Oncology of Malignant Mesothelioma of the Pleura Montant octroyé : 5.050.000 BEF répartis sur trois années Le mésothéliome malin de la plèvre (membrane entourant les poumons) est un cancer particulièrement agressif qui résiste aux thérapies anti-cancéreuses conventionnelles. De plus, les pathologistes sont fréquemment confrontés au problème d'établir un diagnostic différenciel, par exemple entre un mésothéliome primaire et un cancer secondaire se développant au niveau de la plèvre. Par ailleurs, alors que 75 % des cas de mésothéliomes sont dus à une exposition à l'amiante, l'origine des 25 % restants est inconnue. Enfin, l'incidence du mésothéliome va continuer à augmenter au cours des trois prochaines décennies et touchera plusieurs milliers de patients en Belgique. Ces constats alarmants ont conduit l'équipe du professeur Van Marck à orienter leurs recherches vers une meilleure compréhension du développement de la maladie, à l'identification de facteurs (autres que l'exposition à l'amiante) associés à son apparition et à la mise au point de nouveaux tests diagnostiques. Récemment, des séquences virales ont été identifiées au sein de mésothéliomes. Si l'hypothèse d'une origine virale est vérifiée, cela ouvrirait la voie à la mise au point de nouveaux marqueurs diagnostiques. On pourrait alors envisager de dépister plus tôt la maladie dans les populations à risques (ouvriers de la construction, par exemple). Ce dépistage précoce permettrait d'offrir aux patients concernés un traitement potentiellement plus efficace et basé sur de nouvelles approches (génétiques, immunologiques et/ou antivirales). Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Department of Pathology Tel. : 03-821.37.53 Docteur Johan NeytsKatholieke Universiteit Leuven Titre du projet Study of the pathogenesis of hemangioma formation and exploring news strategies for the treatment of hemangiomas in a unique animal model Montant octroyé : 4.160.000 BEF répartis sur trois années. Les hémangiomes sont des tumeurs endothéliales qui surviennent chez 2,5 à 12 % des nouveaux-nés et parfois jusqu'à 22 % des bébés prématurés de moins d'un kg. Ces hémangiomes apparaissent peu de temps après la naissance et continuent à croître rapidemment pendant les six mois suivants. Cette phase de prolifération est généralement suivie par la régression de la tumeur au cours des 5 à 10 années qui suivent. Cependant, quelques 10 % des tumeurs ne disparaissent pas complètement et 3 à 5 % d'entre elles s'étendent largement, parfois vers des organes vitaux, ce qui met en péril la vie de l'enfant. Les traitements à base de stéroïdes n'apportent pas de réponse satisfaisante et provoquent souvent l'apparition de complications. L'interféron alpha est parfois utilisé avec un certain succès mais n'est pas dénué d'effets secondaires toxiques. Jusqu'à présent il n'y avait pas de modèle animal disponible pour étudier la pathogenèse de ces tumeurs et tester de nouveaux traitements. Or, ce type de modèle s'avère indispensable, car les hémangiomes survenant chez de très jeunes enfants, les études cliniques basées sur l'utilisation de nouveaux médicaments sont très difficiles à réaliser. C'est pourquoi, l'équipe du Dr Neyts s'est penchée sur le problème et a mis au point un modèle expérimental unique (le rat, en l'occurrence) permettant de tester l'efficacité d'inhibiteurs de l'angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaus sanguins) au cours de la formation des hémangiomes. Les résultats de cette équipe de recherche devraient aboutir à une meilleure compréhension des mécanismes survenant dans la formation de ce type de tumeur et permettre le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Rega Instituut Professeur Filip LardonUniversiteit Antwerpen Titre du projet Use of cultured human dendritic cells loaded with tumor antigens for optimal stimulation of in vitro antitumor immunity Montant octroyé : 6.200.000 BEF répartis sur trois années Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement de nouveaux protocoles d'immunothérapie anti-cancéreuse (« vaccin thérapeutique anti-cancer ») pouvant s'appliquer au cancer du côlon et du col de l'utérus. L'objectif est de tenter d'éliminer les cellules cancéreuses en stimulant l'immunité du patient contre son propre cancer. Il y a quelques années, des chercheurs ont mis en évidence la présence d'antigènes tumoraux sur les cellules cancéreuses. Il s'agit de substances présentes uniquement à la surface des cellules malignes et qui peuvent être reconnue par les cellules du système immunitaire en vue de leur élimination. Cependant, il arrive que le système immunitaire ne soit pas suffisamment efficace et, par ce fait, la tumeur continue à croître, voire même à disséminer à distance (métastases). L'une des raisons de ce dysfonctionnement provient du fait que la tumeur ne présente pas efficacement ses antigènes tumoraux vers les cellules du système immunitaire. Aussi est née l'idée d'utiliser des cellules présentatrices d'antigènes (appelées cellules dendritiques) pour stimuler la fonction du système immunitaire. Les cellules dendritiques sont prélevées chez le patient au départ du sang circulant, multipliées en laboratoire et chargées d'un antigène tumoral avant d'être réinjectées au malade. Si les résultats de ces travaux s'avèrent encourageants, une immunothérapie pourrait être proposée en complément des thérapies conventionnelles. La technique pourrait également être appliquée pour détruire des cellules cancéreuses résiduelles après une chirurgie, une chimiothérapie ou une radiothérapie. Laboratory of Cancer Research and Clinical Oncology & Dr Miika Vikkula & Dr Catherine GodfraindUniversité Catholique de Louvain Titre du projet Genetic analysis of brain tumors and ocular lesions in order to improve their diagnosis and prognosis (Analyse génétique des tumeurs cérébrales et des lésions oculaires afin d'améliorer leur diagnostic et leur pronostic) Montant octroyé : 2.400.000 BEF répartis sur trois années Les mécanismes responsables de l'apparition des tumeurs du cerveau et des mélanomes oculaires sont actuellement peu connus. De plus, ces maladies présentent souvent un pronostic sévère. Ceci est notamment dû à la difficulté d'établir un diagnostic précis et, dès lors, de définir le meilleur traitement possible pour le patient atteint par ce type d'affection. Les travaux du Dr Godfraind et du Dr Vikkula tentent d'apporter une réponse à ce problème par une amélioration du diagnostic grâce à l'analyse des gènes altérés dans les tumeurs cérébrales. Les techniques de génétique moléculaire utilisées dans ce laboratoire permettent, par exemple, de bien faire la distinction entre deux types de tumeurs cérébrales : les oligodendrogliomes et les astrocytomes. Cette distinction est fondamentale puisque les premiers peuvent bénéficier d'une chimiothérapie efficace, alors que les seconds ne répondent (faiblement) qu'à la radiothérapie. De même, la caractérisation génétique des tumeurs oculaires devrait permettre de préciser le diagnostic et le pronostic et, par là, même le traitement de ces tumeurs.
Laboratory of Human Molecular Genetics Tel. (1) : 02-764.65.30 Professeur Philippe MartiatInstitut Jules Bordet Titre du projet Graft versus leukemia effect in chronic myeloid leukemia : minor histocompatibility of leukemic antigen. A clinical basic project. (Effet du greffon contre la leucémie dans la leucémie myéloïde chronique : histocompatibilité mineure des antigènes leucémiques. Un projet clinique de base) Montant octroyé : 4.500.000 BEF répartis sur trois années La greffe de cellules « souches » provenant de la moelle osseuse ou de sang de cordon représente aujourd'hui le traitement de choix de diverses maladies du sang dont les leucémies. Cependant, ce type de traitement se heurte à deux problèmes majeurs : le nombre insuffisant de donneurs compatibles (seuls 25 à 30 % des patients ont un donneur, frère ou soeur, compatible) et les réactions de rejet de greffe. Ces dernières augmentent nettement avec l'âge. Ainsi, une bonne moitié des patients ayant un donneur familial compatible ne peut pas être greffée. Il est primordial de découvrir des moyens permettant de diminuer fortement les réactions du rejet de greffe. C'est l'un des objectifs de l'équipe du Professeur Martiat qui axe ses recherches sur la préparation de cellules sanguines spécifiques (les lymphocytes) possédant un large pouvoir anti-leucémique tout en étant dépourvues d'effets secondaires toxiques. A moyen terme, l'aboutissement de ces recherches devrait permettre de greffer un plus grand nombre de patients souffrant de leucémie myéloïde chronique, dont les personnes âgées ou les patients ne bénéficiant pas d'un donneur compatible dans leur entourage familial. A plus long terme, ce traitement pourrait également être appliqué à d'autres cancers pour lesquels le risque de rejet de greffe est important ainsi qu'aux patients qui présentent un système immunitaire déficient Le texte ci-dessus a été rédigé par la Fondation contre le Cancer sur base de documents transmis par le candidat sélectionné. Il s'agit donc d'un texte de vulgarisation n'engageant que la responsabilité de la Fondation. Institut Jules Bordet Tel. : 02-538.32.17 |












