La sidération |
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Le dictionnaire dit: Stupeur, état d'inertie et d'insensibilité profonde liée à un engourdissement général. Etonnement profond.En fait, lors de l'annonce d'un diagnostic tel que le cancer, toute personne fait face à un moment de sidération. C'est en quelque sorte une paralysie momentanée de l'esprit: tu te sens assommé et il te faudra un certain temps avant de te «réveiller». Cette période peut durer quelques secondes, quelques jours, quelques semaines? Cela dépend vraiment d'une personne à l'autre. C'est la réaction la plus normale qui soit et il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Chaque personne a simplement besoin d'un temps d'adaptation, d'un certain délai pour «avaler la nouvelle». Face à cette première confrontation avec la réalité de la maladie, c'est le moyen le plus efficace que notre organisme peut trouver. Nos petits Conseils:
Le déni
Le dictionnaire dit: Refus de rendre justice, injustice. Refus de reconnaître une réalité à caractère traumatisant.«Ce n'est pas vrai!» est probablement la première phrase qui te vient à l'esprit en apprenant n'importe quelle mauvaise nouvelle, quelle qu'elle soit, et a fortiori lorsque tu apprends que tu as un cancer. En effet, comment pourrais-tu le croire alors que tu te sens tellement en forme? Alors que tu as fait un check-up chez le médecin il y a quelques mois et que tout était en ordre? Comment croire en quelque chose d'aussi gros? C'est quasiment impossible! Ton esprit aura donc une réaction de défense et de rejet face à tout ce qui concerne le cancer. Peut-être ne voudras-tu pas entendre ce que le médecin aura à te dire au sujet du diagnostic et des traitements, ou peut-être ne pourras-tu pas. En effet, il est tout à fait possible que tout ce qu'il dira entrera par une oreille pour ressortir par l'autre. Consciemment ou pas, il est possible que, momentanément, ton esprit fasse comme si ce n'était pas vrai, comme s?il n'y avait pas eu de mauvaise nouvelle, comme si le cancer n'existait pas? Même si cela peut paraître surprenant et déstabilisant, c'est une réaction saine et naturelle qui va te permettre d'amortir le choc le plus en douceur possible. Tout va rentrer dans l'ordre bientôt? Ce déni provisoire dans lequel tu es va s'estomper peu à peu, au fur et à mesure que tu apprivoiseras cette nouvelle situation, à ton rythme. En attendant, ne t'inquiète pas: cette réaction est, elle aussi, tout à fait normale. C'est une sorte de pont, de transfert qui te permet de passer le plus doucement et sereinement possible de la rive «avant la nouvelle» à la rive «après la nouvelle». Peu importe combien de temps tu restes sur le pont, tu rejoindras l'autre rive. Nos petits conseils:
Le silence, le tabou
Le dictionnaire dit: Ce sur quoi on fait silence par crainte ou par pudeur.Peut-être n'es-tu pas à l'aise lorsqu'on parle du cancer? Peut-être essayes-tu d'éviter ce genre de conversation? Peut-être refuses-tu de parler de ta maladie ou même d'y penser, etpréfères-tu faire comme si elle n'existait pas, comme si elle n'était jamais entrée dans ta vie? La clé pour traverser cette étape est de chercher la cause réelle de ce silence, de ce tabou. Pourquoi est-ce que le cancer est quelque chose dont il t'est aujourd'hui difficile de parler avec ton entourage? En effet, il est question, tout au long de la maladie, de faire route avec tes propres émotions, mais aussi avec celles de ton entourage. Tu souffres, c'est bien naturel, mais pour aller plus loin, tu pourras aller à la recherche des raisons qui font qu'une situation est insupportable, énervante ou difficile à accepter. Petit à petit, tu verras, tu arriveras à parcourir un véritable chemin jusqu'à l'acceptation de cette nouvelle situation. C'est vrai, il n'est pas toujours facile de suivre les traitements imposés par la maladie mais, même si tu as des moments de découragement, tu pourras certainement rassembler assez de force et de courage pour rompre ce silence et parler de ce que tu vis pour que l'on puisse encore mieux t'aider. Nos petits conseils:
La révolte, la colère
Le dictionnaire dit: Révolte : Attitude de refus et d'hostilité devant une contrainte.Colère: violent mécontentement accompagné d'agressivité. Une autre réaction que tu connaîtras probablement peut se résumer par «Ce n'est pas juste!» ou «Pourquoi moi ?». C'est la colère qui prend place. Contrairement au déni où tout est intériorisé, ici, les sentiments iront vers l'extérieur, comme une explosion qui chamboule tout sur son passage. Tu voudras à tout prix trouver un coupable, toi ou quelqu'un d'autre, peut-être le médecin qui se serait trompé de dossier, peut-être tes parents parce qu'ils t'auraient donné ce cancer, n'importe qui ou n'importe quoi. Chaque personne de ton entourage pourrait être une victime potentielle de ta colère. Mais ce n'est pas quelque chose que tu fais exprès... Au contraire, tu es peut-être encore plus triste et bouleversé de ne pas pouvoir agir ou parler autrement, sans blesser tes proches. Tu n'as pas à te sentir coupable si tes relations avec tout le monde sont assez tendues pour le moment. Si tu n'arrives pas à agir autrement aujourd'hui, sache que c'est à nouveau une réaction naturelle pour laquelle il y a une explication toute simple: nous avons tous une limite à ce que nous pouvons accepter. De plus, nous vivons dans une société basée sur des normes. Nous nous disons par exemple que nous avons droit à une espérance de vie de 75 ans (alors que ce n'est qu'une moyenne statistique), que nous avons droit à la santé (alors que nous avons droit aux soins de santé). Tout ça un peu comme si tout le monde avait droit à la même chose, aux même quotas de bonnes et de mauvaises nouvelles. Alors, lorsqu'on reçoit plus de mauvaises nouvelles que quelqu'un d'autre, on se dit que ce n'est pas juste, on a l'impression qu'il y a une erreur, et on peut être révolté, en colère. Pourtant, ce n'est pas tout à fait vrai: nous n'avons pas tous la même chose, dans la vie. Les choses arrivent sans crier gare, sans calculatrice, norme ou mesure mathématique. On a l'impression que certaines personnes ont plus de chance, d'autres moins, et c'est cela qui est difficile à accepter. La maladie et ses traitements ne sont évidemment pas une période facile à vivre, ni pour toi ni pour ton entourage. Une petite fée a un jour donné un conseil pour éviter ce problème. Elle a dit:"Souviens-toi toujours de deux choses: La première est que ton cancer n'est la faute de personne? Et si tu veux réellement exploser de colère, fais-le! Une bonne fois, et puis, retrouve ton calme." N'oublie pas que cette situation n'est pas non plus facile à vivre pour ton entourage : certaines personnes qui te sont proches en souffrent d'ailleurs probablement autant que toi. N'hésite pas à parler de ce que tu ressens: cela permettra aux autres de pouvoir s'exprimer également. Certaines choses te dérangent et t'énervent? Tu ne supportes plus de perdre tes cheveux ou tu en as assez de ne plus pouvoir aller au ciné avec tes amis? C'est vrai, être soigné pour un cancer, ce n'est pas joyeux tous les jours, mais on peut clairement se fabriquer ses propres bonheurs, créer ou occasionner des petites choses qui rendent heureux. Pas vrai? Nos petits conseils:
La peur
Le dictionnaire dit: Emotion qui accompagne la prise de conscience d'un danger, d'une menace.Avec l'apparition du cancer, ton rapport à la vie est probablement différent de ce qu'il était auparavant: tu ne vois peut-être plus les choses de la même manière ou sans doute ne leur accordes-tu plus le même prix. Quoi de plus logique que d'avoir peur quand on apprend qu'on est atteint d'une maladie grave? En effet, lorsqu'on ne sait pas ce qui nous attend ou que l'on se retrouve face à l'inconnu, souvent on a peur. En fait, face à un danger potentiel, tout le monde a peur. On distingue deux sortes de peur :
Le seul moyen pour toi d'atténuer cette peur est de chercher des réponses aux questions qui te font le plus peur. Par exemple: apprendre le plus possible de choses sur le cancer dont tu es atteint et sur les traitements qui t'ont été prescrits. En effet, on combat plus aisément si on comprend la stratégie mise en place pour vaincre. Tu te sentiras aussi beaucoup mieux si tu oses parler de tes craintes à tes amis et à ta famille. C'est comme quand tu dois porter quelque chose de lourd : à deux, c'est plus facile. D'un autre côté, il se peut que tu aies des peurs qui ne soient pas totalement justifiées ou «qui ne servent à rien»: tu pourrais croire, par exemple, que ta maladie est beaucoup plus grave qu'elle ne l'est en réalité ou que tes proches te cachent une partie de la vérité, etc. Souviens-toi alors que tous les gens qui t'entourent, ta famille, tes amis, mais aussi l'équipe médicale, sont là pour t'aider à vaincre ce cancer et qu'ils n'ont aucune raison de te mentir. Il faudra arriver à leur faire confiance, au-delà de tes craintes! Et si tu as l'impression de ne pas comprendre quelque chose, cela ne coûte rien de poser la question! N'hésite donc jamais à interroger les gens qui t'entourent! Nos petits conseils:
Le stress
Le dictionnaire dit: Angoisse, blocage des réactions naturelles de l'être humain sous l'effet d'un choc physique ou nerveux.Toutes les angoisses que tu peux ressentir face à la maladie, toutes les questions que tu te poses, toutes ces hésitations, les incertitudes, tous ces chamboulements dans ta vie?. Tout cela, c'est beaucoup en une fois! Il est donc probable que tu te sentes bousculé, stressé. Il est intéressant de savoir que ce stress peut avoir plusieurs impacts physiques. En effet, comment imaginer que c'est le stress qui peut causer:
Bref, rien de très grave, mais pas toujours très agréable: en tout cas rien qui ne vienne améliorer la situation? Au contraire! Ce serait donc pas mal de parvenir à réduire ce stress, non? Nos petits conseils:
Sentiment d'injustice, de culpabilité
Le dictionnaire dit: Justice: appréciation, reconnaissance et respect des droits et du mérite de chacun. Culpabilité: état d'une personne qui est coupable. Pourquoi toi? Pourquoi pas un autre? Qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça? A l'annonce de ton cancer, il se peut que tu croies que tout soit de ta faute, que tu as fait quelque chose de mal, ou au contraire, que tu n'as pas fait quelqu'un chose que tu devais faire. Il est même possible que tu t'en veuilles d'être malade. C'est une situation qui peut vite dégénérer et devenir très pénible. Pourquoi? Parce que tu n'as rien fait pour mériter ça, justement, et parce que le cancer n'est pas une punition: c'est une maladie. Il n'est pas inhabituel qu'une personne malade se sente coupable de sa propre maladie pour différentes raisons. Il se sent coupable:
Ces sentiments sont tout à fait compréhensibles, mais il peut être d'une grande aide de se souvenir que le cancer n'est pas une punition ni un châtiment. Nos petits conseils:
Rappelle-toi que:
La solitude
Le dictionnaire dit: Situation d'une personne qui est seule, qui a peu de contacts avec autrui.Il n'est pas rare que les personnes qui ont le cancer se sentent isolées et seules. Ceci s'explique parfois par le fait que certaines personnes de leur entourage, des amis ou des membres de la famille, ont des difficultés à gérer leurs propres émotions à l'apparition de la maladie et se tiennent à distance durant tout le temps de celle-ci. D'autres personnes se sentent seules parce qu'ils n'ont pas assez d'énergie pour continuer toutes leurs activités sociales habituelles. D'autres encore se sentent seules, tout simplement parce que même entourés de personnes chères, ils ont l'impression de ne pas être bien écoutés, compris, encouragés, soutenus. Tu auras certainement des sensations, des sentiments et des comportements différents de ceux de ton entourage. Parfois, certaines émotions sont difficiles à comprendre, de part et d'autre, malgré tout l'amour que vous éprouvez l'un pour l'autre. Chacun de votre côté risque donc de se sentir seul, rejeté, incompris? différent. Quoi de plus normal puisque vous ne vivez pas la même expérience? Quoi de plus normal puisque tu seras «à l'écart» de certains groupes dans lesquels tu avais l'habitude d'évoluer (école, amis, etc.)? Tes proches, de leur côté, ne te regarderont plus tout à fait comme avant. Au début, quand ils te verront, ils ne pourront sans doute pas s'empêcher de penser à la maladie, et peut-être que ce regard des autres, différent de ce qu'il est d'habitude, fera que tu te sentiras un peu seul par moment. En fait, eux aussi ont besoin d'une période d'adaptation. Mais ne t'inquiète pas, tout redeviendra vite comme avant et bientôt, tu te rendras compte que tu n'es pas seul! Bien au contraire! Il y a aujourd'hui autour de toi tout un tas de monde qui ne veut que ton bien et qui va t'aider à passer les étapes difficiles. Nos petits conseils :
La tristesse, la dépression
Le dictionnaire dit: Tristesse: effet affectif pénible et durable. Envahissement de la conscience par une douleur morale ou par un malaise qui empêche de se réjouir du reste.Dépression: état mental pathologique caractérisé par la lassitude, du découragement, de la faiblesse, de l'anxiété. Il est fréquent de se sentir triste et déprimé suite à l'annonce d'un diagnostic tel que le cancer. Cette réaction normale de l'organisme face à l'annonce d'une maladie grave est un passage difficile, mais à nouveau, sain et naturel. Ce n'est pas une bonne nouvelle d'apprendre qu'on est atteint d'une telle maladie; il est donc tout à fait compréhensible de se sentir triste. Tout le monde a d'ailleurs des moments de tristesse dans sa vie. Il arrive même parfois que l'on soit triste sans savoir pourquoi? Ca t'est déjà arrivé? La dépression c'est autre chose. On parle de dépression lorsque l'on se trouve dans un état de tristesse prolongé, extrême ou incontrôlable. Quels peuvent en être les symptômes?
Toutefois, il est important de noter que certains de ces symptômes peuvent apparaître pour d'autres raisons. Par exemple, comme effet secondaire d'un traitement. Si tu ressens la plupart du temps plusieurs de ces symptômes et que tu ne parviens pas à remonter la pente tout seul, il serait bon que tu puisses en parler à l'un de tes proches ou à quelqu'un de l'équipe médicale. En leur expliquant ce que tu ressens, ils pourront sans doute t'aider à te sortir de tes idées noires. Il arrive que la tristesse et le découragement soient si forts que l'aide d'un médecin peut s'avérer utile et efficace. Que ce soit à cause des difficultés de la situation ou en réaction à un médicament, il convient de prendre au sérieux cette tristesse et ce sentiment général de découragement. C'est pourquoi, il n'est pas rare que les médecins prescrivent un petit médicament à faible dosage pour te donner un petit coup de pouce et t'aider à retrouver le moral. Pas de panique: il ne s'agit absolument pas de médicaments dont on devient dépendant et dont il faut se méfier. Ces dernières années, la médecine a nettement évolué en matière de prise en charge de la qualité de vie et du bien-être en général. Différents médicaments ont été mis au point afin d'aider les patients en chimio ou en radiothérapie afin de les aider à surmonter des effets secondaires tel que le découragement, la tristesse, les difficultés à s'endormir, etc? et ainsi améliorer considérablement leur qualité de vie. Pourvu qu'elle soit gérée par un médecin, la prise de médicaments tels que par exemple des anxiolytiques ne représente donc aucun danger, bien au contraire. En conclusion, si provisoirement tu n'arrives pas à te sortir de ta tristesse, sache qu'il ne s'agit en aucun cas d'un trouble anormal ou honteux. Que du contraire. Il sera possible de t'aider de manière très satisfaisante, parfois à l'aide de médicaments et/ou d'une aide psychologique, ou tout simplement en augmentant les soins et attentions de bien-être. Nos petits conseils si tu ressens un ou plusieurs des symptômes décrits ci-dessus:
Le marchandage
Le dictionnaire dit : Discussion pour obtenir ou vendre au meilleur prix. Tractation effectuée sans scrupule en vue d'obtenir des avantages.A partir de maintenant je ne mange que bio! Et puis, il y a des points positifs: tu penses à la guérison, tu as retrouvé ton énergie, ton dynamisme est à nouveau là, pas vrai? Nos petits conseils:
Quelques trucs pour ne pas tomber dans le piège des attrapes portefeuilles qui vendent du vent :
Le puérilisme
Le dictionnaire dit: Enfantillages, réactions qui ne sont pas dignes d'un adulte, qui manquent de sérieux.«Hi hi hi, et alors, manquer de sérieux, ce n'est pas grave du tout! Bien au contraire, la plupart du temps ça défoule bien! Pas vrai?» Il n'est pas rare qu'après un choc important, certaines personnes se mettent à agir comme des enfants: elles veulent alors qu'on s'occupe d'elles tout le temps, deviennent capricieuses, accaparantes et à 100 % dépendantes de la présence de leurs proches. Tu te reconnais dans cette description? Tu demandes toujours plus à ton entourage? Si oui, tu es peut-être en plein puérilisme? Il est bon de réaliser que ce n'est pas quelque chose que tu fais de manière consciente ou intentionnelle. En fait, tout ce que tu veux, c'est te protéger, adoucir le choc, tenter de diminuer ta souffrance? L'attention et le réconfort que tu recevais quand tu étais petit étaient tellement doux, tellement réconfortants, que tu aimerais les retrouver. C'est un peu comme si tu souhaitais qu'on te cajole, qu'on s'occupe de toi, qu'on te rassure, qu'on prenne les choses en main, pour que tu ne doives plus faire face à une situation qui t'échappe? Cette réaction peut évoluer de deux manières:
Dans lequel de ces deux exemples te reconnais-tu? Peu importe si tu fais «l'enfant» de temps en temps. On a tous envie d'être chouchouté et de pouvoir un peu retourner en enfance, ne serait-ce que quelques minutes par jour, pas vrai? L'idée est de ne pas en faire trop, de manière à ce qu'on puisse quand-même rester maître de la situation et que l'entourage ne soit pas dépassé par les événements. Nos petits conseils:
Le besoin de contrôle
Le dictionnaire dit: Maîtrise.Apprendre que tu es atteint du cancer t'a peut-être donné l'impression que tu perdais le contrôle sur ta vie? Aujourd'hui, peut-être as-tu l'impression d'avoir moins de contrôle sur ta vie puisqu'il y a plusieurs choses qui t'échappent? Tu ne comprends peut-être pas tout ce qui se passe, ne serait-ce qu'au plan médical, et tu confies ton corps et tes soins à une équipe soignante que tu connais à peine, bref! Parfois, cette impression d'avoir moins de contrôle sur une situation peut être stressante, angoissante, voire même frustrante. En effet, aujourd'hui, ton indépendance passe par l'avis des médecins, des infirmières, de tes parents, etc. Face à ces choix imposés, suggérés, proposés, tu vas pouvoir malgré tout conserver un espace de liberté et ton avis sera bien souvent essentiel au bon déroulement des traitements. Face aux contraintes imposées par l'une ou l'autre thérapie, tu vas pouvoir malgré tout garder ton mot à dire sur bien des sujets: tu pourras choisir un bon nombre d'éléments décisifs dans ta vie, ton traitement, les hospitalisations et même sur tes hobbies. Nos petits conseils:
Inventivité, créativité, réactivité
Le dictionnaire dit: Inventivité : Création, découverte, imagination, fertilité.Créativité: Action de tirer du néant, élaboration, organisation, invention. Réactivité: Réaction entre plusieurs espèces chimiques, réponse à une réaction. Comportement d'une personne qui répond à une action extérieure. Comme face à tout problème dans la vie, certaines personnes ont parfois des ressources insoupçonnées pour faire face à des situations difficiles. C'est parfois une force constante ou alors, un coup de fouet temporaire, un moment où on se sent mieux. Face à l'annonce d'une mauvaise nouvelle, on a besoin d'agir, de réagir, de trouver des réponses aux questions: on s'organise face au chaos, on imagine des solutions? L'idée est de trouver, par des petits trucs et astuces ou une belle organisation savante, des moyens pour agir et réagir face à la situation qui nous est imposée et à laquelle on ne peut pas échapper. Quoi qu'il en soit, c'est pendant ces périodes de créativité et de réaction que vont se créer tous les petits bonheurs, que vont se trouver toutes les solutions positives et efficaces, etc. Profite de ces moments pour aller de l'avant et t'ouvrir à de nouvelles choses: atelier de peinture, de photographie, découverte de la cuisine, de la décoration, etc. Et pourquoi ne pas impliquer tes proches dans ces nouvelles passions? Nos petits conseils:
Espoir
Le dictionnaire dit: Attente, certitude, conviction, sentiment qui porte à espérer.Une fois que le choc initial s'efface, la plupart des individus sont capables d'espérer et c'est cet espoir qui les guidera tout au long de la maladie. Il y a d'ailleurs des tas de raisons pour espérer:
Ne dit-on pas «l'espoir fait vivre?» Et tant qu'on le veut, l'espoir est immortel: on ne peut pas tuer l'espoir de quelqu'un, quoi qu'il arrive! Et même si l'espoir se déplace d'une guérison vers l'espoir d'une meilleure qualité de vie ou même d'un évènement réjouissant avec quelqu'un de sa famille comme par exemple, être impatient de voir naître sa nièce ou de pouvoir participer à la fête de Oncle Théo, c'est toujours de l'espoir! |










