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La sidération

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Le dictionnaire dit: Stupeur, état d'inertie et d'insensibilité profonde liée à un engourdissement général. Etonnement profond.

En fait, lors de l'annonce d'un diagnostic tel que le cancer, toute personne fait face à un moment de sidération.

C'est en quelque sorte une paralysie momentanée de l'esprit: tu te sens assommé et il te faudra un certain temps avant de te «réveiller».

Cette période peut durer quelques secondes, quelques jours, quelques semaines? Cela dépend vraiment d'une personne à l'autre.

C'est la réaction la plus normale qui soit et il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Chaque personne a simplement besoin d'un temps d'adaptation, d'un certain délai pour «avaler la nouvelle».

Face à cette première confrontation avec la réalité de la maladie, c'est le moyen le plus efficace que notre organisme peut trouver.

Nos petits Conseils:

  • Fies-toi à tes proches: demande-leur leur aide, soutien, présence, réconfort, amour, patience, ?
  • Nous pensons que demander à l'un de tes proches de t'accompagner lors de tes visites à l'hôpital est une très bonne idée. En effet, lors de cette phase de sidération, notre esprit est tellement «abasourdi», que l'on peut parfois se sentir un peu vaseux, un peu perdu. Si tu es accompagné, tu pourras être soutenu et aidé par la personne qui est avec toi. De plus, elle pourra t'aider à enregistrer toutes les infos que le médecin te fera passer?




Le déni

Le dictionnaire dit: Refus de rendre justice, injustice. Refus de reconnaître une réalité à caractère traumatisant.

«Ce n'est pas vrai!» est probablement la première phrase qui te vient à l'esprit en apprenant n'importe quelle mauvaise nouvelle, quelle qu'elle soit, et a fortiori lorsque tu apprends que tu as un cancer.

En effet, comment pourrais-tu le croire alors que tu te sens tellement en forme? Alors que tu as fait un check-up chez le médecin il y a quelques mois et que tout était en ordre? Comment croire en quelque chose d'aussi gros? C'est quasiment impossible! Ton esprit aura donc une réaction de défense et de rejet face à tout ce qui concerne le cancer.

Peut-être ne voudras-tu pas entendre ce que le médecin aura à te dire au sujet du diagnostic et des traitements, ou peut-être ne pourras-tu pas. En effet, il est tout à fait possible que tout ce qu'il dira entrera par une oreille pour ressortir par l'autre.

Consciemment ou pas, il est possible que, momentanément, ton esprit fasse comme si ce n'était pas vrai, comme s?il n'y avait pas eu de mauvaise nouvelle, comme si le cancer n'existait pas? Même si cela peut paraître surprenant et déstabilisant, c'est une réaction saine et naturelle qui va te permettre d'amortir le choc le plus en douceur possible.

Tout va rentrer dans l'ordre bientôt? Ce déni provisoire dans lequel tu es va s'estomper peu à peu, au fur et à mesure que tu apprivoiseras cette nouvelle situation, à ton rythme.

En attendant, ne t'inquiète pas: cette réaction est, elle aussi, tout à fait normale. C'est une sorte de pont, de transfert qui te permet de passer le plus doucement et sereinement possible de la rive «avant la nouvelle» à la rive «après la nouvelle».

Peu importe combien de temps tu restes sur le pont, tu rejoindras l'autre rive.

Nos petits conseils:

  • N'oublie pas que le meilleur moyen de se sortir d'une mauvaise passe est encore de regarder devant soi et de continuer à avancer...
  • Pourquoi ne pas te demander ce qui rend la situation difficile à surmonter et tenter de trouver des solutions?
  • Pourquoi ne pas parler de tes craintes à tes proches ou aux membres de l'équipé médicale?
  • Lorsque tu auras des réponses à tes questions, des solutions à tes problèmes, les choses irontcertainement déjà mieux.
  • N'hésite pas à chercher du soutien partout où tu peux en trouver.
  • Demande éventuellement à tes proches de t'accompagner lors de tes visites à l'hôpital.
  • Garde en mémoire que le fait de parler, d'exprimer ce que l'on ressent, arrange souvent bien des choses.




Le silence, le tabou

Le dictionnaire dit: Ce sur quoi on fait silence par crainte ou par pudeur.

Peut-être n'es-tu pas à l'aise lorsqu'on parle du cancer? Peut-être essayes-tu d'éviter ce genre de conversation? Peut-être refuses-tu de parler de ta maladie ou même d'y penser, etpréfères-tu faire comme si elle n'existait pas, comme si elle n'était jamais entrée dans ta vie?

Peut-être qu'en fait tu cherches à te protéger, mais aussi à protéger ton entourage. Si tu ne veux pas en parler ou si tu n'y arrives pas, c'est aussi peut-être parce que tu as l'impression que personne n'est prêt à te comprendre, te soutenir, t'aider ?

La clé pour traverser cette étape est de chercher la cause réelle de ce silence, de ce tabou. Pourquoi est-ce que le cancer est quelque chose dont il t'est aujourd'hui difficile de parler avec ton entourage?

En effet, il est question, tout au long de la maladie, de faire route avec tes propres émotions, mais aussi avec celles de ton entourage. Tu souffres, c'est bien naturel, mais pour aller plus loin, tu pourras aller à la recherche des raisons qui font qu'une situation est insupportable, énervante ou difficile à accepter. Petit à petit, tu verras, tu arriveras à parcourir un véritable chemin jusqu'à l'acceptation de cette nouvelle situation.

C'est vrai, il n'est pas toujours facile de suivre les traitements imposés par la maladie mais, même si tu as des moments de découragement, tu pourras certainement rassembler assez de force et de courage pour rompre ce silence et parler de ce que tu vis pour que l'on puisse encore mieux t'aider.

Nos petits conseils:

  • Ne te force pas à parler si tu n'en as pas envie ou si tu ne sais pas comment expliquer ce que tu ressens : prends le temps de trouver les mots justes mais aussi les personnes avec qui tu te sens suffisamment en confiance pour pouvoir livrer tes émotions.
  • Ne te force pas à en parler si tu es trop dans le brouillard pour pouvoir expliquer les choses: plus tard peut-être pourras-tu trouver les mots justes.
  • Ne te force pas à parler si tu te sens gêné, mal à l'aise ou si tu ne te sens pas en confiance, en sécurité.
  • Respecte tes émotions.




La révolte, la colère

Le dictionnaire dit:

Révolte: Attitude de refus et d'hostilité devant une contrainte.
Colère: violent mécontentement accompagné d'agressivité.

Une autre réaction que tu connaîtras probablement peut se résumer par «Ce n'est pas juste!» ou «Pourquoi moi ?». C'est la colère qui prend place.

Contrairement au déni où tout est intériorisé, ici, les sentiments iront vers l'extérieur, comme une explosion qui chamboule tout sur son passage. Tu voudras à tout prix trouver un coupable, toi ou quelqu'un d'autre, peut-être le médecin qui se serait trompé de dossier, peut-être tes parents parce qu'ils t'auraient donné ce cancer, n'importe qui ou n'importe quoi.

Chaque personne de ton entourage pourrait être une victime potentielle de ta colère.

Mais ce n'est pas quelque chose que tu fais exprès... Au contraire, tu es peut-être encore plus triste et bouleversé de ne pas pouvoir agir ou parler autrement, sans blesser tes proches.

Tu n'as pas à te sentir coupable si tes relations avec tout le monde sont assez tendues pour le moment. Si tu n'arrives pas à agir autrement aujourd'hui, sache que c'est à nouveau une réaction naturelle pour laquelle il y a une explication toute simple: nous avons tous une limite à ce que nous pouvons accepter.

De plus, nous vivons dans une société basée sur des normes. Nous nous disons par exemple que nous avons droit à une espérance de vie de 75 ans (alors que ce n'est qu'une moyenne statistique), que nous avons droit à la santé (alors que nous avons droit aux soins de santé). Tout ça un peu comme si tout le monde avait droit à la même chose, aux même quotas de bonnes et de mauvaises nouvelles.

Alors, lorsqu'on reçoit plus de mauvaises nouvelles que quelqu'un d'autre, on se dit que ce n'est pas juste, on a l'impression qu'il y a une erreur, et on peut être révolté, en colère.

Pourtant, ce n'est pas tout à fait vrai: nous n'avons pas tous la même chose, dans la vie. Les choses arrivent sans crier gare, sans calculatrice, norme ou mesure mathématique. On a l'impression que certaines personnes ont plus de chance, d'autres moins, et c'est cela qui est difficile à accepter.

La maladie et ses traitements ne sont évidemment pas une période facile à vivre, ni pour toi ni pour ton entourage.

Une petite fée a un jour donné un conseil pour éviter ce problème. Elle a dit:"Souviens-toi toujours de deux choses: La première est que ton cancer n'est la faute de personne? Et si tu veux réellement exploser de colère, fais-le! Une bonne fois, et puis, retrouve ton calme."

N'oublie pas que cette situation n'est pas non plus facile à vivre pour ton entourage : certaines personnes qui te sont proches en souffrent d'ailleurs probablement autant que toi. N'hésite pas à parler de ce que tu ressens: cela permettra aux autres de pouvoir s'exprimer également.

Certaines choses te dérangent et t'énervent? Tu ne supportes plus de perdre tes cheveux ou tu en as assez de ne plus pouvoir aller au ciné avec tes amis? C'est vrai, être soigné pour un cancer, ce n'est pas joyeux tous les jours, mais on peut clairement se fabriquer ses propres bonheurs, créer ou occasionner des petites choses qui rendent heureux. Pas vrai?

Nos petits conseils:

    • Parle ouvertement avec les gens de ton entourage: ils pourront alors adopter le même langage avec toi.
    • N'hésite pas à communiquer tes peurs ou tes colères? le fait de dire ce que tu as sur le cœur maintenant évitera l'apparition de tensions dans le futur.
    • Essaie de trouver des activités (et non des personnes?) sur lesquelles tu peux orienter ta colère: bataille d'oreiller, scraboutcha party, chanter à tue-tête dans la cave, punching-Ball, clachage de peinture sur une énorme feuille de papier, plumage du canari de la voisine (heu non? ça ce n'est peut-être pas une bonne idée?). Ce qui est très efficace c'est de casser des assiettes? mais il faut choisir les plus vilaines et avoir l'autorisation de les casser? Il n'est pas du tout conseillé de casser les vases en porcelaine de chine?
    • N'oublie pas que ce n'est pas la faute de ton entourage si tu as le cancer. Les gens autour de toi souffrent de te voir malade et ont, eux aussi besoin de soutien.
    • Cela n'a rien de honteux de présenter ses excuses lorsqu'on a dit ou fait quelques chose de blessant à quelqu'un.
    • Si une situation t'énerve, essaie de trouver un «petit bonheur» pour compenser.
    • Ton entourage et l'équipe médicale sont là pour t'aider?




    La peur

    Le dictionnaire dit: Emotion qui accompagne la prise de conscience d'un danger, d'une menace.

    Avec l'apparition du cancer, ton rapport à la vie est probablement différent de ce qu'il était auparavant: tu ne vois peut-être plus les choses de la même manière ou sans doute ne leur accordes-tu plus le même prix.

    Quoi de plus logique que d'avoir peur quand on apprend qu'on est atteint d'une maladie grave? En effet, lorsqu'on ne sait pas ce qui nous attend ou que l'on se retrouve face à l'inconnu, souvent on a peur.

    En fait, face à un danger potentiel, tout le monde a peur.

    On distingue deux sortes de peur :

    • La peur de l'inconnu: le cancer, tout le monde en parle, tout le monde sait plus ou moins ce que c'est? en gros, mais sans plus. Pourtant, quand on est atteint d'une maladie, on aime savoir ce que l'on a. Et dans le cas du cancer, on peut parfois avoir l'impression d'avancer avec les yeux bandés, dans l'inconnu, sans savoir où l'on va réellement.
    • La peur tout court: la crainte de vivre des bouleversements, par exemple de ne plus être en classe avec tes amis ou de voir ton corps se transformer, de souffrir? ou de mourir. Ces peurs sont bien réelles et justifiées.

    Le seul moyen pour toi d'atténuer cette peur est de chercher des réponses aux questions qui te font le plus peur. Par exemple: apprendre le plus possible de choses sur le cancer dont tu es atteint et sur les traitements qui t'ont été prescrits. En effet, on combat plus aisément si on comprend la stratégie mise en place pour vaincre.

    Tu te sentiras aussi beaucoup mieux si tu oses parler de tes craintes à tes amis et à ta famille. C'est comme quand tu dois porter quelque chose de lourd : à deux, c'est plus facile.

    D'un autre côté, il se peut que tu aies des peurs qui ne soient pas totalement justifiées ou «qui ne servent à rien»: tu pourrais croire, par exemple, que ta maladie est beaucoup plus grave qu'elle ne l'est en réalité ou que tes proches te cachent une partie de la vérité, etc.

    Souviens-toi alors que tous les gens qui t'entourent, ta famille, tes amis, mais aussi l'équipe médicale, sont là pour t'aider à vaincre ce cancer et qu'ils n'ont aucune raison de te mentir. Il faudra arriver à leur faire confiance, au-delà de tes craintes!

    Et si tu as l'impression de ne pas comprendre quelque chose, cela ne coûte rien de poser la question! N'hésite donc jamais à interroger les gens qui t'entourent!

    Nos petits conseils:

      • Souviens-toi que c'est normal d'avoir peur.
      • Renseigne-toi un maximum pour en savoir plus sur le cancer dont tu es atteint et sur les effets secondaires qui se rapportent à ton traitement.
      • N'hésite jamais à questionner les gens qui t'entourent, et tout particulièrement l'équipe médicale, surtout si un point n'est pas clair pour toi.
      • Lorsque tu as une question, cherche à connaître la vraie réponse: cela t'évitera d'imaginer le pire.




      Le stress

      Le dictionnaire dit: Angoisse, blocage des réactions naturelles de l'être humain sous l'effet d'un choc physique ou nerveux.

      Toutes les angoisses que tu peux ressentir face à la maladie, toutes les questions que tu te poses, toutes ces hésitations, les incertitudes, tous ces chamboulements dans ta vie?. Tout cela, c'est beaucoup en une fois! Il est donc probable que tu te sentes bousculé, stressé.

      Il est intéressant de savoir que ce stress peut avoir plusieurs impacts physiques. En effet, comment imaginer que c'est le stress qui peut causer:

      • L'augmentation du rythme cardiaque: ton cœur bat plus vite que d'habitude, tu as même peut-être l'impression qu'il bat si fort qu'il résonne dans ta poitrine. C'est ce qu'on appelle des palpitations;
      • Des maux de tête;
      • Des tremblements;
      • Une diminution de l'appétit;
      • Des problèmes du sommeil: soit on dort beaucoup plus que d'habitude ou, au contraire, on a des difficultés pour s'endormir;
      • Une diminution de ton système immunitaire qui aide le corps à luttercontre les maladies et les virus;
      • Constipation ou diarrhée.

      Bref, rien de très grave, mais pas toujours très agréable: en tout cas rien qui ne vienne améliorer la situation? Au contraire!

      Ce serait donc pas mal de parvenir à réduire ce stress, non?

      Nos petits conseils:

      • Chercher d'où vient exactement le stress afin de l'éliminer, à la racine!
      • S'informer un maximum sur le cancer et son traitement: le fait d'obtenir le plus possible d'infos permet de diminuer sensiblement l'état de stress que l'on pourrait ressentir face à l'inconnu.
      • Faire de l'exercice? Eh oui, se fatiguer par de petits exercices quotidiens va t'aider à mieux trouver ton sommeil. Tu peux aussi lire un peu au lit jusqu'à ce que le marchand de sable arrive.
      • Suivre des séances de relaxation, yoga, ? peut t'aider à gérer ton stress.
      • Ecouter de la musique relaxante et s'allonger ou se mettre en position relax. Eh oui, la plupart des lits d'hôpitaux peuvent être pliés et dépliés dans presque tous les sens? Il est donc souvent possible de mettre son lit en position relax, c'est-à-dire avoir le dossier légèrement relevé et la partie où repose les pieds abaissée. A la maison, tu peux t'allonger sur un transat par exemple.
      • Parle librement de tes sentiments avec ton entourage.
      • Reste impliqué dans le maximum de tes activités habituelles: inutile de tout arrêter!
      • Pourquoi ne pas s'offrir une petite séance de massage? ou demander au kiné de l'hôpital s'il peut te masser? Et puis, qui sait, peut-être qu'une de tes amies ou ta maman peut le faire aussi?
      • ? Et pourquoi pas non plus une séance de relaxation chez l'esthéticienne: un soin du visage ou autre chose qui détend !
      • Prendre un bon bain relaxant, avec des huiles essentielles (attention, demande conseil à ton médecin) peut aussi te détendre.
      • Ecouter de la musique cool, genre musique classique ou chillout,?mmmmmmmmm détendu??.;
      • Tu peux aussi te créer une petite ambiance tamisée, relaxante avec des bougies, de l'encens, ?
      • Bref! En deux mots, toutes les idées sont bonnes et à chacun sa recette, mais pour se relaxer, il faut s'inventer ses petits trucs et vraiment les mettre en place.




      Sentiment d'injustice, de culpabilité

      Le dictionnaire dit:

      Injustice:
      caractère de ce qui agit contre la justice.
      Justice: appréciation, reconnaissance et respect des droits et du mérite de chacun.
      Culpabilité: état d'une personne qui est coupable.

      Pourquoi toi? Pourquoi pas un autre? Qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça?

      A l'annonce de ton cancer, il se peut que tu croies que tout soit de ta faute, que tu as fait quelque chose de mal, ou au contraire, que tu n'as pas fait quelqu'un chose que tu devais faire. Il est même possible que tu t'en veuilles d'être malade.

      C'est une situation qui peut vite dégénérer et devenir très pénible. Pourquoi? Parce que tu n'as rien fait pour mériter ça, justement, et parce que le cancer n'est pas une punition: c'est une maladie.

      Il n'est pas inhabituel qu'une personne malade se sente coupable de sa propre maladie pour différentes raisons. Il se sent coupable:

      • De décevoir ses proches;
      • D'être devenu une charge pour les autres;
      • D'inquiéter ses proches et de changer leur quotidien;
      • De causer des problèmes financiers;
      • D'envier la bonne santé des autres;
      • De ne pas avoir arrêté de fumer plus tôt;
      • D'avoir fait quelque chose de mal et d'en être puni par la maladie.

      Ces sentiments sont tout à fait compréhensibles, mais il peut être d'une grande aide de se souvenir que le cancer n'est pas une punition ni un châtiment.

      Nos petits conseils:

      • Parler de ce que tu ressens avec ton entourage peut réellement aider à trouver des réponses aux questions fondamentales que tu peux te poser.
      • Si quelque chose te chiffonne, si tu aimerais avoir une précision sur quoi que ce soit, la meilleure solution c'est d'en parler.
      • Sache que ce n'est pas de ta faute si tu as le cancer et que tu n'as donc pas à te sentir coupable des changements que cela implique pour ton entourage.
      • N'aies pas peur de faire appel au soutien de ton entourage: tes proches t'aiment et se sentiront eux aussi beaucoup mieux si tu les laisses t'aider.

      Rappelle-toi que:

      • Le cancer n'est pas une punition, c'est une maladie.
      • Qu'il ne faut pas chercher à comprendre le POURQUOI de la maladie parce qu'il n'y a pas de réponse à cette question. 
      • Qu'il vaut mieux regarder vers l'avant et chercher COMMENT lutter ensemble pour éliminer la maladie et améliorer ton bien-être !




      La solitude

      Le dictionnaire dit: Situation d'une personne qui est seule, qui a peu de contacts avec autrui.

      Il n'est pas rare que les personnes qui ont le cancer se sentent isolées et seules.

      Ceci s'explique parfois par le fait que certaines personnes de leur entourage, des amis ou des membres de la famille, ont des difficultés à gérer leurs propres émotions à l'apparition de la maladie et se tiennent à distance durant tout le temps de celle-ci.

      D'autres personnes se sentent seules parce qu'ils n'ont pas assez d'énergie pour continuer toutes leurs activités sociales habituelles.

      D'autres encore se sentent seules, tout simplement parce que même entourés de personnes chères, ils ont l'impression de ne pas être bien écoutés, compris, encouragés, soutenus.

      Tu auras certainement des sensations, des sentiments et des comportements différents de ceux de ton entourage. Parfois, certaines émotions sont difficiles à comprendre, de part et d'autre, malgré tout l'amour que vous éprouvez l'un pour l'autre. Chacun de votre côté risque donc de se sentir seul, rejeté, incompris? différent.

      Quoi de plus normal puisque vous ne vivez pas la même expérience? Quoi de plus normal puisque tu seras «à l'écart» de certains groupes dans lesquels tu avais l'habitude d'évoluer (école, amis, etc.)?

      Tes proches, de leur côté, ne te regarderont plus tout à fait comme avant. Au début, quand ils te verront, ils ne pourront sans doute pas s'empêcher de penser à la maladie, et peut-être que ce regard des autres, différent de ce qu'il est d'habitude, fera que tu te sentiras un peu seul par moment.

      En fait, eux aussi ont besoin d'une période d'adaptation.

      Mais ne t'inquiète pas, tout redeviendra vite comme avant et bientôt, tu te rendras compte que tu n'es pas seul! Bien au contraire! Il y a aujourd'hui autour de toi tout un tas de monde qui ne veut que ton bien et qui va t'aider à passer les étapes difficiles.

      Nos petits conseils :

      • N'oublie pas que, si tu ne leur parles pas de ce que tu ressens, tes proches ne pourront pas deviner ce qui se passe pour toi, ni te comprendre. Parle, écris, dessine, mime ce que tu ressens, mais ne reste pas enfermé dans ton sentiment de solitude! ?
      • Si tu te sens seul, va vers les autres, n'attends pas qu'ils viennent vers toi.
      • Tu peux certainement trouver des petits moyens pour éviter les moments de cafard assuré. Par exemple, si les dimanches soirs sont plus cafardeux que d'habitude, tu peux essayer de t'aménager une petite activité dominicale afin de ne pas passer ces soirées-là tout seul.
      • Parfois, lorsque l'on a le cafard ou que l'on se sent seul, passer un coup de fil à quelqu'un qu'on aime, prendre un livre amusant ou allumer la TV peut aider à se changer les idées.
      • D'autres personnes préfèreront écrire leurs pensées ou écouter de la musique. L'idée c'est de s'occuper de cette partie de toi qui se sent seule et de trouver un moyen pour apaiser ce sentiment de solitude.
      • Tu n'es plus impliqué dans une activité de groupe? Pourquoi ne pas rejoindre d'autres personnes : il existe des groupes de discussion sur Internet, des ateliers de lecture, bricolage, dessins, mais aussi des groupes d'animation dans les hôpitaux ou à l'école de l'hôpital. Il existe aussi des groupes de parole.




      La tristesse, la dépression

      Le dictionnaire dit:

      Tristesse: effet affectif pénible et durable. Envahissement de la conscience par une douleur morale ou par un malaise qui empêche de se réjouir du reste.
      Dépression: état mental pathologique caractérisé par la lassitude, du découragement, de la faiblesse, de l'anxiété.

      Il est fréquent de se sentir triste et déprimé suite à l'annonce d'un diagnostic tel que le cancer. Cette réaction normale de l'organisme face à l'annonce d'une maladie grave est un passage difficile, mais à nouveau, sain et naturel.

      Ce n'est pas une bonne nouvelle d'apprendre qu'on est atteint d'une telle maladie; il est donc tout à fait compréhensible de se sentir triste.

      Tout le monde a d'ailleurs des moments de tristesse dans sa vie. Il arrive même parfois que l'on soit triste sans savoir pourquoi? Ca t'est déjà arrivé?

      La dépression c'est autre chose. On parle de dépression lorsque l'on se trouve dans un état de tristesse prolongé, extrême ou incontrôlable.

      Quels peuvent en être les symptômes?

      • Sentiment que rien ne pourra plus nous aider;
      • Sentiment d'inutilité générale de la vie;
      • Gros gros blues;
      • Grand sentiment de désespoir;
      • Fin assez soudaine de plusieurs relations (sentimentales et amicales);
      • Perte d'intérêt pour les activités habituellement appréciées;
      • Problèmes de nutrition (perte ou prise de poids) ;
      • Crises d'angoisse;
      • Crises de larmesincontrôlables ;
      • Troubles du sommeil;
      • Energie physique fortement accrue ou décrue;
      • Pensées ou comportements suicidaires.

      Toutefois, il est important de noter que certains de ces symptômes peuvent apparaître pour d'autres raisons. Par exemple, comme effet secondaire d'un traitement.

      Si tu ressens la plupart du temps plusieurs de ces symptômes et que tu ne parviens pas à remonter la pente tout seul, il serait bon que tu puisses en parler à l'un de tes proches ou à quelqu'un de l'équipe médicale. En leur expliquant ce que tu ressens, ils pourront sans doute t'aider à te sortir de tes idées noires.

      Il arrive que la tristesse et le découragement soient si forts que l'aide d'un médecin peut s'avérer utile et efficace. Que ce soit à cause des difficultés de la situation ou en réaction à un médicament, il convient de prendre au sérieux cette tristesse et ce sentiment général de découragement.

      C'est pourquoi, il n'est pas rare que les médecins prescrivent un petit médicament à faible dosage pour te donner un petit coup de pouce et t'aider à retrouver le moral.

      Pas de panique: il ne s'agit absolument pas de médicaments dont on devient dépendant et dont il faut se méfier. Ces dernières années, la médecine a nettement évolué en matière de prise en charge de la qualité de vie et du bien-être en général. Différents médicaments ont été mis au point afin d'aider les patients en chimio ou en radiothérapie afin de les aider à surmonter des effets secondaires tel que le découragement, la tristesse, les difficultés à s'endormir, etc? et ainsi améliorer considérablement leur qualité de vie.

      Pourvu qu'elle soit gérée par un médecin, la prise de médicaments tels que par exemple des anxiolytiques ne représente donc aucun danger, bien au contraire.

      En conclusion, si provisoirement tu n'arrives pas à te sortir de ta tristesse, sache qu'il ne s'agit en aucun cas d'un trouble anormal ou honteux. Que du contraire. Il sera possible de t'aider de manière très satisfaisante, parfois à l'aide de médicaments et/ou d'une aide psychologique, ou tout simplement en augmentant les soins et attentions de bien-être.

      Nos petits conseils si tu ressens un ou plusieurs des symptômes décrits ci-dessus:

      • Le secret pour éviter de sombrer dans une grosse dépression est de parler le plus possible de ce que tu ressens ou en tous cas de ne pas faire semblant que tout va bien si ce n'est pas le cas. En faisant comme si elle n'existait pas, ta tristesse risque de devenir plus importante afin de se faire entendre? Elle n'en sera que plus difficile à contrôler.
      • Essaye de regarder vers le futur et de penser à la guérison, aux choses positives, aux bons moments passés, présents et futurs, à tes amis, ta famille, les endroits que tu aimes,...
      • Profite des instants où tu te sens mieux physiquement et émotionnellement pour faire des choses qui te rendent heureux: voir des gens, faire un peu d'exercice, lire, téléphoner à un ami, ?
      • N'hésite pas à faire appel à un médecin: la dépression et la tristesse ne sont pas des problèmes rares et insolubles, bien au contraire! De plus, si tu n'as pas le moral, ton traitement risque de te paraître encore plus lourd et insurmontable qu'il ne l'est réellement.
      • Il est important de savoir que la dépression peut être aussi une maladie en tant que telle.. C'est pourquoi, il est parfois indispensable de consulter un médecin pour en guérir.
      • Ne sois pas gêné si tu te sens triste ou découragé: tu n'y es pour rien, tu ne le fais pas exprès, il n'y a donc aucune place pour la culpabilisation inutile.
      • Tu peux demander à ton entourage de t'aider à être moins triste: une petite visite, un coup de fil, une présence, un petit dîner, ?
      • Essaye de te plonger dans les activités qui te plaisent habituellement.
      • Et si tu te consacrais un peu plus de temps: un bon bain, un massage, écrire, regarder des photos, danser, ??




      Le marchandage

      Le dictionnaire dit : Discussion pour obtenir ou vendre au meilleur prix. Tractation effectuée sans scrupule en vue d'obtenir des avantages.

      A partir de maintenant je ne mange que bio!
      Si je passe cet examen ennuyant, je peux sortir un jour plus tôt, d'accord?
      Et si j'essayais la magie noire? Les cornes de rhinocéros? Des plumes d'abeilles?
      Si j'obéis au doigt et à l'œil au médecin je vais guérir dans 3 semaines top chrono!
      Tous les lundis je vais allumer un cierge ?
      Si je dors 9h par nuit, mes globules blancs vont sûrement remonter plus vite!

      Peut-être as-tu déjà pensé à toutes ces choses?
      Peut-être les as-tu déjà pratiquées?
      C'est en fait une manière comme une autre de faire face à la maladie!

      Et puis, il y a des points positifs: tu penses à la guérison, tu as retrouvé ton énergie, ton dynamisme est à nouveau là, pas vrai?

        Nos petits conseils:

          • MEFIE-TOI des charlatans qui te promettent monts et merveilles en échange du contenu de ton portefeuille!
          • N'oublie jamais que le seul vrai moyen qui pourra te guérir est de te soigner et de suivre à la lettre le traitement prescrit par ton médecin.

          Quelques trucs pour ne pas tomber dans le piège des attrapes portefeuilles qui vendent du vent :

          • Si tu ne le sens pas, si la personne qui te propose ses services ne t'inspire pas confiance: mauvais signe!
          • Si elle te demande une somme d'argent qui te paraît énorme, méfie-toi!
          • Il n'y a aucune raison que quelqu'un te propose un médicament prodigieux, efficace et sans danger qui te permette d'obtenir une guérison assurée: si ce type de médicament existait, on le saurait! Les médicaments anti-cancéreux les plus efficaces se trouvent dans tous les hôpitaux, pas dans l'arrière boutique de Monsieur Arnak.
          • Si malgré tout, tu es intéressé par une proposition de quelqu'un qui te présente un bon moyen pour améliorer ton bien-être à un prix raisonnable, parles-en d'abord à ton médecin. En effet, même s'ils pratiquent une médecine traditionnelle et allopathique, la plupart des médecins sont très ouverts aux «médecines parallèles» et aux soins de bien-être qui peuvent améliorer sensiblement le moral et le bien-être des patients. Le référent pour toutes tes démarches devrait rester ton médecin traitant et/ou le médecin spécialiste qui te suit (cancérologue, oncologue).
          • N'hésite pas non plus à en parler à tes parents, ta meilleure amie, ? avoir leur avis peut toujours être utile.
          • Pour le reste: VIVE LA LIBERTE, tu es assez grand pour savoir ce qui te fait du bien!




          Le puérilisme

          Le dictionnaire dit: Enfantillages, réactions qui ne sont pas dignes d'un adulte, qui manquent de sérieux.

          «Hi hi hi, et alors, manquer de sérieux, ce n'est pas grave du tout! Bien au contraire, la plupart du temps ça défoule bien! Pas vrai?»

          Il n'est pas rare qu'après un choc important, certaines personnes se mettent à agir comme des enfants: elles veulent alors qu'on s'occupe d'elles tout le temps, deviennent capricieuses, accaparantes et à 100 % dépendantes de la présence de leurs proches.

          Tu te reconnais dans cette description? Tu demandes toujours plus à ton entourage? Si oui, tu es peut-être en plein puérilisme?

          Il est bon de réaliser que ce n'est pas quelque chose que tu fais de manière consciente ou intentionnelle. En fait, tout ce que tu veux, c'est te protéger, adoucir le choc, tenter de diminuer ta souffrance? L'attention et le réconfort que tu recevais quand tu étais petit étaient tellement doux, tellement réconfortants, que tu aimerais les retrouver. C'est un peu comme si tu souhaitais qu'on te cajole, qu'on s'occupe de toi, qu'on te rassure, qu'on prenne les choses en main, pour que tu ne doives plus faire face à une situation qui t'échappe?

          Cette réaction peut évoluer de deux manières:

          • Soit c'est un comportement temporaire: une sorte de pas en arrière, d'élan pour mieux sauter et mieux faire face par la suite.
          • Soit c'est un état qui devient permanent: une sorte de «démission» de cette situation difficile: tu souhaiterais que les autres décident pour toi, qu'ils prennent ta place, ...

          Dans lequel de ces deux exemples te reconnais-tu?

          Peu importe si tu fais «l'enfant» de temps en temps. On a tous envie d'être chouchouté et de pouvoir un peu retourner en enfance, ne serait-ce que quelques minutes par jour, pas vrai?

          L'idée est de ne pas en faire trop, de manière à ce qu'on puisse quand-même rester maître de la situation et que l'entourage ne soit pas dépassé par les événements.

          Nos petits conseils:

          • Il est certain que tu auras davantage besoin de soutien et d'aide qu'avant la maladie! Ce n'est pas retomber en enfance que d'être un peu plus dépendant des autres que d'habitude.
          • Si tu as besoin de demander plus d'aide ou, au contraire, de mettre un frein à la prise en charge trop étouffante de l'un de tes proches, fais-le savoir. En effet, il y a un moyen tout simple pour que les autres sachent que tu as besoin d'eux ou qu'au contraire tu aimerais être un peu seul? Un moyen tellement simple? Le plus simple du monde: le leur dire.
          • Il n'y a pas de honte à avoir besoin des autres et à le leur dire: ils seront sûrement heureux de pouvoir être utiles et t'aideront de la meilleure manière qui soit.
          • Ton entourage ne vit pas les mêmes choses que toi. C'est pourquoi il faut que tu aides ceux qui t'aiment à comprendre ce qui se passe pour toi. Imagine que tu ailles dans un magasin sans dire au vendeur ce que tu veux. Tu attendrais que le vendeur te donne ce que tu veuxet tu t'énerverais parce qu'il ne l'apporte pas. Et bien, avec les souhaits et les êtres humains, c'est à peu près la même chose!




          Le besoin de contrôle

          Le dictionnaire dit: Maîtrise.

          Apprendre que tu es atteint du cancer t'a peut-être donné l'impression que tu perdais le contrôle sur ta vie?
          Le futur te semble incertain? Tu as cessé de faire des projets?

          Tout le monde a besoin d'une certaine maîtrise sur ce qu'il vit. Avoir du contrôle sur sa vie en général, mais aussi sur ses choix, son boulot, sa vie sentimentale, ?
          D'autant plus que, dans notre société moderne, tout doit être prévu, organisé et mesuré? On n'a plus l'habitude des imprévus, des exceptions, ou d'être face à une situation que l'on ne peut pas maîtriser en deux trois clics et 4 cuillères de contrôle.

          Aujourd'hui, peut-être as-tu l'impression d'avoir moins de contrôle sur ta vie puisqu'il y a plusieurs choses qui t'échappent?

          Tu ne comprends peut-être pas tout ce qui se passe, ne serait-ce qu'au plan médical, et tu confies ton corps et tes soins à une équipe soignante que tu connais à peine, bref! Parfois, cette impression d'avoir moins de contrôle sur une situation peut être stressante, angoissante, voire même frustrante.

          En effet, aujourd'hui, ton indépendance passe par l'avis des médecins, des infirmières, de tes parents, etc.

          Face à ces choix imposés, suggérés, proposés, tu vas pouvoir malgré tout conserver un espace de liberté et ton avis sera bien souvent essentiel au bon déroulement des traitements.

          Face aux contraintes imposées par l'une ou l'autre thérapie, tu vas pouvoir malgré tout garder ton mot à dire sur bien des sujets: tu pourras choisir un bon nombre d'éléments décisifs dans ta vie, ton traitement, les hospitalisations et même sur tes hobbies.

          Nos petits conseils:

          • Pour mieux comprendre ce qui se passe et être plus impliqué dans les décisions à prendre, informe-toi autant que tu peux sur la maladie et les traitements, les effets secondaires qui s'y rapportent, etc.
          • Pour être sûr de n'en oublier aucune, tu peux dresser à l'avance une liste des questions que tu désires poser.
          • Tu peux commencer à poser des questions dès le début du traitement. Inutile d'attendre l'apparition du premier effet secondaire pour pouvoir obtenir des infos sur ce qui se passe.
          • Si tu as des doutes à propos des décisions prises, pourquoi ne pas demander une seconde opinion auprès d'un autre médecin spécialisé dans le traitement du cancer?
          • Souviens-toi qu'il n'y a pas de bêtes questions ?
          • Si quelque chose n'est pas clair pour toi, pose les questions qui t'aideront à mieux comprendre: ne laisse pas le doute planer?
          • Essaie de te concentrer sur des choses amusantes et distrayantes: c'est le moment de te plonger dans un hobby ou une quelconque activité.
          • Dès que tu le peux, prends des décisions! Même si ce n'est que le choix entre une eau gazeuse ou plate, au moins, c'est toi qui choisi ce que tu préfères.
          • Tu as toujours le choix de savoir ce qui te fait du bien et ce qui ne t'aide pas, alors, aussi souvent que possible, adresse-toi à ton médecin, à l'équipe médicale et à ton entourage pour expliquer, demander ou trouver un peu d'aide, un petit service, une information ou au contraire, pour leur dire que tu sais très bien te débrouiller tout seul et que tu souhaites garder un maximum de contrôle sur ce qui t'arrive.




          Inventivité, créativité, réactivité

          Le dictionnaire dit:

          Inventivité: Création, découverte, imagination, fertilité.
          Créativité: Action de tirer du néant, élaboration, organisation, invention.
          Réactivité: Réaction entre plusieurs espèces chimiques, réponse à une réaction. Comportement d'une personne qui répond à une action extérieure.

          Comme face à tout problème dans la vie, certaines personnes ont parfois des ressources insoupçonnées pour faire face à des situations difficiles.

          C'est parfois une force constante ou alors, un coup de fouet temporaire, un moment où on se sent mieux.

          Face à l'annonce d'une mauvaise nouvelle, on a besoin d'agir, de réagir, de trouver des réponses aux questions: on s'organise face au chaos, on imagine des solutions?

          L'idée est de trouver, par des petits trucs et astuces ou une belle organisation savante, des moyens pour agir et réagir face à la situation qui nous est imposée et à laquelle on ne peut pas échapper.

          Quoi qu'il en soit, c'est pendant ces périodes de créativité et de réaction que vont se créer tous les petits bonheurs, que vont se trouver toutes les solutions positives et efficaces, etc.

          Profite de ces moments pour aller de l'avant et t'ouvrir à de nouvelles choses: atelier de peinture, de photographie, découverte de la cuisine, de la décoration, etc.

          Et pourquoi ne pas impliquer tes proches dans ces nouvelles passions?

          Nos petits conseils:

          • Quelle que soit la phase par laquelle tu passes, quel que soit le problème auquel tu dois faire face, n'oublie pas qu'il y a toujours une solution!
          • Tu te demandes à quelle nouvelle chose tu pourrais t'intéresser, à quel nouvel atelier tu pourrais participer? Demande des informations à l'assistante sociale de l'hôpital, aux infirmières, éducatrices, professeurs? Ils auront sûrement des idées.
          • Si ça l'intéresse aussi, pourquoi ne pas entraîner ton entourage avec toi dans tes nouvelles passions?




          Espoir

          Le dictionnaire dit: Attente, certitude, conviction, sentiment qui porte à espérer.

          Une fois que le choc initial s'efface, la plupart des individus sont capables d'espérer et c'est cet espoir qui les guidera tout au long de la maladie.

          Il y a d'ailleurs des tas de raisons pour espérer:

            • Les méthodes de traitement s'améliorent;
            • La connaissance du cancer est de plus en plus grande et c'est une maladie que l'on soigne de mieux en mieux;
            • Des recherches récentes, de nouvelles techniques thérapeutiques, de nouveaux appareillages font que les traitements seront de plus en plus efficaces;
            • Dans les années 50, à peine 25% des personnes atteintes survivaient au cancer. Aujourd'hui, tout cancer et tout stade confondus, plus de 50% des patients guérissent.
            • Chacun est unique: tout est donc possible!

              Ne dit-on pas «l'espoir fait vivre?»
              L'espoir, c'est la vie, c'est le soleil qui éclaire les parties de nuit que chacun a en soi.

              Et tant qu'on le veut, l'espoir est immortel: on ne peut pas tuer l'espoir de quelqu'un, quoi qu'il arrive!

              Et même si l'espoir se déplace d'une guérison vers l'espoir d'une meilleure qualité de vie ou même d'un évènement réjouissant avec quelqu'un de sa famille comme par exemple, être impatient de voir naître sa nièce ou de pouvoir participer à la fête de Oncle Théo, c'est toujours de l'espoir!

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