Mésothéliome : espoir d’un vaccin thérapeutique ? |
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Une équipe de chercheurs néerlandais (Erasmus Medical Center, Pays-Bas) teste actuellement un vaccin thérapeutique auprès d’une dizaine de patients atteints de mésothéliome. Ce type de cancer de la plèvre touche essentiellement les victimes de l’amiante et présente un pronostic sombre. Les premiers essais semblent montrer une bonne tolérance du vaccin. Sources: Het Belang van Limburg, 13-04-10 ; Gazet van Antwerpen, 13-04-10 ; Het Laatste Nieuws, 13-04-10; Het Nieuwsblad, 13-04-10Commentaire de la Fondation contre le CancerAu Centre Universitaire de Rotterdam, une équipe de chercheurs travaille actuellement à la mise au point d’un vaccin thérapeutique pour les patients atteints de mésothéliome. Ce cancer est une maladie d’origine professionnelle qui touche essentiellement les personnes ayant été exposées à l’amiante. L’utilisation de ce produit est interdite depuis 1997 mais ces cancers se déclarent généralement des années, voire des décennies après l’exposition. En outre, le diagnostic est souvent difficile, les manifestations cliniques étant peu spécifiques. Ainsi ce type de cancer est-il trop souvent diagnostiqué à un stade avancé. Le candidat vaccin a été mis au point à partir de cellules dendritiques des patients (des cellules du système de défense immunitaire) et placées en contact des antigènes de leur propre tumeur (antigènes tumoraux). Après traitements en laboratoire, ces cellules « boostées » ont été réinjectées aux patients sous forme de trois injections en 15 jours. Un premier essai clinique a été mené auprès de 10 patients. Chez 4 d’entre eux on a constaté une importante régression tumorale. La tolérance du vaccin était également très bonne ; si 8 des patients ont présenté un syndrome grippal après la vaccination, la réaction n’a duré qu’une journée chez 7 d’entre eux. Etant donné que l’environnement tumoral du mésothéliome a un effet immunosuppresseur (qui bloque les défenses immunitaires), ceci pourrait gêner le vaccin. Les chercheurs doivent encore trouver le moyen de contourner cette difficulté. Ils espèrent qu’il sera possible d’accroître la survie des patients atteints de mésothéliome et, peut-être, de vacciner les personnes qui ont été en contact avec l’amiante. Un espoir donc. Mais qu’il faut tempérer car des essais cliniques à plus large échelle devront encore être menés avant de pouvoir envisager de telles thérapies vaccinales. |
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| Dernière mise à jour : ( 23-04-2010 ) |












