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Prédisposition génétique & mélanome

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Plusieurs équipes de recherche ont identifié des variations génétiques (localisées sur les chromosomes 9, 11 et 16) associées au risque de développer un mélanome, un cancer particulièrement agressif de la peau.

Les résultats de ces études, publiés dans l’édition électronique de la revue Nature Genetics du 5 juillet 2009, apportent de nouvelles informations concernant le mécanisme de développement de ces cancers de la peau. Ils permettront d’améliorer les stratégies de prévention et ouvrent de nouvelles perspectives en matière de diagnostic et de traitement. Sans modifier pour autant les messages de prévention solaire !

Sources : Nature Genetics, 05-07-09. Communiqué de presse de l’INSERM, du CEA, de l’Institut Gustave Roussy, de la Fondation Jean-Dausset-CEPH, de l’INCa et de la Ligue française contre le Cancer, 06-07-09 ; De Standaard, 12-07-09

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Les chercheurs ont examiné pas moins de 300 000 variations génétiques sur l’ensemble du génome humain. Ils ont ensuite validé les résultats sur plus de 10 000 personnes en comparant celles qui ont développé un mélanome et celles qui n’en n’ont pas. Trois régions chromosomiques ont été mises en évidence par ces recherches. Les deux premières sont situées sur les chromosomes 11 et 16 : elles sont associées au mélanome et contiennent des gènes impliqués dans le processus de pigmentation. La troisième région est localisée sur le chromosome 9 (9p21) : elle inclut des gènes impliqués dans le cycle cellulaire et est associée non seulement au mélanome mais également au nombre de grains de beauté.

Ces recherches montrent que, outre une exposition excessive aux rayons du soleil, certaines caractéristiques génétiques s’accompagnent d’une prédisposition au mélanome.

Les chercheurs ont également montré que des variations génétiques situées sur le chromosome 9 sont aussi associées à une augmentation du risque de carcinome basocellulaire, la forme de cancer cutanée la plus fréquente. Chez certains professionnels (jardiniers, agriculteurs, marins, pêcheurs, etc.), l’exposition chronique au soleil combinée à une certaine prédisposition génétique pourrait expliquer le développement de ces cancers.

Ces découvertes ouvrent donc de nouvelles pistes de traitement et de diagnostic et permettent de mieux comprendre comment se développent certains cancers.

Mais elles ne modifient pas les recommandations en matière de prévention solaire. En effet, la seule prédisposition génétique ne pourrait expliquer l’importante augmentation des cas de mélanomes observés ces dernières décennies. Le fait d’avoir un phototype I ou II (peau claire et sensible au soleil, qui brûle au lieu de bronzer, des taches de rousseur, cheveux roux ou blonds) combiné à une certaine prédisposition génétique augmentera le risque de développer un mélanome.

La prudence reste donc de mise face aux rayonnements ultraviolets naturels et artificiels.

 

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