De nombreux essais cliniques d'immunothérapie sont en cours, tant en Belgique qu'à l'étranger. De telles recherches supposent toujours l'accord préalable des patients, qui sont parfaitement libres de refuser ou de retirer leur consentement. Par ailleurs, n'entre pas dans un essai clinique qui veut : pour que les résultats soient interprétables, le recrutement des malades répond à des critères stricts de sélection (type de tumeur, degré de développement, etc.).
Citons, à titre d'exemple, une tentative de vaccination thérapeutique réalisée récemment en Belgique.
25 patients atteints de mélanome (cancer agressif de la peau) avec métastases ont reçu trois injections d'un antigène tumoral MAGE. Chez 7 personnes, on a constaté une nette diminution de leur tumeur et deux malades sont même, depuis plus de 2 ans, en rémission complète (disparition de tous les signes détectables de la maladie). De tels résultats sont encourageants mais demandent, bien entendu, à être confirmés à plus large échelle.
L'immunothérapie pourrait alors prendre une place à part entière dans le traitement des cancers, aux côtés de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Il faudrait également étudier comment combiner entre elles ces différentes approches thérapeutiques.
En éliminant les dernières cellules cancéreuses qui auraient échappé aux autres traitements, l'immunothérapie pourrait par exemple transformer une rémission (disparition de tous les signes de la maladie, mais avec une possibilité de persistance de quelques cellules cancéreuses indécelables, responsables d'une récidive ultérieure) en guérison définitive.