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Introduction

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Le plus souvent, le traitement curatif des tumeurs à croissance superficielle consiste en une intervention chirurgicale, éventuellement suivie d'un lavement vésical par des médicaments. Tant l'ablation de la tumeur que le lavage vésical ont lieu par voie endoscopique (via l'urètre). Parfois, l'opération seule peut s'avérer
suffisante. Certains patients se voient administrer uniquement un lavement:  chez eux, il n'est pas indispensable d'opérer.



Intervention chirurgicale

Cette intervention a lieu via l'urètre et porte le nom de résection transurétrale ou TUR (transurethral resection en anglais). Pour cela, le patient doit habituellement rester quelques jours à l'hôpital.
L'opération se déroule généralement sous anesthésie loco-régionale: la partie inférieure de l'abdomen est alors insensibilisée; parfois, elle se pratique sous anesthésie générale. Les instruments nécessaires à l'intervention sont introduits dans la lumière vésicale au travers du cystoscope.

Pour éliminer la tumeur, le médecin utilise le plus souvent une anse diathermique. Il s'agit d'un mince fil métallique parcouru par un courant électrique grâce auquel il est possible d'enlever le tissu tumoral
couche après couche. On peut, de cette manière, éliminer complètement les tumeurs superficielles de la vessie.

Pendant l'opération, la vessie est rincée avec de l'eau. Cette eau de rinçage est récoltée et on filtre les fragments de tissu qu'elle contient. Ceux-ci sont ensuite envoyés au laboratoire pour être examinés de manière plus approfondie.

Au cours de l'intervention, des dommages au tissu vésical sain sont souvent inévitables. Il en résulte de petites hémorragies. Le sang ainsi libéré dans la lumière vésicale coagule. Durant la miction, il peut arriver que des caillots de sang obstruent l'urètre et engendrent de la douleur. Pour éviter cela, après l'opération, on place temporairement une sonde, à l'aide de laquelle la vessie est continuellement rincée. De cette manière, on évite que des caillots de sang ne se forment et risquent d'obstruer la sonde.

Après une opération, il y a une forte probabilité (60 à 70%) que la tumeur réapparaisse au cours de l'année qui suit. Ce phénomène porte le nom de récidive. Plus la tumeur est maligne, plus la probabilité de récidive
est élevée. Pour réduire le risque de récidive, un traitement adjuvant peut s'avérer nécessaire chez un certain nombre de patients. Ce traitement consiste le plus souvent en un lavage de la vessie par des médicaments. Après un tel lavement, la tumeur ne réapparaît plus ou il faut plus longtemps avant qu'elle ne réapparaisse.





Lavement vésical

En général, un lavement/lavage vésical a lieu dans les deux semaines qui suivent l'opération. Cette procédure se déroule en ambulatoire (sans hospitalisation). La fréquence des lavements dépend notamment du produit de lavage utilisé. On utilise soit des cytostatiques (chimiothérapie), soit un liquide contenant du BCG.

Le déroulement de la procédure est identique quel que soit le médicament utilisé. Tout d'abord, on introduit un cathéter dans la vessie du patient. Par ce cathéter, la totalité de l'urine est éliminée. Ensuite, on introduit
les médicaments dans la vessie. Pour être certain que les médicaments atteignent toute la surface de la paroi vésicale, il peut être nécessaire que le patient reste couché un petit moment dans différentes positions: sur le dos, sur le ventre, sur le côté gauche et sur le côté droit. Pendant le lavement, il est préférable de boire le moins possible. Ensuite, le liquide peut généralement être évacué par miction. Ce liquide est toutefois recueilli et éliminé de manière appropriée. Ensuite, on peut rincer l'urètre à l'eau distillée pour éliminer les éventuels résidus du liquide de lavage.

Lavement vésical avec des cytostatiques 
Les cytostatiques tuent les cellules qui se trouvent en phase de division cellulaire. Ils sont particulièrement actifs sur les cellules qui se multiplient rapidement, comme les cellules cancéreuses, et moins sur les cellules saines. Au cours d'un lavement vésical, les cytostatiques séjournent pendant une à deux heures dans la vessie. Comme ces médicaments agissent également sur les cellules saines de la muqueuse vésicale, des effets secondaires peuvent se manifester (présence de sang dans les urines, mictions fréquentes et/ou douleur lors de la miction). Après l'arrêt du traitement, la muqueuse cicatrise et, en général, les symptômes disparaissent.

Lavement vésical avec un liquide contenant du BCG
Il s'agit d'un vaccin constitué d'une solution de bacilles tuberculeux atténués qui s'avère également actif en cas de cancer de la vessie.

Le BCG semble être surtout efficace contre la forme superficielle de ce cancer, lorsqu'il est introduit directement dans la vessie. Le mécanisme d'action exact du BCG demeure inconnu. Il renforcerait les défenses de l'organisme contre les cellules cancéreuses. Un traitement visant à stimuler le système de défense propre du patient porte le nom d'immunothérapie.

Chez la majorité des patients, les effets secondaires locaux d'un lavage au BCG sont comparables à ceux d'un lavage aux cytostatiques. Par ailleurs, il peut arriver que certains malades ne se sentent pas très bien et présentent une légère élévation de température (fièvre). Ces symptômes surviennent environ un à deux jours après le lavage au BCG et augmentent avec le nombre de lavages. Habituellement, ils disparaissent
rapidement après la fin du traitement.
Chez un faible pourcentage de patients (environ 4%), les effets secondaires sont plus sévères (forte fièvre, présence de grandes quantités de sang dans les urines et, chez les patients de sexe masculin, une inflammation de la prostate).
Ces symptômes se traitent en général aisément. Quelquefois, il est nécessaire de reporter les lavements encore prévus, très rarement de les arrêter définitivement. Les lavements sont administrés selon un schéma défini à l'avance, notamment déterminé par le stade de la tumeur et le nombre de tumeurs détectées.





Traitement au laser

Les patients chez qui on a mis en évidence une ou plusieurs tumeurs à croissance superficielle de la vessie peuvent parfois bénéficier d'un traitement au laser. Pour cela, on utilise un type particulier de rayons
lumineux capables de détruire les cellules, notamment les cellules tumorales.

Ce traitement se fait à l'aide d'un cystoscope que l'on introduit jusque dans la vessie. Les rayons lasers sont émis par un appareil et amenés, via le cystoscope, jusque dans la vessie. Au moyen du cystoscope, le médecin peut déterminer avec précision l'emplacement atteint par les rayons laser dans la vessie.
Les rayons laser brûlent les cellules tumorales tout en ne causant qu'un minimum de dommages à la paroi vésicale. Au cours de ce type de traitement, il n'y a donc que très peu de sang qui est libéré dans la vessie.
La mise en place d'une sonde de rinçage pour éviter la formation de caillots de sang, qui est couramment pratiquée après une opération, n'est donc généralement pas nécessaire si l'on recourt au laser.

Ce traitement est peu douloureux et peut en principe avoir lieu en ambulatoire.

 

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