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Chirurgie

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Le traitement commence toujours par l'enlèvement chirurgical du mélanome. Sur base de l'épaisseur de la tumeur, les médecins évaluent la quantité de peau qu'il faut encore éliminer tout autour de la lésion. Ce que l'on nomme l'excision définitive a généralement lieu sous anesthésie locale, parfois sous anesthésie générale, en particulier lorsqu'une "plastie cutanée" est requise.

Plastie cutanée
Parfois, la quantité de peau enlevée laisse une plaie opératoire qu'il n'est pas possible de refermer. On procède alors à une greffe de peau. Habituellement, on utilise pour cela un morceau de peau prélevé sur la cuisse.

Elimination des ganglions lymphatiques régionaux
Si, en plus du mélanome, un patient présente également un ganglion lymphatique hypertrophié au niveau du cou, de l'aisselle ou de l'aine, ce ganglion sera lui aussi enlevé. En même temps, on prélève généralement tous les ganglions lymphatiques avoisinants. Il est en effet possible que ceux-ci contiennent également des cellules cancéreuses. Les ganglions lymphatiques régionaux sont donc les ganglions lymphatiques dans lesquels parvient en premier lieu le liquide tissulaire de la région où se trouve la tumeur. Cette opération a lieu sous anesthésie générale.

Après l'opération, il se peut qu'une accumulation de lymphe apparaisse à proximité de la cicatrice. Il s'agit d'un problème temporaire. On élimine la lymphe par la pose d'un drain (un tuyau d'évacuation) ou par ponction (aspiration).

Après enlèvement des ganglions lymphatiques régionaux de l'aine, la cicatrisation est parfois un peu plus difficile. Cela peut être la conséquence d'une infection qui retarde la cicatrisation de la plaie.

Certains patients souffrent, quelques temps après l'opération, d'un gonflement du bras ou de la jambe, provoqué par une perturbation résiduelle de l'évacuation de la lymphe (œdème lymphatique). En fonction de la sévérité de l'œdème lymphatique, on déterminera la manière de le réduire, par exemple au moyen d'un bas élastique.

Si les ganglions lymphatiques situés à proximité du mélanome ne sont pas sensiblement augmentés de volume à la palpation, un examen du ganglion sentinelle est parfois nécessaire. Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique régional susceptible d'être atteint par les cellules tumorales en cas de métastase. Le ciblage et l'examen de ce ganglion permettent la mise en évidence de la présence éventuelle de métastases microscopiques au niveau des ganglions lymphatiques. Le repérage du ganglion sentinelle a lieu au moyen d'une substance radioactive et/ou d'un colorant bleu que l'on administre au patient avant l'opération. Seul le ganglion sentinelle est enlevé et examiné.

Si on y découvre des cellules cancéreuses, il faut alors prélever la totalité des autres ganglions de la zone. Si le ganglion sentinelle est sain, ce n'est pas nécessaire. Cette nouvelle technique présente d'énormes avantages pour le patient, mais elle n'est pas encore pratiquée dans tous les hôpitaux.


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Radiothérapie

Dans certains cas, le médecin conseille d'irradier la tumeur, l'emplacement où se situait la tumeur ou les métastases. C'est ce que l'on nomme radiothérapie. Cette technique permet de détruire totalement ou partiellement les cellules malignes. Les cellules cancéreuses tolèrent généralement moins bien la radiothérapie que les cellules saines et ne se réparent pas ou pratiquement pas. Les cellules saines se réparent habituellement bien.

L'irradiation est administrée là où se situent les cellules cancéreuses. La radiothérapie a lieu sous forme de cure: le patient reçoit pendant plusieurs semaines des séances de radiothérapie habituellement quotidiennes. L'irradiation proprement dite ne dure que quelques minutes et on ne la sent pas.

La radiothérapie peut toutefois, après un certain temps, engendrer des effets secondaires, tels qu'une "brûlure" de la peau comparable à un coup de soleil sévère. Habituellement, la peau guérit dans un délai de quatre à six semaines après la fin du traitement. Outre une réaction cutanée, la fatigue constitue un effet secondaire extrêmement fréquent. Souvent, cette fatigue persiste jusqu'à plusieurs semaines après la fin du traitement.

Les éventuels autres effets secondaires dépendent de l'endroit irradié. Le radiothérapeute pourra vous en dire plus à ce sujet.


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Chimiothérapie

Chez les patients à qui l'on retire un mélanome un peu plus épais, il existe un risque que les cellules tumorales soient parvenues par voie lymphatique ou sanguine en divers autres endroits de l'organisme (poumon, foie, cerveau). En général, une chimiothérapie est proposée à ces patients. L'objectif de ce traitement est généralement d'enrayer l'évolution de la maladie ou de soulager les symptômes.

Lors d'une chimiothérapie, on administre au patient des médicaments qui attaquent les cellules qui se divisent. Par l'intermédiaire du sang, ces substances disséminent dans l'ensemble de l'organisme; elles atteignent les cellules cancéreuses pratiquement partout dans l'organisme.

La chimiothérapie peut engendrer des effets secondaires désagréables tels que des nausées, des vomissements et de la fatigue. Les nausées peuvent aujourd'hui être efficacement combattues par des médicaments.

Perfusion d'un membre isolé - Lorsque l'on constate une croissance étendue du mélanome au niveau d'un bras ou d'une jambe, le patient se voit appliquer provisoirement au niveau de ce bras ou de cette jambe une circulation sanguine isolée au moyen d'un cœur-poumon artificiel. Ensuite, le membre concerné est "lavé" pendant une heure et demie avec des médicaments cytostatiques (des produits qui attaquent les cellules qui se divisent).

La dose de médicaments peut de cette manière être nettement plus élevée que lorsqu'elle est administrée à l'ensemble de l'organisme, en raison d'un moindre risque de toxicité puisqu'ils n'atteignent pas des organes sensibles (moelle osseuse, reins, etc). Le traitement a lieu sous anesthésie générale et dure environ six heures en tout.

A la suite de ce traitement, les patients souffrent quelquefois d'accumulation de liquides et de raideur musculaire. Des symptômes ressemblant à une légère brûlure de la peau peuvent également survenir. Ces symptômes sont habituellement passagers.


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Immunothérapie

Ce traitement vise à renforcer les mécanismes de défense du patient vis-à-vis des cellules cancéreuses encore présentes, par exemple au moyen d'interféron. L'immunothérapie n'est généralement utilisée que dans le cadre de la recherche scientifique.

Ses effets secondaires peuvent s'avérer sévères, en fonction du type de médicament utilisé. Il s'agit le plus souvent de symptômes grippaux, tels que:

  • sensation d'apathie généralisée;
  • frissons, forte fièvre;
  • nausées et vomissements;
  • réduction des fonctions hépatiques et rénales;
  • œdèmes, par exemple au niveau des poumons ou des membres.

En raison de l'importance de ses effets secondaires, l'immunothérapie ne convient pas à tous les patients. Chez certains, les inconvénients du traitement dépassent ses avantages.


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