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Traitements

La chirurgie

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Interventions à visée curative 

La chirurgie constitue le seul traitement capable d'offrir de réelles chances de guérison. Les modalités de la procédure chirurgicale ne sont pas standardisées à l'heure actuelle. En effet, s'il existe un accord général sur le type de gastrectomie (enlèvement chirurgical de l'estomac) à réaliser en fonction de la localisation tumorale, les questions de l'étendue de l'opération et des techniques à utiliser restent débattues.

Les cancers antro-pyloriques (partie basse de l'estomac) sont traités, chaque fois que cela s'avère possible, par gastrectomie sub-totale (enlèvement des 4/5 de l'estomac) avec rétablissement de la continuité digestive vers l'intestin grèle (anastomose gastro-jéjunale).

Pour les cancers médio-gastriques et cardio-tubérositaires (partie haute de l'estomac), la gastrectomie doit être totale, suivie d'une suture entre l'oesophage et l'intestin grèle (anastomose oeso-jéjunale).

L'envahissement des organes de voisinage ne fait pas nécessairement renoncer à la gastrectomie. On peut lui associer des sectionnements supplémentaires (côlon transverse, lobe gauche du foie, pancréas) lorsque l'état général du malade le permet (voir l'illustration ci-dessous).



Interventions palliatives 

Lorsqu'une résection chirurgicale à visée curative n'est manifestement pas réalisable, une gastrectomie totale palliative peut être pratiquée en l'absence d'ascite ou de dissémination métastatique importante. Elle permet en effet de résoudre les complications hémorragiques et obstructives éventuelles et de faciliter le contrôle des phénomènes douloureux.

Les dérivations internes laissent la tumeur en place. Elles peuvent constituer la seule possibilité chirurgicale pour des tumeurs inextirpables et obstructives.


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La chimiothérapie

Contrairement à la chirurgie ou à la radiothérapie qui sont des traitement locaux, la chimiothérapie utilise un ou plusieurs médicaments qui diffuseront dans l'ensemble de l'organisme.

Les différentes drogues utilisées 

Les médicaments les plus couramment utilisés pour le traitement des cancers de l'estomac sont le 5-Fluoro-uracile (5-FU), la mitomycine C, la doxorubicine et le cisplatine.

De nouvelles molécules sont potentiellement intéressantes dans cette indication. Il s'agit des taxanes et notamment du docetaxel, de l'irinotécan et de l'oxaliplatine. Elles sont actuellement en cours d'évaluation.

Les médecins parlent souvent de chimiothérapie adjuvante. Ce terme signifie que la chimiothérapie est destinée à détruire les cellules cancéreuses présentes dans les micro-métastases ou dans des métastases avérées, et qui ne sont pas concernées par les traitements locaux comme la chirurgie.

Le traitement palliatif quant à lui s'applique à un cancer qui est généralisé. Il vise à augmenter la durée et la qualité de vie des patients même si, dans certains cas, il est doté d'effets secondaires.
L'objectif de la chimiothérapie pré-opératoire est d'améliorer le contrôle tumoral de voisinage et à distance pour finalement améliorer la survie.

Nouvelles drogues 

Au cours de ces dernières années, de nouveaux médicaments ont été évalués dans le traitement du cancer gastrique. Certains sont actuellement inclus dans des protocoles de polychimiothérapies faisant l'objet d'études comparatives; d'autres sont moins avancés dans leur développement.

Perspectives thérapeutiques 

A côté de l'utilisation de nouveaux médicaments, des concepts et des stratégies thérapeutiques innovantes commencent à émerger. En particulier, l'identification, pour chaque malade, de facteurs prédictifs de la réponse à un ou plusieurs médicaments pourrait représenter à l'avenir un élément prépondérant dans le choix des indications thérapeutiques. C'est le cas du taux d'expression de l'enzyme "thymidylate synthétase" au niveau tumoral, de même que le niveau d'expression de la DNA topo-isomérase de type I. Enfin, des données issues de travaux in vitro (en laboratoire) suggèrent que l'expression de protéines associées aux microtubules (MAP 2) interférerait avec l'activité antitumorale du docétaxel. Pour finir, il faut signaler le développement actuel de nombreuses autres molécules potentiellement intéressantes, caractérisées par des mécanismes d'action variés et radicalement différents de ceux des médicaments classiques: inhibition de l'angiogénèse (blocage de l'apparition de nouveaux vaisseaux sanguins), interférence avec les voies de transmission de signaux impliqués dans la multiplication cellulaire, etc.

Ces nouvelles orientations représentent le prolongement d'une intense activité de recherche fondamentale menée de part et d'autre de l'Atlantique au cours de la dernière décennie et concernant la biologie de la cellule tumorale et ses interactions avec son environnement.


Pour obtenir plus d'informations sur la chimiothérapie "en général" : cliquez ici





La radiothérapie

Ce type de traitement utilise des rayons à très haute énergie capables de détruire les cellules cancéreuses.

La place de la radiothérapie dans le traitement du cancer de l'estomac est limitée. Elle a été évaluée en situation adjuvante ou en cas de tumeur localement évoluée, de façon isolée ou en association à une chimiothérapie. A ce titre, les chimiothérapies à base de 5-FU sont les plus intéressantes car elles permettent de tirer profit des propriétés radiosensibilisantes de cette drogue. Actuellement, il n'existe aucune conclusion définitive et la radiothérapie ne peut pas être recommandée en dehors d'essais cliniques. En situation palliative elle est parfois utilisée avec une certaine efficacité à titre purement symptomatique en cas de complications obstructives ou hémorragiques ou pour contrôler des phénomènes douloureux.


Pour obtenir plus d'information sur la radiothérapie "en général" : cliquez ici

 

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