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Trois nouvelles équipes lauréates

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Parmi les 148 dossiers qui étaient parvenus à la Fondation, quelques uns sortaient du champ des compétences des membres du Conseil scientifique. A leur demande, ces dossiers ont été soumis à une seconde analyse, qui s'est clôturée par la sélection de trois projets que nous vous présentons brièvement ci-dessous

Equipe de Marianne Paesmans

Institut Jules Bordet
Data Centre
Rue Héger Bordet 1
1000 Bruxelles

Titre du projet : Identification des patients atteints de cancer neutropéniques à haut risque de développement d'une infection fungique

Montant octroyé : 120.000 €, répartis sur 3 ans

Brève description

L'un des effets secondaires de la chimiothérapie est d'induire une neutropénie, c'est-à-dire une chute importante du taux des globules blancs. Ceux-ci ne sont plus en mesure d'offrir une protection efficace contre les infections et la vie des patients peut alors être mise en danger.

Les infections fungiques, c'est-à-dire causées par un champignon, peuvent dans ces conditions représenter un grave risque vital pour les malades neutropéniques.

L'objectif de l'étude menée par l'équipe de Marianne Paesmans est de détecter le plus précocement possible les patients à risque de développer ce type de complication afin de les soumettre à un traitement antibiotique et/ou antifungique préventif.


Equipes des Professeurs Alain Delforge (1), Dominique Latinne (2) et Yves Beguin (3)

(1) Institut Jules Bordet
Département d'Hématologie
Rue Héger Bordet 1
1000 Bruxelles

(2) Cliniques universitaires Saint-Luc
Unité d'Hématologie expérimentale
Avenue Hippocrate 75
1200 Bruxelles

(3) Université de Liège
Département d'Hématologie
CHU Sart Tilman Bât. 35
4000 Liège

Titre du projet : Banque de sang de cordon pour la greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques

Montant octroyé : 150.000 €, répartis sur 3 ans

Brève description

La greffe de moelle osseuse reste un traitement de choix pour soigner des patients souffrant de divers cancers à pronostic sévère. Depuis une trentaine d'année, une solution alternative a fait son chemin depuis qu'on a détecté dans le sang de cordon ombilical des cellules souches comparables à celles présentes dans la moelle osseuse.

Le sang de cordon est effectivement  riche en cellules souches hématopoïétiques, qui peuvent être prélevées à la naissance, sans aucun risque pour la mère et l'enfant. Dès le prélèvement, un typage complet est réalisé. L'identification d'un sang de cordon compatible prend ainsi fort peu de temps. En outre, les futurs greffons, stockés dans l'azote liquide, sont immédiatement disponibles, ce qui constitue un atout précieux lorsqu'une greffe doit être réalisée d'urgence.

Depuis 1993, et grâce au soutien du FNRS (et plus particulièrement de l'action Télévie), une Banque de sang de cordon s'est développée en Belgique. Cette banque réunit aujourd'hui plus de 5000 sangs de cordon. Par son apport financier, la Fondation est heureuse de participer à ce projet, lequel constitue un réel espoir pour tous ceux qui n'ont pas la chance de trouver un donneur compatible au sein des registres de donneurs de moelle.


Equipes des Professeurs Hans Nelis (1) et Etienne Schacht (2)

(1) Universiteit Gent
Laboratory of Pharmaceutical Microbiology
Harelbekestraat 72
9000 Gent

(2) Universiteit Gent
Department of Organic Chemistry
Polymer materials research group
K/L/ Ledeganckstraat 35
9000 Gent

Titre du projet : Nouvelles stratégies pour éviter la détérioration des prothèses trachéo-oesophagales en silicone chez les patients laryngectomisés

Montant octroyé : 120.000 €, répartis sur 3 ans

Brève description

Les patients souffrant d'un cancer avancé du larynx doivent généralement subir une laryngectomie c'est-à-dire l'ablation partielle ou totale de larynx. Au cours de cette intervention (ou parfois plus tardivement), le chirurgien pose chez certains d'entre eux une prothèse phonatoire interne, permettant au patient d'avoir une voix de sonorité plus normale que la voix oesophagienne.

Cependant, ce type de prothèse est fréquemment colonisée par des champignons microscopiques se développant à sa surface, ce qui oblige à un renouvellement de la prothèse tous les 6 mois environ.

Pour palier à cet inconvénient, l'équipe des professeurs Nelis et Schacht tentent de mettre au point de nouvelles prothèses à base de silicone dans lesquelles ils incorporent un  agent anti-mycotique. Ce projet devrait permettre un allongement de la durée de vie des prothèses, ce qui assurerait aux patients laryngectomisés une nette amélioration de leur qualité de vie.

 

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