Accueil > L'annonce de la maladie > L'annonce > Une maladie pas comme les autres

C'est une maladie silencieuse, asymptomatique

Version imprimable Suggérer par mail

Ce qui est particulier avec cette maladie, c'est d'entendre un médecin dire qu'on a le cancer alors qu'on ne se sent peut-être pas particulièrement malade !
Pourtant, le cancer est bien connu comme une maladie grave?On devrait donc se sentir malade? Et bien non, pas forcément!

Asymptomatique = les symptômes sont discrets, peu perceptibles, voire même absents...

Lorsqu'on a une grippe, on a mal à la tête, on a de la fièvre, etc. Par contre, avec le cancer, il est possible que l'on ne sente rien ou quasi-rien. Cette discrétion des symptômes peut être assez déconcertante pour certaines personnes.

Il n'y a donc rien d'anormal si tu ne ressens pas pour l'instant des symptômes importants.
Même si tu ne te sens pas malade, fais confiance au médecin, il te prend en charge et met tout en oeuvre pour que tu guérisses.
Laisse ton corps et ton esprit s'adapter à tous ces changements.
Apprends à vivre à leur rythme.

C'est en commençant les traitements que tu seras davantage confronté à la réalité de la maladie. Peut-être auras-tu alors une idée plus concrète de ce qui est réellement en train de se passer.

Les traitements vont aussi te faire découvrir le monde de l'hôpital. Tu y seras confronté à un langage inconnu jusqu'ici, à une situation peu familière?

Qui peut t'aider à déchiffrer ce charabia incompréhensible?
Comme tu t'en es peut-être rendu compte, la maladie comme la médecine ont leur propre langage, un langage qui ne te sera sans doute pas souvent accessible. Heureusement, un interprète sera là pour t'aider à comprendre ce qu'il est en train de se passer: ton médecin.

Grâce aux différents examens, il pourra t'expliquer ce qui se passe, donner une réponse à la plupart de tes interrogations. Nous te conseillons de l'écouter attentivement et de lui poser toutes les questions que tu souhaites pour t'aider à mieux comprendre ce qui t'arrive et ce qu'il te propose comme traitements, examens, ?





C'est une maladie que l'on ne voit pas ?

Peut-être que tu te dis : "si même moi je n'ai pas remarqué que j'étais malade et que ma maladie ne se voit pas, alors peut-être que personne ne va croire que je suis malade ?"

En effet, il se peut que tu te sentes " trahi " par ton propre corps parce qu'il ne t'a pas prévenu que quelque chose n'allait pas, et aussi parce qu'il ne te permet pas de montrer aux autres que tu es malade?

Il est vrai que ton entourage ne pourra pas voir concrètement les effets de la maladie, parce que tu ne boiteras pas, et tu n'auras pas un gros bandage autour de la tête ou un plâtre de la hanche aux orteils. Ce sera donc à toi de leur dire, de leur expliquer comment tu te sens et ce qui se passe, etc.

Et puis, tu pourrais peut-être penser que désormais tu ne peux plus faire confiance à ce corps qui t'a joué un mauvais tour en faisant des magouilles dans ton dos, sans prévenir ? Comment aurais-tu pu voir les choses arriver ? Comment pouvais-tu imaginer ce qui se passait en toi alors qu'à l'extérieur, rien ne se voyait ?

Ce sentiment de " trahison " te préoccupera certainement un peu et c'est normal. Souviens-toi que ce n'est pas ton corps qui s'est rebellé contre toi. Les causes de ton cancer ne sont pas à chercher dans cette direction là.

Il s'agit aujourd'hui de reprendre confiance, de te battre, de rassembler toutes tes forces et ton courage pour vaincre la maladie et suivre les traitements prescrits par le médecin.





C'est une maladie qui peut faire penser à la mort

Depuis l'annonce de ce nouveau diagnostic, tu te poses peut-être des questions au sujet de la mort. Est-ce que je vais mourir ? A quoi ressemble le moment de la mort ? Est-ce que la mort n'est qu'une étape ou est-ce la fin ? Que deviendra ma famille si je meurs ? Comment mon entourage réagira-t-il ?

Il est normal de se poser ces questions et, à plus forte raison, lorsque les pronostics du médecin ne sont pas très favorables.

Toutefois, il est aussi bon de savoir se concentrer sur le moment présent : aujourd'hui, plus que jamais, il s'agit de te faire soigner, que l'on s'occupe de toi, de suivre un traitement, de recevoir la visite de ton meilleur ami, de se laisser prendre en main par une équipe efficace et professionnelle? pas de mourir.





Depuis que je suis malade, le temps s'échappe?

A partir du moment où tu sais que tu as un cancer, il est possible que le déroulement des événements t'échappe quelque peu ?

De même, la notion du temps va peut-être te paraître un peu bizarre: tu as l'impression de devoir penser à des millions de choses à la fois, d'avoir plein d'idées qui se bousculent dans ta tête, et d'un autre côté, peut-être que le temps te semble s'être arrêté? et que la durée du traitement annoncée par le médecin paraît une éternité.

Cette sensation de ne plus pouvoir gérer le temps qui passe comme tu le souhaites et comme tu en as l'habitude, de ne plus en avoir la même appréciation, la même notion qu'«avant», peut te sembler très déstabilisante.

Mais pas de panique, c'est une réaction tout à fait normale et saine. Tu dois faire face à une mauvaise nouvelle qui n'est pas facile à digérer: il te faudra donc du temps pour l'apprivoiser. Ne t'inquiète pas: cette sensation que «tout t'échappe» va s'estomper au fur et à mesure que le temps passe?

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faudra justement que tu t'accordes un peu de temps pour assimiler tous les changements et bouleversements qui s'opèrent aujourd'hui dans ta vie.





Un challenge de tous les jours, une victoire quotidienne

Un des meilleurs synonymes pour le mot "cancer" est le mot "chamboulement".

Une fois que tout est chamboulé, il faut se dépatouiller, se réorganiser. Et parfois on n'a pas trop envie de se battre, de bouger, de rassembler ses forces et son courage?
Se battre contre la maladie, contre les effets secondaires du traitement, contre le regard des autres? Se battre contre la déception, la rage, la tristesse...

Déception parce qu'il faudra abandonner certains projets, déception parce qu'on devient dépendant de l'équipe médicale ou de l'aide des proches, du rythme des traitements...

Enragé parce qu'on ne peut plus continuer toutes les activités que l'on faisait "avant ".

Triste parce qu'on a l'impression qu'on n'est plus le même aux yeux des autres.

Comment ne pas se sentir triste, enragé, découragé ? Comment ne pas avoir envie de hurler une bonne fois de temps en temps ? Comment garder le moral malgré tout ?

Voici quelques idées qui pourront t'aider :

  • Souviens-toi à chaque instant que tu restes toujours toi-même.
  • Souviens-toi à chaque instant que tes proches t'aiment tout autant qu'avant.
  • Si tu as dû interrompre certaines activités, pourquoi ne pas te découvrir une nouvelle passion pour les BD, Internet, la photographie, ou que sais-je encore ?
  • Economise tes forces pour les activités que tu aimes réellement.
  • N'oublie jamais que, malgré cette maladie, tu peux toujours avoir un certain contrôle sur ta vie, parce que tu peux prendre une part active dans les décisions qui concernent :
    - tes activités : bien qu'il se peut que tu doives réduire les activités qui te demandent trop d'énergie, tu as le choix entre des milliers d'autres loisirs plus "calmes".
    - tes goûts alimentaires : tu peux même cuisiner toi-même lorsque tu n'as pas trop de nausées.
    - tes vêtements : ce n'est pas parce que tu es à l'hôpital que tu n'as pas le droit de te mettre sur ton 31 ou de porter ton dernier T-Shirt de Brad Pittvoire mêmele super training que tantine Nadine t'a acheté pour Noël.
    - l'organisation de tes journées : c'est encore à toi de décider quand tu te donnes un peu de temps pour écouter de la musique, pour essayer un nouveau maquillage, pour lire un nouveau livre, passer un coup de fil,?.
  • Essaye de garder une certaine indépendance: tu t'en sentiras beaucoup mieux. Même si tu devras souvent te fier aux décisions des autres (l'équipe médicale, ta famille, etc.) sans discuter, tu pourras, à d'autres moments, leur faire savoir haut et fort que tu n'es pas d'accord. Tu peux également prendre pas mal de décisions concernant le déroulement de tes journées ou les repas que tu souhaites prendre, ou bien à propos des divertissements qui te plaisent ...
  • L'important est de parler et de dire ce que tu as sur le cœur. Après tout, personne ne sait ce qui se passe dans ta tête et dans ton corps. Par conséquent, personne ne sait mieux que toi ce dont tu as envie. Tu peux aussi expliquer à tes proches ce qui se passe, comment tu te sens et leur donner des pistes sur ce que tu souhaites ou attends de leur part? ce sera bénéfique tant pour eux que pour toi !

Retour vers L'annonce de la maladie

 

Accès rapide

S'inscrire à une de nos newsletters