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Une signature génétique pour le cancer du foie ?

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En recherche clinique, la biologie moléculaire fournit déjà de nouveaux outils pour affiner le diagnostic ou prédire le risque de rechute de différents cancers : sein, mélanome, rectum … A cette liste vient s’ajouter aujourd’hui le cancer du foie, avec à la clef une meilleure sélection des traitements. Une étude, présentée lors d’un récent congrès européen à Vienne, fait le point sur cette nouvelle approche.

Source : Les spécialistes, 18-05-10

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Depuis quelques années, de nouveaux outils issus de la biologie moléculaire sont venus enrichir les moyens diagnostiques et pronostiques des cliniciens : c’est ce que l’on appelle les signatures génétiques. Il s’agit en fait d’examiner le degré d’expression (activité) d’un ensemble de gènes dans le but d’affiner le diagnostic ou de prédire le risque de rechute d’un cancer donné. Cette signature (également appelée carte d’identité génétique) peut avoir un impact important dans le choix du traitement. Elle justifie le recours à des traitements plus « lourds » chez certains patients, le choix d’autres combinaisons thérapeutiques ou, dans certains cas, le fait de se contenter d’un traitement plus limité.

En pratique, ce type d’analyse est réalisé sur des « puces à ADN ». Il s’agit de petites plaques de verre sur lesquelles des milliers de spots permettent chacun d’accrocher un gène spécifique ou d’en traduire l’expression par un code de couleur. Ainsi par exemple, si un gène est fortement exprimé, il apparaîtra en vert. S’il est moyennement exprimé, le spot sera orange et s’il n’est pas exprimé du tout, on verra un spot rouge. L’élaboration de telles puces à ADN permet de distinguer des catégories de tumeurs que les examens classiques (coupes histologiques) ne permettaient pas jusqu’ici de différencier.  Cette distinction permet d’établir un profil tumoral - une sorte de code barre en quelque sorte – et de choisir le traitement le mieux adapté à chaque cas individuel.

Récemment, une vingtaine de signatures génétiques ont été étudiées chez 287 patients atteints d’un cancer du foie, une tumeur diagnostiquée chez quelque 500 personnes, chaque année en Belgique. Au bout d’un suivi de 48 mois en moyenne, 15 signatures ont permis d’identifier les patients au pronostic le moins favorable. Deux signatures étaient clairement liées au risque de récidive.

Sur base de ces résultats, les chercheurs espèrent valider ces nouvelles signatures génétiques, lesquelles devraient permettre une meilleure classification des cancers hépatiques avec, à la clef, la sélection du traitement le mieux adapté à chaque patient.

Dernière mise à jour : ( 15-06-2010 )
 

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