Vaccin contre le papillomavirus : étendre les indications ? |
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Les autorités américaines (FDA) analysent la possibilité d’étendre la vaccination contre le papillomavirus chez les garçons de 9 à 26 ans pour la prévention des verrues génitales. Celles-ci sont provoquées par les virus 6 et 11, contre lesquels le vaccin quadrivalent (Gardasil) offre également une protection, en plus de son action préventive contre les virus de types 16 et 18, majoritairement impliqués chez la femme dans le cancer du col de l’utérus. Source : La Capitale, 10-09-09Commentaire de la Fondation contre le CancerRappelons qu’actuellement, deux vaccins contre plusieurs souches de papillomavirus, impliquées dans la grande majorité des cancers du col de l’utérus, sont disponibles en Belgique. Le premier, le Gardasil®, vise 4 types de papillomavirus à haut risque (HPV 6,11, 16 et 18), responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus, de 90 % des verrues génitales (condylomes) mais également de lésions précancéreuses de la vulve et du vagin. Le second, le Cervarix ®, cible les deux principaux types de papillomavirus cancérigènes, à savoir les HPV 16 et 18. Ces deux vaccins coûtent quelque 130 € par dose et la vaccination requiert 3 doses (réparties sur une période totale de 6 mois). Grâce au remboursement de cette vaccination en catégorie B, les jeunes filles faisant partie de la catégorie d’âge ciblée (de 12 à 18 ans) ne paient que 10,80 € par dose (ou 7,20 € si elles bénéficient du statut BIM ou du statut OMNIO). Le coût total à leur charge est donc de 32,40 €. Aujourd’hui, aux USA, la Food and Drug Administration (FDA) analyse l’opportunité d’étendre cette vaccination aux garçons à partir de 9 ans et aux hommes jusqu’à 26 ans. Mais les experts sont loin d’être unanimes à ce sujet. Bien entendu les jeunes garçons et les hommes constituent un réservoir potentiel pour la transmission des papillomavirus impliqués dans les cancers du col de l’utérus et des verrues génitales, mais l’éradication de ce réservoir viral est-elle une priorité ? Par ailleurs, il est également envisagé d’étendre la vaccination des femmes jusqu’à l’âge de 45 ans. Là aussi, les experts sont divisés. Actuellement, il n’existe pas suffisamment de preuves scientifiques pour recommander l’élargissement des indications de ce vaccin. De plus, il faut tenir compte des coûts considérables qu’engendrerait un tel élargissement, alors qu’il faut faire des choix dans les budgets de santé publique. D’autant qu’en plus de cette vaccination, les femmes vaccinées doivent également continuer à se faire dépister par frottis. Débat difficile donc … et affaire à suivre ! |
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| Dernière mise à jour : ( 21-09-2009 ) |










