Viande rouge et cancer : prudence

De solides données scientifiques indiquent qu'une consommation excessive de viande rouge, comme le bœuf, le veau, le porc et le mouton (la volaille - poulet et dinde - n'est pas de la viande rouge) et de viande préparée augmente le risque de cancer du côlon.  Le terme « viande préparée » ou charcuterie, fait référence à de la viande qui a été traitée (fumée, salée) ou à laquelle des conservateurs ont été ajoutés, par exemple le jambon, le bacon, le salami, le saucisson, etc. On soupçonne également une influence sur le risque de cancer de l'estomac.

Diverses études suggèrent également l'existence d'un lien entre la consommation excessive de viande rouge et l'augmentation des cancers de l'œsophage, du poumon, du pancréas et de l'endomètre (utérus). De même, la consommation de viandes préparées serait liée à une augmentation du risque de cancer de l'œsophage, du poumon, de l'estomac et de la prostate.

Enfin, les aliments grillés et fumés d'origine animale pourraient favoriser le développement du cancer de l'estomac, même si les données à cet égard sont limitées.

Limitez la consommation de viande rouge

Une consommation raisonnable de viande rouge ne devrait pas dépasser 300 à 500g par semaine. Plusieurs mécanismes sont suspectés. La présence d’une quantité importante de fer, l’ajout de sels nitrés dans les viandes préparées et les charcuteries, et le mode de cuisson sont cités.

Le degré et le mode de cuisson pourraient également accentuer les effets négatifs de la viande rouge sur la santé. Par précaution, il est conseillé de ne pas manger trop souvent de viande cuite au barbecue (maximum 1 fois par semaine) et, de manière générale, trop cuite. Il faut également éviter de consommer  les parties brûlées car celles-ci sont riches en substances potentiellement cancérogènes (hydrocarbures aromatiques polycycliques).

L’utilisation d’aromates limiterait ce risque, ail, romarin, etc… Accompagner la consommation de viande de bonnes portions de légumes pondère aussi ce risque. La charcuterie ne possède pas l’intérêt nutritionnel de la viande, surtout quand il s’agit de charcuteries grasses, La plus grande modération est donc conseillée.

Découvrez nos conseils pour un barbecue plus sain et goûtez ces délicieuses recettes de marinade.

Découvrez les alternatives : poisson & produits végétariens

Remplacez régulièrement la viande par du poisson ou des produits végétariens, aussi bien en plat principal qu’en garniture sur le pain. Les alternatives végétariennes sont nombreuses et variées : burgers de légumes, tapenades, quorn, préparations à base de soja (tofu, tempeh ; sous forme de burgers, dés, haché…). Vous souhaitez évoluer progressivement vers une alimentation plus végétarienne ? Vous pouvez commencer par prévoir vos repas principaux de la semaine sur base de ce schéma :

  • 1 à 2 jours par semaine : 150g de viande rouge (porc, bœuf, mouton/agneau)
  • 1 à 2 jours par semaine : 150g de viande de volaille (poulet, dinde)
  • 2 à 3 jours par semaine : 150g de poisson, en variant entre espèces grasses et maigres
  • 1 ‘veggie day’ (jour végétarien) avec 85 g de substitut de viande (voir suggestions ci-dessus)

Le site www.vision-vegetale.be peut vous y aider, grâce à de nombreux conseils.

Viande de boeuf

En 2014, le docteur Anne Boucquiau, responsable Prévention à la Fondation contre le Cancer, était invitée à faire un exposé à l'Université de Gembloux, à l'occasion du 19e Carrefour des Productions animales. Son exposé avait pour but de mettre en balance les avantages et inconvénients de la viande bovine aujourd'hui. Découvrez la vidéo.

Témoignages

Pour traiter son cancer de l’estomac, Christina a dû subir une opération chirurgicale très lourde : l’ablation de l’organe. Pourtant, malgré son parcours de souffrance, elle insiste sur un point : l’avenir est devant elle, et la volonté peut mener très loin.Lire la suite