Cancers professionnels : 4% de toutes les tumeurs malignes

En Belgique, on estime à 4% de toutes les tumeurs malignes (7% chez les hommes et 1% chez les femmes)  la part des cancers professionnels. 7 cancers professionnels sur 10  résultent d’une exposition à l’amiante.

Une catégorie sous-estimée

Ce chiffre correspond environ à 1.850 cas par an. Chaque année, le Fonds des maladies professionnelles en reconnaît une centaine seulement. Ce chiffre reflète le petit nombre de demandes qui parviennent au Fonds et la difficulté des procédures. De ce fait, les cancers professionnels sont peu connus et largement sous-estimés. La situation est à peu près identique dans les autres pays d’Europe (voir le tableau).

Estimation et reconnaissance des cancers professionnels (période 1999-200)
Les effets de l’amiante

La présence latente de grandes quantités d’amiante fait craindre une hausse du nombre de cancers professionnels dans les 20 années à venir. Les cancers professionnels du poumon et de la plèvre dus à l’amiante sont reconnus depuis des années. Il n’en a pas toujours été ainsi du cancer du larynx. La maladie figure depuis 2002 dans la liste des maladies professionnelles reconnues.

Substances cancérigènes

On distingue actuellement trois types d’agents cancérigènes :

  • agents physiques : rayons ionisants
  • agents chimiques : certaines substances inorganiques (arsenic, nickel), des minéraux (fibre d’amiante), des hydrocarbures (benzène), des amines et leurs dérivés (benzidine, 4 aminodiphényles)
  • agents biologiques : certains virus ou parasites (par exemple les virus de l’hépatite B et C, ...)

L’Union européenne reconnaît quant à elle trois catégories de substances cancérigènes :

  • Catégorie 1 : le caractère cancérigène de ces substances chez l’homme est connu. Des éléments suffisants établissent un lien de causalité entre l’exposition de l’homme à ces substances et l’apparition du cancer. Exemples : benzène, amiante, arsenic, benzidine.
     
  • Catégorie 2 : ces substances sont assimilées aux substances cancérigènes pour l’homme. Il existe des éléments suffisants pour conclure avec une forte probabilité que l'exposition de l'homme à ces substances peut provoquer le cancer. Cette présomption s’appuie généralement sur des études de longue durée menées sur des animaux et/ou sur d'autres informations adéquates. Exemples : oxyde d’éthylène, acrylamide.
     
  • Catégorie 3 : ces substances constituent une préoccupation en raison de leurs possibles effets cancérigènes, mais les informations actuellement disponibles ne suffisent pas pour procéder à une évaluation. Des études ont porté sur des animaux, mais les données sont insuffisantes pour ranger ces substances dans la catégorie 2. Exemple: trichloréthylène.
Dernière adaptation le: 31/03/2017

Témoignages

Myriam conseillère en beauté
Myriam est conseillère en beauté bénévole pour la Fondation contre le Cancer.Lire la suite