Santé publique : des chiffres qui parlent

Le tabac est de loin la 1ère cause de décès en Belgique. Sur tous les décès de 2013, 14 000 sont imputables au tabac, près de 18 fois plus que le nombre cumulé de décès par accident de la route et sept fois plus que le nombre de suicides.

En Belgique, les non-fumeurs vivent en moyenne 7 ans de plus que les fumeurs. Les fumeurs qui décèdent prématurément en raison de leurs habitudes tabagiques vivent même 14 ans de moins que les non-fumeurs. Les chiffres de mortalité des adeptes du cigare et de la pipe sont sensiblement inférieurs à ceux des fumeurs de cigarettes, mais devancent ceux des non-fumeurs.

À mesure que le nombre d’années depuis l'arrêt du tabac augmente, l'ex-fumeur voit ses chances de survie s’améliorer. D'après les calculs du professeur R. Peto (Oxford University), dans la période 1950-2000, 812.000 Belges ont succombé aux effets du tabac, et la moitié des 2,5 millions de fumeurs actuels mourront en moyenne 14 ans plus tôt s’ils ne changent pas leurs habitudes.

Le gouvernement a-t-il intérêt à ce que l'on fume davantage ?

Les revenus fiscaux des produits du tabac sont substanciels : 3,03 milliards d'euros en 2015. Les revenus du tabac semblent donc indispensables et suscitent le doute quant à la crédibilité de la politique gouvernementale. Celle-ci n'envisage pas suffisamment le long terme, car la consommation de tabac entraîne également des coûts.

L’étude SOCOST a fait une première estimation des coûts sociaux des substances addictives (l’alcool, le tabac, les drogues illicites et les médicaments psychoactifs) en Belgique pour l’an 2012.
Cette étude montre que les coûts liés à la consommation du tabac sont importants pour la société. En 2012, le montant des coûts directs atteignait 615 millions d’euros  (entre autre les soins de santé, les accidents de la route...) et le montant des coûts indirects s’élevait à 746 millions d’euros (entre autre la baisse de productivité). A cela il faut encore ajouter près de 12 milliards d’euros de coûts invisibles (coûts liés aux décès prématurés et au nombre d’années de vie vécues avec une maladie).

Dernière adaptation le: 22/11/2016

Témoignages

En 2011, Johan a appris qu’il était atteint d’un cancer. Rapidement, il s’est dit : « Je dois apporter ma pierre à l’édifice. » Johan souhaitait récolter des fonds pour aider la recherche contre le cancer, parce que selon lui, les progrès scientifiques peuvent vraiment améliorer les choses. Une recherche rapide l’a mené jusqu’à la Fondation contre le Cancer, « l’organisation la plus engagée, et qui récolte le plus d’argent ». Johan est aujourd’hui volontaire pour la Fondation, mais aussi organisateur du Cyclo4Cancer et président du Relais pour la Vie de Kortrijk.Lire la suite