Newsletter oncodiététique : février 2018 | Fondation contre le Cancer

Newsletter oncodiététique : février 2018

Un nombre croissant d’études s’intéressent au lien entre l’activité physique et le cancer. À l’avenir, nous vous donnerons donc également des informations en la matière dans cette newsletter. L’alimentation et l’activité physique sont en effet étroitement liées. Nous nous penchons aussi sur l’effet des fibres alimentaires lors d’une radiothérapie du bassin, sur l’influence de la dénutrition en cas de neutropénie et sur bien d’autres sujets.

Actualité

Rôle de l’activité physique dans la prévention du cancer

« 30 minutes a day, keep the doctor away »

 

Bouger 30 minutes par jour contribue à éviter certains cancers, mais il importe également de ne pas rester assis trop longtemps…

La pratique quotidienne d’une activité physique modérée pendant 30 minutes contribue à réduire le risque de cancers du sein (après la ménopause), de l’endomètre et du côlon. Il semble que l’activité physique agisse à plusieurs niveaux : elle a par exemple une influence régulatrice sur le système hormonal et renforce le système immunitaire. Les substances potentiellement nocives transitent aussi plus rapidement dans l’intestin. Enfin, l’activité physique joue un rôle dans la prévention du surpoids, lequel constitue un facteur de risque pour plus de 10 types de cancers.

Outre le fait de bouger suffisamment, il importe également de ne pas rester assis longtemps, car cela peut favoriser le surpoids, l’hyperglycémie et l’hyperinsulinémie. Ces deux dernières constituent des facteurs métaboliques susceptibles de jouer un rôle dans l’apparition de divers cancers.

En savoir plus ? Découvrir des conseils pratiques ?

Radiothérapie du bassin

Ne plus limiter l’apport en fibres ?

 

Conseiller aux patients qui suivent une radiothérapie au niveau du bassin de limiter leur apport en fibres ne semble désormais plus indiqué. L’enrichissement en fibres semble même préférable.

Dans le cadre d’une étude contrôlée randomisée menée auprès de 166 patients, l’enrichissement en fibres (> 18 g/d) de l’alimentation grâce à l’ajout de polysaccharides non amylacés s’est traduit par une réduction de la toxicité gastro-intestinale de la radiothérapie au niveau du bassin. Un apport normal en fibres (groupe contrôle) et une limitation de l’apport en fibres (< 10 g/d) ont par contre entraîné une augmentation de la toxicité. Celle-ci a été observée aussi bien pendant la radiothérapie qu’un an après le traitement.

Un apport accru en fibres semble favoriser l’assimilation des calories, des protéines et des lipides. Aucune différence significative n’a été relevée entre les trois groupes au niveau de la fréquence et de la forme des selles, ni au niveau de la concentration d’acides gras à chaînes courtes. 

En savoir plus ?

Wedlake L. et al. Randomized controlled trial of dietary fiber for the prevention of radiation-induced gastrointestinal toxicity during pelvic radiotherapy. Am J Clin Nutr. 2017 Sep;106(3):849-857.

Neutropénie induite par la chimiothérapie

Un trouble plus fréquent en cas de dénutrition

 

De plus en plus d’études pointent la dénutrition comme un facteur prédictif de neutropénie induite par la chimiothérapie.

Une étude portugaise réalisée auprès de 45 patients montre un lien significatif entre l’état nutritionnel (mesuré selon le MUAC - Mid Upper Arm Circumference – ou périmètre brachial) et la neutropénie. Les patients présentant une neutropénie étaient plus souvent et plus gravement atteints de dénutrition avant le début de la chimiothérapie.

Les chercheurs recommandent dès lors de traiter rapidement la dénutrition afin de contrer ou de limiter son impact négatif et d’éviter une neutropénie induite par la chimiothérapie.

En savoir plus ?

Barata A. et al. Nutritional status and chemotherapy induced neutropenia. Clin. Nutr. Volume 36, Supplement 1, Page S83. September 2017.

Outils & références

Fondation contre le Cancer

Nouveau : les altérations du goût en cas de cancer  

La Fondation contre le Cancer a développé de nouveaux outils en rapport avec les altérations du goût en cas de cancer. 

Les altérations du goût sont fréquentes durant un cancer : plus de 80% des patients y sont confrontés. Elles peuvent être causées par la maladie elle-même et/ou par le(s) traitement(s). Les causes sont diverses, et les altérations le sont également. Chaque type d’altération demande donc une approche spécifique. 

Il est important de s’attaquer à ces altérations du goût afin de prévenir la dénutrition et une baisse de la qualité de vie.

 

Afin d’aider les patients confrontés à ce problème, la Fondation contre le Cancer a développé les outils suivants :

Jeûne, régimes restrictifs et cancer

Nouveau : rapport d’expertise français



Le Réseau National Alimentation Cancer Recherche (Nacre) français a publié un rapport d’expertise sur le jeûne, les régimes restrictifs et le cancer. Les preuves scientifiques ont été analysées aussi bien sous l’angle de la prévention du cancer que dans le cadre de la maladie.

En savoir plus

 

 

Agenda

Congrès Espen

Madrid, Espagne | 1 > 4 septembre 2018

Congrès Espen annuel.

Plus d’infos

11th International conference on cachexia, sarcopenia and muscle wasting

Maastricht| 7 > 9-12-2018

congrès du Society on Sarcopenia, Cachexia and Wasting Disorders (SCWD)

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Le saviez-vous ?

 

Dernière adaptation le: 2/11/2018

Témoignages

Boyne Jean
S'unir et si possible se réunir pour non seulement s'entraider, mais pour informer au mieux les nouveaux malades et leurs proches ...Lire la suite