Rayonnement électromagnétique

Rayonnement électromagnétique

Chaque jour, nous sommes en contact avec des champs électromagnétiques. Si une partie de ce rayonnement provient de sources naturelles (par ex. la lumière et la chaleur du soleil), la plupart des rayons et champs auxquels nous sommes exposés sont d’origine artificielle – ils sont générés par l’activité humaine (par ex. ondes télévisées ou radio, signaux GSM, 5 G, champs électromagnétiques autour des lignes à haute tension, réchauffage d’aliments au four à micro-ondes, signaux wifi).

A la Fondation contre le Cancer, nous recevons régulièrement des questions sur le rayonnement électromagnétique. Vous trouverez sur cette page des informations générales à ce sujet. Nous y examinons aussi si ce type de rayonnement peut provoquer des cancers. 

Généralités

Avant d’aller plus loin, nous allons d’abord expliquer ce qu’est le rayonnement électromagnétique. Ces notions ne sont pas très simples, mais il est important de les comprendre. La complexité même de ce sujet peut en effet être génératrice d’anxiété.    

Les champs électromagnétiques sont-ils cancérogènes ?   

Tous les types de rayonnement électromagnétique ont un effet (parfois extrêmement minime) sur l’organisme, ce qui ne signifie pas pour autant que toutes les ondes électromagnétiques peuvent provoquer le cancer.  

Plus d'infos à ce sujet 


Généralités

 

Qu’est-ce que le rayonnement électromagnétique ? 

Le rayonnement électromagnétique est un terme générique désignant des ondes électromagnétiques et des champs électromagnétiques très divers, utilisés de nombreuses façons différentes. En voici déjà quelques exemples ; vous en trouverez d’autres plus loin.

  • Ondes télévisées (pour relayer l’information)
  • Lumière des lampes (LED, lampes halogènes, ampoules électriques, etc.) et lumière du soleil   
  • Signaux GSM (pour la transmission de l’information)  
  • Lampes chauffantes (par ex. pour réchauffer la peau)

Les ondes électromagnétiques associent toujours deux champs :

  • Un champ électrique
  • Un champ magnétique

Les deux champs qui composent les ondes électromagnétiques sont représentés sur l’Illustration 1, le champ magnétique par la ligne verte et le champ électrique par la ligne rouge. Le champ électrique génère un champ magnétique qui génère à son tour un champ électrique, et ainsi de suite. Une onde magnétique se propage ainsi, à la vitesse de la lumière.


Illustration 1. Source : www.health.belgium.be

Il est tantôt question d’ondes électromagnétiques, tantôt de champs électromagnétiques. Tout dépend ici s’il faut dissocier champ magnétique et champ électrique (par exemple pour les lignes à haute tension) ou non (c’est le cas pour la quasi-totalité du rayonnement électromagnétique). 

 

La fréquence d'un champ éléctromagnétique

On entend souvent parler de fréquences lorsqu’il est question de rayonnement électromagnétique. La fréquence est une notion très importante, car c’est elle qui détermine le type de rayonnement électromagnétique. Les principaux types d’ondes électromagnétiques sont représentés sur l’Illustration 2, les basses fréquences à gauche du spectre et les hautes fréquences à droite.


Illustration 2. Source : National Cancer Institute

La fréquence d’un champ électromagnétique est fonction de sa longueur d’onde : plus celle-ci est courte, plus la fréquence est élevée, et plus l’onde peut transporter de l’énergie. L’Illustration 3 montre un rayonnement à ondes courtes (et donc à haute fréquence), en haut, et à plus grande longueur d’onde (et donc à plus basse fréquence) en bas.


Illustration 3

 

Transmission d'informations via les ondes éléctromagnétiques

Sur l’illustration 2, vous pouvez voir que beaucoup de champs et ondes électromagnétiques sont générés par l’activité humaine. De nombreuses ondes sont utilisées pour transmettre des informations. C’est le cas par exemple des ondes télévisées et radio, des signaux wifi ainsi que de la 2G, 3G, 4G et 5G.

La puissance d’une onde électromagnétique diminue toujours avec l’éloignement de la source, mais plus la fréquence de l’onde est élevée, plus le rayonnement sera facilement intercepté. 

Dans certains cas, cette propriété peut être un avantage. Prenons l’exemple de la couche d’ozone. Située à 30 km au-dessus de la surface terrestre, elle retient une grande partie des rayons UV nocifs, tout en laissant passer la lumière visible (dont la fréquence est moins élevée).   

Cette propriété présente toutefois des inconvénients lorsqu’il s’agit de transmettre des informations via les ondes électromagnétiques : l’air se compose en effet, entre autres, de toutes sortes de gaz et particules qui peuvent arrêter le rayonnement électromagnétique. En présence d’obstacles d’une certaine épaisseur (des murs ou des arbres par exemple), une plus grande partie des ondes électromagnétiques seront arrêtées. L’utilisation d’un signal tel que la 5G nécessite donc un grand nombre d’antennes. La fréquence d’émission de la 5G est en effet supérieure à celle de nombreuses autres ondes utilisées pour la transmission d’informations. La 5G est donc plus facilement arrêtée par des obstacles tels que les arbres ou les murs. Pour offrir aux utilisateurs une bonne portée, les fournisseurs doivent donc installer de nombreuses antennes-relais, pour que les ondes rencontrent moins d’obstacles. 

Les champs électromagnétiques sont-ils cancérogènes ?

Tous les types de rayonnement électromagnétique ont un effet (parfois extrêmement minime) sur l’organisme, ce qui ne signifie pas pour autant que toutes les ondes électromagnétiques sont cancérogènes. Pour évaluer les risques, il convient ici de distinguer trois types d’ondes, en fonction de leur fréquence : 

  • Les fréquences extrêmement basses peuvent induire un petit courant électrique dans l’organisme. Dans l’Illustration 2, les fréquences extrêmement basses (FEB) sont représentées à l’extrême gauche. Ces fréquences extrêmement basses se retrouvent sous les lignes à haute tension.

  • Les fréquences très élevées (les rayons X par exemple), également appelées rayonnement ionisant. Dans l’Illustration 2, les rayons ionisants sont représentés tout à droite. Il s’agit notamment :

    • des rayons X (par ex. pour une radiographie) mais aussi dans le cadre d’une radiothérapie    

    • des rayons gamma (par ex. pour la radiothérapie utilisant le radon) 

    • du rayonnement UV-C

Les rayons ionisants peuvent briser directement les liaisons entre les molécules (la plus petite partie de la matière) et donc endommager l’ADN et entraîner des mutations pouvant provoquer le cancer. 

 

  • Le rayonnement non-ionisant (qui fait l’objet de la plupart des questions) englobe toutes les ondes de fréquence intermédiaire. Dans l’Illustration 2, les rayonnements ionisants occupent surtout le milieu et la partie gauche. Exemples :    

    • La lumière visible. Celle-ci peut être émise par le soleil, mais aussi par une ampoule électrique, une lampe LED, des tubes fluorescents, ou toute autre lampe.  

    • Le rayonnement infrarouge (parfois appelé « lumière infrarouge »). Vous le connaissez peut-être : c’est celui émis par une lampe chauffante ou un grill électrique incandescent. 

    • Les ondes du micro-ondes. Ces ondes communiquent leur énergie aux petites particules d’eau présentes dans les aliments ; c’est ainsi qu’ils sont réchauffés.    

    • Les signaux wifi et GSM

    • Les ondes télévisées et radio 

Le rayonnement non-ionisant n’a pas assez d’énergie pour briser instantanément des liaisons moléculaires. C’est là une propriété importante car cela signifie, théoriquement et selon les connaissances actuelles, que les rayons non-ionisants ne peuvent pas provoquer un cancer.  

Les rayons non-ionisants peuvent cependant augmenter la température corporelle (cette élévation de la température étant minime, on ne s’en aperçoit généralement pas). Un léger réchauffement du corps ne pose aucun problème, puisque l’excès de chaleur peut être évacué (par ex. par la transpiration). Les liaisons moléculaires (par exemple au niveau de l’ADN) ne sont donc pas endommagées par ce léger réchauffement de l’organisme. Il importe toutefois de garder à l’œil les études sur le rayonnement non-ionisant, et ce pour les raisons suivantes :    

  • Le rayonnement non-ionisant est omniprésent dans l’environnement

  • Il n’est pas exclu que l’exposition à ces rayons augmente quand même le risque de cancer, via un mécanisme inconnu à ce jour.

Il est donc important de tenir compte des études sur ces ondes électromagnétiques non-ionisantes, dont les résultats sont présentés ci-dessous. 

Qu'n est-il des rayons UV?

Aucun doute en revanche quant aux effets des rayons UV : leur cancérogénicité a été démontrée. Compte tenu de leur fréquence, les rayons UV se situent juste à la limite entre les rayons ionisants et les rayons non-ionisants. Comme ils ne peuvent atteindre que la peau et la rétine, ils ne peuvent toutefois provoquer que des cancers de la peau et de la rétine. Vous trouverez dans une autre section de notre site des informations supplémentaires sur le rayonnement UV.  

Études sur le lien entre rayonnement électromagnétique non-ionisant et cancer 

Les personnes recherchent surtout des informations sur un type spécifique d’ondes électromagnétiques. Nous avons donc résumé ci-dessous les conclusions de la recherche par type de rayonnement électromagnétique.  

Soulignons d’ores et déjà qu’aucun mécanisme indiquant que les rayonnements non-ionisants puissent provoquer des cancers n’a encore été mis en évidence mais que cette absence d’effet cancérogène n’a toutefois pas été démontré par la recherche.  

Les études de qualité sur les rayonnements non-ionisants sont en effet trop peu nombreuses. Cela s’explique entre autres par le fait qu’elles doivent couvrir des périodes plus longues et porter sur des échantillons importants, d’où leur coût très élevé. La Fondation contre le Cancer espère toutefois que des études supplémentaires seront lancées afin de lever les doutes.  Les effets de l’exposition à une substance/source/facteur potentiellement cancérogène ne se manifestent le plus souvent qu’après plusieurs décennies, c’est-à-dire après 20 ou 30 ans. Il faut donc clairement investir davantage dans ces études scientifiques sur les effets nocifs possibles des rayonnements non-ionisants sur la santé humaine. D’ici là, nous devons nous concentrer sur la lutte contre les facteurs connus de cancer, tels que le tabac, l’alcool et les bancs solaires. 

Utilisation du GSM (3G, 4G, 5G)

Lorsqu’on passe un appel avec un GSM, celui-ci envoie un signal vers une antenne-relais qui le relaiera à un autre GSM.  Ce signal est lui aussi une onde électromagnétique. Le signal utilisé pour l’internet mobile, via la 3G, la 4G et la future 5G, est aussi une onde électromagnétique. Un réseau 5G utilise une fréquence plus élevée que la 3G et la 4G. La 5G permettra de transférer plus rapidement les données que la 4G, raccourcira le temps de latence et améliorera la fiabilité des connexions.  L’utilisateur devrait ainsi bénéficier d’un transfert plus rapide des données. Les signaux 5G sont aussi plus facilement absorbés par des obstacles, tels qu’un immeuble. Ce futur réseau nécessite donc davantage d’antennes-relais dans les zones bâties que la 3G ou la 4G.

Le rayonnement auquel est exposée une personne vivant à proximité d’une antenne-relais est nettement inférieur au rayonnement reçu pendant un appel téléphonique. Les études visent donc surtout à déterminer si l’utilisation du GSM peut provoquer un cancer. Pour l’instant, aucune étude scientifiquement fondée n’indique à ce stade que les signaux GSM sont cancérogènes, pour autant que les normes soient respectées. C’est sur cette base que l’IARC (Centre international de recherche sur le cancer) a classé ce type de rayonnement comme étant « peut-être cancérogène » (catégorie 2B : cancérogène possible). Autrement dit, les experts partent du principe que l’exposition à ces rayons n’est pas cancérogène, mais estiment que des études supplémentaires doivent être réalisées pour le confirmer. 

Des études à grande échelle sur les effets de l’utilisation du GSM pour téléphoner ont été réalisées, entre autres Interphone et COSMOS. Interphone concentre ses travaux sur les patients atteints d’un gliome (sorte de tumeur au cerveau), d’un méningiome (tumeur méningée), d’un neurinome acoustique (tumeur bénigne du nerf acoustique) ou encore d’une tumeur des glandes salivaires. Un groupe « cancer » et un groupe témoin ont été interrogés sur leurs habitudes d’utilisation du GSM. L’étude « Interphone » ne portait toutefois que sur un nombre relativement faible de personnes qui téléphonaient déjà depuis dix ans ou plus avec leur téléphone portable. L’étude ne fournit donc que peu de données sur l’effet à long terme, étant donné qu’un cancer se développe habituellement sur une période bien plus longue. Même si les résultats sur les risques possibles de l’utilisation du GSM sont intéressants, ceux-ci doivent être confirmés par des études supplémentaires portant sur des périodes plus longues et des groupes de population plus nombreux. 

D’autres études sont donc souhaitables, d’autant que la durée des appels passés avec un GSM augmente et que de nouvelles habitudes d’appel s’installent, surtout chez les jeunes. Dans cette optique, l’Union européenne finance actuellement un nouveau projet visant à étudier les risques de développement de tumeurs cérébrales liés à l’utilisation du GSM pendant l’enfance et l’adolescence. 

Malgré les nombreuses publications scientifiques parues autour de ce thème, il est impossible à ce stade d’affirmer ou d’exclure que l’utilisation du GSM peut provoquer le cancer. Le Conseil supérieur de la Santé recommande donc ici l’utilisation du principe de précaution.   

Principe de précaution

Comme nous l’avons expliqué, rien ne prouve scientifiquement que l’exposition aux rayons électromagnétiques non-ionisants peut provoquer un cancer. D’autre part, l’on voit clairement que les ondes GSM et wifi, ainsi que les rayons FEB n’ont pas encore fait l’objet d’un nombre suffisant d’études de qualité. Le principe de précaution a donc été établi, et est utilisé dans ces situations particulières où un doute subsiste. En vertu de ce principe, des mesures (de précaution) doivent être prises, bien qu’aucun effet nocif n’ait encore été mis en avant. Le principe de précaution doit être distingué de la prévention. Les mesures de prévention sont prises lorsque le risque est scientifiquement confirmé, alors que les mesures de précaution sont prises en cas d’incertitude scientifique. En d’autres termes, en l’absence de preuves mais aussi d’études suffisantes, vous pouvez prendre une série de mesures et de précautions toute simples pour limiter votre propre exposition au rayonnement non-ionisant.  

Principes de précaution pour l’utilisation du GSM

  • Eloignez au maximum votre GSM des parties sensibles de votre corps, comme les organes sexuels ou le ventre (pour les femmes enceintes). L’utilisation d’oreillettes peut limiter l’exposition de votre tête aux rayons.  L’utilisation d’oreillettes Bluetooth vous permet encore d’éloigner davantage votre GSM de votre corps quand vous téléphonez.  
  • Evitez les longues conversations, en particulier dans les zones où la réception est mauvaise. Dans ces zones, votre GSM augmente en effet automatiquement sa puissance d’émission pour optimiser la qualité de la connexion.  
  • N’utilisez pas votre GSM en voiture ou dans le train. En voiture ou dans le train, votre GSM doit en effet passer à sa puissance d’émission maximale vu qu’une partie des signaux est arrêtée par la structure métallique.   
  • Utilisez votre GSM avec bon sens : évitez les appels inutiles et soyez bref. 
  • Les enfants ne devraient utiliser un GSM que pour les appels vraiment indispensables. 

Wifi

Le signal qui relie un routeur à un ordinateur par exemple, est aussi une onde électromagnétique. La bande passante wifi est une bande passante libre (tout le monde peut l’utiliser, sans autorisation). Toutefois, la puissance d’émission utilisable est limitée. Cette puissance extrêmement faible réduit aussi considérablement l’exposition aux rayons.  

Une étude intégrée (« review ») sur le wifi n’a mis en avant aucun élément prouvant que le wifi augmente le risque de cancer.1 Conformément au principe de précaution (voir plus haut), il est toutefois conseillé de ne pas installer le routeur dans la chambre à coucher ou à côté de votre bureau, afin d’éviter une exposition prolongée inutile à proximité de la source d’émission. 

1Foster KR, Moulder JE. Wi-Fi and health: review of current status of research. Health Physics 2013; 105(6):561-75.

FEB (lignes à haute tension)

Certains appareils électriques ont pour fonction d’émettre des ondes électromagnétiques (par ex. un GSM, une lampe chauffante, une lampe de lecture) D’autres appareils électriques ont une autre fonction (par ex. un réveil électrique, un moteur électrique, les enceintes de votre installation de musique). Qu’importe l’appareil ou sa fonction : toute installation électrique qui utilise ou transporte du courant (lignes à haute tension) crée autour d’elle un champ magnétique appelé rayonnement FEB (rayonnement à fréquences extrêmement basses). 

Aux Pays-Bas et en Belgique, la fréquence haute et basse tension est de 50 hertz. La fréquence du champ magnétique FEB est donc aussi de 50 hertz (voir illustration 2).

L’IARC (Centre international de recherche sur le cancer) a classé ce type de rayonnement dans la catégorie « 2B, ‘peut-être cancérogène’ », ce qui signifie que les experts partent du principe que ce rayonnement ne peut pas provoquer de cancer, mais que des études supplémentaires sont toutefois nécessaires pour le confirmer. Le Conseil supérieur de la Santé (CCS) a étudié les effets de ce type d’ondes électromagnétiques et est parvenu à la conclusion selon laquelle il y a lieu d’éviter, jusqu’à l’âge de 15 ans, toute exposition prolongée aux ondes électromagnétiques d’une fréquence de 50 Hz d’une valeur supérieure à 0,4 μT (microtesla)1. Qu’importe ici la source d’émission d’ondes électromagnétiques, seules comptent l’intensité et la durée de l’exposition. Une exposition prolongée à des ondes électromagnétiques d’une valeur supérieure à 0,4 μT (qu’importe leur source) est en effet associée à une augmentation des cas de leucémie de l’enfant (de l’ordre du doublement). Le CSS a estimé ce risque à environ un cas supplémentaire de leucémie infantile tous les deux ans pour toute la Belgique.   

Ici aussi, les études n’ont pas démontré à ce stade que les ondes électromagnétiques provoquent la leucémie infantile. Quand bien même ce serait le cas, le mécanisme n’a pas encore été identifié. Il se pourrait que les familles exposées soient également davantage exposées que la moyenne à des facteurs susceptibles d’être à l’origine de la leucémie infantile. Il n’y a donc pas encore de réponse claire à la question de savoir si l’exposition à un rayonnement FEB est cancérogène. Le Conseil supérieur de la Santé recommande donc ici aussi de suivre le principe de précaution (voir plus haut pour des explications sur le principe de précaution). 

Principes de précaution pour le rayonnement FEB

Il y a lieu d’appliquer le principe de précaution pour le rayonnement FEB dans les endroits où l’on serait exposé de façon prolongée à des ondes FEB d’une valeur supérieure à 0,4 μT (microtesla). Exemples d’intensité de rayonnement FEB extraits du rapport du CCS : 

  • Au sol, juste en-dessous d’une ligne à haute tension :  2-10 μT
  • Au sol, à 50 m d’une ligne à haute tension : 0,1-1 μT
  • A 30 cm d’un lave-linge : 1 μT
  • A 1 mètre d’un lave-linge : 0,2 μT

Ces exemples montrent que les appareils électroménagers peuvent en effet être une source de rayonnement électromagnétique élevé, mais que la puissance du rayonnement diminue considérablement dès le moment où l’on s’en éloigne, même d’un mètre seulement. En outre, la plupart des gens ne passent pas des journées entières à proximité d’appareils électroménagers allumés, et nous ne sommes donc pas exposés de manière prolongée.  Il n’en va pas de même dans la chambre à coucher. La valeur fixée à 0,4 μT ne doit en aucun cas être considérée comme une valeur-seuil au-dessus de laquelle il y aurait un risque et en-dessous de laquelle il n’y en aurait pas.    

Le principe de précaution est donc le suivant :

  • Mieux vaut éviter de faire construire à proximité de lignes à haute tension. Elia, le gestionnaire du réseau belge des lignes à haute tension, réalise gratuitement, sur demande, des mesures du champ électromagnétique dans les habitations. 
  • Il y a lieu d’être particulièrement attentif dans la chambre à coucher et sur le lieu de travail, car nous y passons beaucoup de temps. A ces endroits, essayez de voir si vous ne pouvez pas déplacer un peu plus loin les appareils électriques. Les appareils de faible puissance créent un champ magnétique moins puissant (de 50 Hz) et ne sont donc pas concernés par cette mesure de précaution.  Dans la plupart des cas, déplacer un appareil d’un mètre suffit déjà.   

1Rapport du CSS

Micro-ondes

Un four à micro-ondes produit lui aussi un rayonnement électromagnétique, dont la fréquence est légèrement inférieure à celle des rayons infrarouges d’une lampe chauffante (voir Illustration 2). Les ondes transmettent leur énergie aux molécules d’eau présentes dans les aliments ; c’est comme cela qu’ils sont réchauffés ou cuisent.  

Le rayonnement électromagnétique des fours à micro-ondes n’est pas cancérogène, et il ne « contamine » pas la nourriture (il ne fait que la réchauffer). Aucun principe de précaution n’est donc nécessaire.

Signaux télévisés et radio

Lorsque vous écoutez la radio ou regardez la télévision, vous pouvez entendre des sons et voir des images qui ont été « captés » ailleurs. Lorsque le signal est transmis via les airs, il génère un champ électromagnétique (mais aujourd’hui, le signal de télévision passe le plus souvent par le câble).

Il n’y a pas la moindre raison de supposer que les signaux de télévision ou de radio puissent être cancérogènes. Aucun principe de précaution n’est donc de mise sur les utilisateurs. En revanche, le personnel chargé de l’entretien des antennes-relais prendra des mesures supplémentaires conformément au principe de précaution, en raison d’un travail prolongé tout près de la source d’émission des signaux, dont la puissance est donc nettement plus élevée. 

Dernière adaptation le: 8/09/2021

Témoignages

En 2011, Johan a appris qu’il était atteint d’un cancer. Rapidement, il s’est dit : « Je dois apporter ma pierre à l’édifice. » Johan souhaitait récolter des fonds pour aider la recherche contre le cancer, parce que selon lui, les progrès scientifiques peuvent vraiment améliorer les choses. Une recherche rapide l’a mené jusqu’à la Fondation contre le Cancer, « l’organisation la plus engagée, et qui récolte le plus d’argent ». Johan est aujourd’hui volontaire pour la Fondation, mais aussi organisateur du Cyclo4Cancer et président du Relais pour la Vie de Kortrijk.Lire la suite