Que penser des médecines «parallèles»? | Fondation contre le Cancer

Que penser des médecines «parallèles»?

Les «médecines parallèles»

Homéopathie, phytothérapie, huiles essentielles, acupuncture, médecine chinoise, régimes spéciaux, techniques psychologiques, massages… Si certaines de ces médecines parallèles peuvent soulager les effets secondaires des traitements anti-cancer, aucune n'a encore jamais fait la preuve de son efficacité dans le traitement même du cancer. D'ailleurs, tous les spécialistes sérieux de ces disciplines le reconnaissent: ces méthodes ne guérissent PAS le cancer.

Qu'est-ce qu'un traitement anti-cancer reconnu?

La différence fondamentale entre un traitement anti-cancer reconnu et un traitement alternatif est que le premier a fait l'objet de plusieurs études et d'essais cliniques dont les résultats ont été publiés dans plusieurs revues médicales sérieuses. Elles sont utilisées, avec un certain succès, dans de nombreux pays. Les chiffres le prouvent. Bref, un traitement anti-cancer valide est reconnu et recommandé par le monde médical et scientifique.

Méfie-toi si…

  • On te promet une guérison «miracle», rapide, définitive et sans effets secondaires.
  • On te demande d'arrêter le(s) traitement(s) prescrit(s) par ton médecin.
  • On te demande de ne rien en dire à ton médecin.
  • Le traitement proposé coûte (très) cher.
  • Le traitement proposé n'est disponible que sur internet.
  • Le traitement proposé n'a fait l'objet d'aucun article dans aucune revue médicale sérieuse.
  • La personne qui te le propose n'est pas docteur en médecine.

Du bon usage des médecines parallèles

Cela étant, certaines médecines douces, comme l'homéopathie et la sophrologie, peuvent soulager efficacement certains effets secondaires liés aux traitements ou au cancer lui-même. Elles ne sont donc pas interdites, à deux conditions:

  1. Parles-en toujours à ton médecin avant d'essayer une médecine douce. En effet, certaines méthodes peuvent gêner le traitement classique, voire être dangereuses pour ta santé. 
  2. N'interromps JAMAIS tes traitements anti-cancer au profit d'un traitement de médecine douce.
     
    ©Vivio

Témoignages

Début 2012, on retire à Gustave un polype à la vessie. Une opération de routine, rien d’alarmant à priori. Jusqu’au 4 avril. Juste avant le repas pour célébrer son 40ème anniversaire de mariage, Gustave doit passer voir son urologue pour connaître les résultats… qui s’avèrent plus inquiétants que prévu : on a trouvé des cellules cancéreuses dans la paroi de sa vessie. Commence alors un lourd traitement par chimiothérapie, suivi d’une longue revalidation.Lire la suite