Que penser des médecines «parallèles»?

Les «médecines parallèles»

Homéopathie, phytothérapie, huiles essentielles, acupuncture, médecine chinoise, régimes spéciaux, techniques psychologiques, massages… Si certaines de ces médecines parallèles peuvent soulager les effets secondaires des traitements anti-cancer, aucune n'a encore jamais fait la preuve de son efficacité dans le traitement même du cancer. D'ailleurs, tous les spécialistes sérieux de ces disciplines le reconnaissent: ces méthodes ne guérissent PAS le cancer.

Qu'est-ce qu'un traitement anti-cancer reconnu?

La différence fondamentale entre un traitement anti-cancer reconnu et un traitement alternatif est que le premier a fait l'objet de plusieurs études et d'essais cliniques dont les résultats ont été publiés dans plusieurs revues médicales sérieuses. Elles sont utilisées, avec un certain succès, dans de nombreux pays. Les chiffres le prouvent. Bref, un traitement anti-cancer valide est reconnu et recommandé par le monde médical et scientifique.

Méfie-toi si…

  • On te promet une guérison «miracle», rapide, définitive et sans effets secondaires.
  • On te demande d'arrêter le(s) traitement(s) prescrit(s) par ton médecin.
  • On te demande de ne rien en dire à ton médecin.
  • Le traitement proposé coûte (très) cher.
  • Le traitement proposé n'est disponible que sur internet.
  • Le traitement proposé n'a fait l'objet d'aucun article dans aucune revue médicale sérieuse.
  • La personne qui te le propose n'est pas docteur en médecine.

Du bon usage des médecines parallèles

Cela étant, certaines médecines douces, comme l'homéopathie et la sophrologie, peuvent soulager efficacement certains effets secondaires liés aux traitements ou au cancer lui-même. Elles ne sont donc pas interdites, à deux conditions:

  1. Parles-en toujours à ton médecin avant d'essayer une médecine douce. En effet, certaines méthodes peuvent gêner le traitement classique, voire être dangereuses pour ta santé. 
  2. N'interromps JAMAIS tes traitements anti-cancer au profit d'un traitement de médecine douce.
     
    ©Vivio

Témoignages

Delphine et An-Sofie ont à peine 24 et 27 ans. Elles n’ont donc pas le profil type de « patientes cancéreuses ». Et pourtant, elles ont toutes deux dû affronter un mélanome, le plus dangereux des cancers de la peau. Mais elles l’affirment elles-mêmes : si elles avaient su, à l’époque, tout ce qu’elles savent aujourd’hui sur les UV, les choses n’auraient pas été si loin. A présent, ces jeunes filles débordantes de vie sont en rémission et veulent porter un message qui pourra peut-être un jour vous sauver la vie : « protégez-vous du soleil ! » Lire la suite