Anti-angiogenèse | Fondation contre le Cancer

Anti-angiogenèse

De quoi s'agit-il ?

L'angiogenèse, c'est la formation de nouveaux vaisseaux sanguins à partir de vaisseaux existants. C’est un processus physiologique normal, mais qui est "détourné" à son profit par le cancer pour permettre la croissance des tumeurs malignes et le développement des métastases. 

Fonctionnement de l'angiogenèse

On sait que, pour proliférer, les cellules cancéreuses ont besoin de substances nutritives et d'oxygène. Au-delà d'un mm³ de volume, une tumeur non vascularisée est menacée d'asphyxie. 

La tumeur va donc déclencher la prolifération de nouveaux vaisseaux sanguins (l'angiogenèse). Pour cela, elle émet des facteurs de croissance qui diffusent jusqu'au vaisseau sanguin le plus proche. Ces facteurs de croissance se fixent sur les cellules de la paroi vasculaire et les font se multiplier, jusqu'à former de nouveaux vaisseaux pour irriguer la tumeur. Celle-ci peut alors continuer son développement. Elle commence à infiltrer les tissus sains adjacents. Des cellules cancéreuses pourront aussi se détacher de la tumeur primitive, migrer à distance et s'installer dans d'autres organes (métastases) grâce à la circulation sanguine.

Quel est l'objectif d'un traitement anti-angiogénèse?

  • Combattre la croissance tumorale en empêchant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.
  • Améliorer l'efficacité de la chimiothérapie en "normalisant" les vaissaux sanguins déjà existants dans la tumeur. 

Des médicaments anti-angiogenèse sont notamment utilisés en association avec la chimiothérapie dans le traitement des cancers du gros intestin avec métastases dans le foie.

Effets secondaires

Ce traitement peut s'accompagner d'effets secondaires, tels que :

  • perforation gastro-intestinale
  • problèmes de cicatrisation
  • saignements
  • hypertension 
  • réaction cutanée

De nombreux essais cliniques se poursuivent en matière d'anti-angiogenèse.

Témoignages

Delphine et An-Sofie ont à peine 24 et 27 ans. Elles n’ont donc pas le profil type de « patientes cancéreuses ». Et pourtant, elles ont toutes deux dû affronter un mélanome, le plus dangereux des cancers de la peau. Mais elles l’affirment elles-mêmes : si elles avaient su, à l’époque, tout ce qu’elles savent aujourd’hui sur les UV, les choses n’auraient pas été si loin. A présent, ces jeunes filles débordantes de vie sont en rémission et veulent porter un message qui pourra peut-être un jour vous sauver la vie : « protégez-vous du soleil ! » Lire la suite