Cancer colorectal (du gros intestin) - Examens

Dépistage du cancer colorectal

En Fédération Wallonie-Bruxelles, un Programme organisé de dépistage du cancer colorectal est opérationnel depuis mars 2009 pour la population âgée entre 50 et 74 ans. Aujourd'hui, c'est une compétence régionale.

 

Vrai ou faux ?   

Le cancer colorectal touche autant les femmes que les hommes

VRAI - Le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents en Belgique

VRAI - Avec près de 8.000 nouveaux cas en Belgique chaque année, le cancer colorectal est l’un des plus fréquents.

Le cancer colorectal peut progresser longtemps sans symptômes

VRAI - Le cancer colorectal peut passer longtemps inaperçu. Il faut donc le traquer avant qu’il ne commence à se manifester !

Un dépistage précoce peut vous sauver la vie ! Saviez-vous qu’il y a 90 % de guérison en cas de détection précoce ?  N’attendez plus, faites-vous dépister gratuitement avant l’apparition des symptômes.

 

 

Dépistage précoce du cancer du gros intestin ou cancer colorectal

Les campagnes de dépistage précoce et systématique du cancer colorectal s’adressent aux hommes et aux femmes à partir de 50 ans. Les différentes régions de notre pays organisent donc ce dépistage, auquel vous pouvez vous soumettre tous les deux ans si vous faites partie de ce groupe cible.

Ce dépistage du cancer colorectal au sein de la population (qui diffère selon la région) cible les hommes et les femmes ne présentant ni symptôme(s) évocateur(s) de ce cancer, ni risque significativement accru de le développer. Tous les deux ans, ce dépistage peut être réalisé à domicile à l’aide d’un test basé sur la recherche de sang occulte dans un prélèvement de selles. Il s’agit de l’iFOBT (test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles).

Si vous avez déjà souffert d’un cancer colorectal ou en cas d’antécédents familiaux de cancer colorectal, il se peut que vous deviez vous soumettre à un dépistage avant l’âge de 50 ans ou à un autre examen.

Si vous habitez en Wallonie

 

En Wallonie, le kit de dépistage peut s'obtenir très facilement via la plateforme  www.depistageintestin.be  en y précisant le n° national de la personne et sans devoir passer via le médecin généraliste. Le kit de dépistage est envoyé directement au domicile de cette personne qui recevra son kit endéans les 15 jours.

Une fois réalisé, le test est à renvoyer exclusivement au moyen de l’enveloppe grise préadressée et préaffranchie fournie dans le kit de dépistage.

Pour obtenir le résultat de l’analyse, vous pourrez téléphoner à votre médecin environ une semaine après le renvoi du test.

 

Retrouvez plus d'informations sur le site du Centre Communautaire de Référence pour le dépistage du cancer, qui organise ce dépistage.

Si vous habitez à Bruxelles

Tous les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale âgés de 50 à 74 ans sont invités à se rendre tous les deux ans dans leur pharmacie pour demander le kit de dépistage. Il n’est donc plus nécessaire d’attendre une lettre d’invitation ou une prescription médicale pour retirer votre kit à la pharmacie. Les pharmaciens peuvent désormais directement vérifier en ligne si vous êtes éligible au Colotest. Vous pourrez ensuite réaliser votre test très facilement chez vous. 

Retrouvez plus d'informations sur le site de BruPrev, chargé d'organiser cette campagne de dépistage.

Si vous habitez en Flandre

Vous êtes automatiquement invité tous les deux ans, à participer au "dépistage du cancer du côlon" à partir de l'âge de 50 ans et jusqu'à 74 ans. Vous recevez par courrier une invitation contenant un kit de dépistage.

Ce kit contient le test iFOB, qui détecte le sang caché dans les selles (qui ne peut être vu à l'œil nu). Ce sang peut indiquer la présence de polypes ou de cancer du côlon.

Le kit de dépistage est livré avec une enveloppe de retour que vous pouvez utiliser pour envoyer l'échantillon au laboratoire. Vous recevrez les résultats automatiquement par courrier au bout d'une à deux semaines environ. Votre médecin recevra également les résultats.

Vous pouvez trouver plus d'informations sur le site officiel du dépistage du cancer colorectal en Flandre : https://dikkedarmkanker.bevolkingsonderzoek.be/fr

 

 

Autres examens de dépistage

D'autres examens peuvent être effectués si l'on suspecte la présence d'un cancer colorectal.

Toucher rectal

Un doigt est introduit dans le rectum pour palper sa paroi. Cet examen permet de repérer par le médecin une tumeur située près de l’anus.

Endoscopie

Pour les personnes avec un risque familial ou héréditaire, l'endoscopie représente un meilleur dépistage que le test hémocult.

Un endoscope est un mince tuyau souple contenant un système optique et un système d’éclairage. Cet examen  permet d’observer les parois des cavités du corps ou des organes creux. Si une endoscopie est nécessaire, l’intestin est tout d’abord vidé de son contenu (prise d’un laxatif et suivi d'un régime sans fibres). L’endoscope est ensuite introduit par l’anus.

  • Si l’appareil est remonté jusqu’au sigmoïde, l’examen s’appelle une rectosigmoïdoscopie
  • Si l’entièreté du gros intestin est examinée, on parle de coloscopie ou colonoscopie.
  •  Le terme général pour le coloscope est endoscope.
  • L'endoscope permet de retirer un petit morceau de tissu suspect (par exemple, un polype). L'échantillon ainsi prélevé (biopsie) est examiné au microscope pour en déterminer la nature exacte. L'examen microscopique permet de savoir avec certitude si la tumeur est maligne ou non.

Grâce à l’endoscope, on peut prélever un petit morceau de tissu suspect (polype, par exemple). L’échantillon ainsi récolté (biopsie) est examiné au microscope pour déterminer sa nature exacte. L’examen microscopique donnera une certitude quant à la présence d'un cancer colorectal à cet endroit.

Endoscopie

Radiographie ou colo(no)scopie virtuelle (scanner)

L’examen du gros intestin peut également se faire par radiographie classique ou scanner (colo(no)scopie virtuelle). Ces deux techniques supposent la prise préalable de laxatifs, pour vider complètement le gros intestin. Cette précaution est indispensable pour bien visualiser la paroi intestinale et repérer d’éventuelles anomalies.

Lors de l’examen, de l’air est insufflé dans le gros intestin par une sonde rectale, afin de visualiser le mieux possible la totalité de la paroi intestinale. Lors d’une radiographie classique, un produit de contraste est également injecté au moyen de la sonde rectale.

 

Examens de diagnostic

Si le diagnostic de cancer colorectal est posé, le médecin demande d’autres examens afin de préciser le degré de développement local de la tumeur.

Classification tumeurs cancer du côlon

Certains examens donnent une idée de l’envahissement tumoral à l’intérieur de la paroi intestinale (très important pour définir le stade de la maladie) et permettent de repérer des anomalies (éventuelles métastases) dans les ganglions lymphatiques qui entourent le gros intestin :

  • une échographie transrectale (une sonde à ultrasons étant introduite par l’anus) en cas de cancer du rectum
  • un CT-scan ou une résonance magnétique nucléaire (RMN ou IRM) 

Un bilan d’extension est ensuite effectué, à la recherche d’éventuelles métastases à distance du cancer colorectal. Ce bilan comporte un examen du foie (échographie, scanner ou résonance magnétique nucléaire) car lorsqu’un cancer colorectal se généralise, il envahit souvent le foie.

Une radiographie des poumons est également réalisée, surtout dans les cas de cancer du rectum, à la recherche d’éventuelles métastases pulmonaires.

Si un ou plusieurs de ces examens de précision du diagnostic du cancer colorectal vous sont prescrits, n’hésitez pas à demander des explications sur le pourquoi et le comment. En fonction des résultats du bilan ainsi réalisé, des traitements appropriés pourront être proposés.

Lisez-en plus sur le déroulement des différents examens

Dernière adaptation le: 31/03/2022

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