La Belgique, avec 11 autres pays européens, contribue à une grande étude sur le cancer du sein métastatique.

Cancer du sein : contrer les métastases

België draagt samen met 11 andere Europese landen bij aan een grootschalig onderzoek naar metastatische borstkanker.Lundi, 13 Mai 2019

La Belgique, avec 11 autres pays européens, contribue à une grande étude sur le cancer du sein métastatique. L’objectif est de mieux comprendre le « parcours » emprunté par les cellules cancéreuses qui quittent la tumeur initiale pour aller former des métastases dans d’autres organes. Le but est de pouvoir anticiper les « routes » qu’elles emprunteront afin de les bloquer. Le vocabulaire routier n’est pas anodin, puisque l’étude AURORA est aussi appelée « GPS du cancer du sein métastatique »…

Les métastases se forment dans un cancer du sein sur trois, et 90% des décès par cancer du sein leur sont imputables. C’est pourquoi une étude de grande ampleur comme AURORA est capitale : depuis 2014, 60 hôpitaux recrutent des patients (hommes et femmes) atteints d’un cancer du sein métastasé destinés à être suivis durant 10 ans. L’objectif est d’en rassembler 1000. Les premiers résultats sur les 381 premiers patients inclus viennent d’être présentés lors d’un grand congrès international (ESMO Breast Cancer, Berlin), par le Dr Philippe Aftimos, co-investigateur principal de cette étude au sein de l’Institut Jules Bordet.

Les chercheurs ont déjà pu mettre en évidence des anomalies moléculaires présentes en surnombre dans les métastases. Ces anomalies sont impliquées dans la propagation du cancer et dans la résistance aux traitements standards. En outre, ils ont découvert, dans une partie des échantillons de sang des patients, des fragments d’ADN de la tumeur comportant des mutations génétiques qui n’étaient pas présentes dans la tumeur initiale traitée… Il s’agit dès lors de comprendre comment s’acquièrent ces mutations et leur « utilité » pour la cellule cancéreuse. Cette approche vise aussi à comprendre pourquoi certaines patientes répondent extrêmement bien à leur traitement, alors que d’autres n’y répondent pas.

Dresser un profil exact des cellules cancéreuses pourrait permettre de personnaliser encore davantage les traitements afin de freiner l’évolution des métastases, voire de les éradiquer.

Pour plus d’informations : www.BIGagainstbreastcancer.org