L’OMS tranche : le café n’est pas cancérigène

koffieVendredi, 1 Juillet 2016

Le café n’est désormais plus classé dans la liste des cancérigènes probables établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il aurait même un effet protecteur face à certains cancers. Tant que vous ne le buvez pas trop chaud…

Source: http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2016/pdfs/pr244_E.pdf 

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Les études scientifiques innocentent le café

Il y a 25 ans, l’OMS considérait le café comme un facteur de risque probable de cancer de la vessie. Mais au fil du temps, plus de 1 000 études sont venues contredire cet avis. Il en va de même pour le pancréas, le sein ou la prostate : le café n’augmente pas le risque de cancer de ces organes.

Désormais, le café est même suspecté de faire baisser le risque de certains cancers, comme celui du foie ou de l’endomètre. Selon l’American Institute for Cancer Research, cet effet bénéfique serait dû à la grande variété de substances bioactives contenues dans le café. A noter le fait que le café décaféiné semble avoir le même effet protecteur.

Meilleur pronostic également en cas de cancer du côlon

L’année dernière, une étude menée par le Dana Farcer Cancer Institute (Etats-Unis) auprès de 1 000 patients a montré que la consommation de café durant et après un cancer aurait également des effets bénéfiques. On observerait, par exemple, moins de rechute de cancer du côlon en cas de consommation de café avec caféine. Le risque de mortalité par cancer et autres maladies serait aussi plus faible. Les meilleurs résultats ont été observés chez des (ex)patients qui buvaient 4 tasses de café ou plus (équivallant à au moins 460 mg de caféine) par jour. Dans cette étude, c’est bien la caféine, et non les autres substances contenues dans le café, qui est à l’origine de l’effet bénéfique.

Mais les boissons trop chaudes augmentent bien le risque de cancer de l’oesophage 

Les causes principales du cancer de l’œsophage sont le tabac, l’alcool et le surpoids. Mais selon l’OMS, la consommation de boissons chaudes (café, thé ou autres) à une température supérieure à 65°C semble également constituer un facteur de risque. Les « brûlures » répétées altèrent  la capacité auto-réparatrice des cellules lésées et augmentent ainsi le risque de développement de cancer.

Ce seuil de 65°C est heureusement assez élevé. La majorité des gens ne supportent pas une telle température. Donc, évitez de vous précipiter sur des boissons brûlantes…